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DES BRETONS SONT ENCORE ALLES A LA SOUPE . ILS SERONT LES DERNIERS D’UNE ESPECE EN VOIE DE DISPARITION .


LA BRETAGNE S’HUMILIERA-T-ELLE EN ACCEPTANT DE PARTICIPER AU GOUVERNEMENT DES FRANCAIS ? L’AMBITION DOIT, IMPERATIVEMENT, CEDER DEVANT LA FIERTE ET L’HONNEUR .

LA BRETAGNE N’A RIEN A ATTENDRE DES JURIDICTIONS INTERNATIONALES, ENCORE MOINS DE SES ” PARLEMENTAIRES “.

LA FRANCE A COMMIS UN GENOCIDE EN BRETAGNE ET EN VENDEE : CELA REGLE LE PROBLEME : LA BRETAGNE EXIGE DES EXCUSES PUBLIQUES, ET LA CONSTRUCTION D’UN IMMENSE MEMORIAL DANS LA CAPITALE DES BRETONS : NANTES.

DANS GOOGLE, VOIR : AYRAULT DELINQUANT. La presse rappelle, avec force, que Jean-Marc AYRAULT, maire de Nantes, notre capitale politique, détachée par le régime fasciste de Vichy de la Bretagne, a été condamné, en 1997, à   …… SIX MOIS DE PRISON, et à 30 000 francs d’amende, pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Cet homme, qui a tant fait pour tenter de maintenir la Loire atlantique hors de notre territoire national, était ces derniers jours présenté comme premier-ministrable !!!! Belles moeurs que celles du pays des droits de l’homme ! Le personnage vertueux qui vient d’être élu aux fonctions de Président de la République, s’est engagé - sur l’honneur, bien sûr -, à ne pas s’entourer de délinquants au gouvernement. Lisez la suite, s’il vous plaît …

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I - LA BRETAGNE EN CHANSON, VERSION FRANCAISE  (Jacky Berroyer. 2006).

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” Ah ! Connaissez vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants hydrocéphales, les garçons aussi méchants que les filles sont sales ..

” De Quimper jusqu’à Concarneau, on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus, pendant que leurs marins de maris se soulagent dans les flots, et refusent de signer le protocole de KYOTO …

” Ah ! Les Bretons sont vraiment immondes ! Ils mangent leurs enfants au lieu de se fournir dans le tiers monde. Si on le leur reproche, ça les fait marrer (sic) : c’est leur humour, noir comme leur marée “.

Le texte complet de cette ” chanson ” se trouve dans l’excellent site ” contreculture.org.” J’ai fait la charité à M. Berroyer, ce Français de France, de corriger ses fautes de style, de syntaxe, de ponctuation.

Le français est la deuxième langue nationale de Bretagne : nous la manions mieux que les indigènes français : Chateaubriand, considéré par nombre d’hommes de lettres comme le plus grand styliste de langue française est BRETON; Victor HUGO né d’une bretonne de Chateaubriand, est un breton authentique, les valeurs se transmettant par la mère. La ” palette ” de nos écrivains bretons de langue française est impressionnante : Abélard - le plus grand théologien de son temps -, Lacordaire, le grand Ernest Renan, Félicien-David de Lamennais, Hervé Bazin (par sa mère), André-René Lesage - écrivain brillant, aujourd’hui quasi oublié, auteur de Turcaret, Gil Blas de Santillane -, Anatole Le Braz, Alfred Jarry (par sa mère), Jules Verne, André Breton - le pape du surréalisme, d’origine bretonne par sa mère, élevé à Saint Brieuc -, Hersart de la Villemarqué, Villiers de l’Isle-Adam, Auguste Brizeux, Michel Mohrt, Irène Frain, Tanguy Malmanche, Jean de La Varende (par sa mère), Roger Vercel, Victor Ségalen, Louis Hémon (Maria Chapdelaine), Roparz Hémon - le pape de la langue bretonne -, Jean Marie Gustave Le Clézio (prix Nobel 2008), Pierre Jakez Hélias, Louis-Ferdinand Céline, les grands poètes Tristan Corbière, Charles Le Goffic, Max Jacob, René-Guy Cadou, Xavier Grall, Charles Le Quintrec, Jean-Pierre Calloc’h, Saint Pol-Roux, Eugène Guillevic …..

Trente écrivains bretons, tous profondément attachés, à leur pays, la Bretagne, ont été élus à l’Académie française. Presque tous ont été des militants dans l’âme, sinon dans les faits. La réapparition de la Bretagne sur la scène internationale réattribuera à ces écrivains leur véritable appartenance. Beaucoup ont été traduits en de nombreuses langues - sauf en breton, par la faute de qui vous savez -, ont inspiré des pièces de théâtre, des émissions de télévision, des films. Lorsque l’Académie de Bretagne aura ses statuts nationaux, il faudra les y élire, même à titre posthume : il est temps de nous réapproprier cet immense héritage littéraire, qui nous situe en très bonne place dans le monde.


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LA REPONSE DE LA JUSTICE FRANCAISE. Ce puceron minable (je parle de Berroyer), sans talent aucun, sans voix, aurait dû être écrasé par la Justice française, celle des droits de l’homme, qui illumine l’univers entier : voici la réponse que les Bretons indignés, furieux, humiliés - une fois de plus -, ont obtenu du pays magnifique, qui s’est illustré par tant de hauts faits judiciaires :

______________________________________________________________

Practice

Les Bretons sont insultés, dans des termes monstrueux, inacceptables : la justice française s’humilie à classer l’affaire. Cela n’étonne personne : on a vu d’innombrables situations analogues. On a vu pire : je réserve pour la suite la publication d’une lettre hallucinante : un plaideur ayant obtenu la désignation d’un juge d’instruction, pour enquêter sur l’invraisemblable affaire des milliers de personnes employées au noir par l’Etat français, LE JUGE A RECU L’ORDRE DU PROCUREUR DE NE PAS INSTRUIRE L’AFFAIRE, c ‘est à dire de ne pas même lire le dossier.

Voilà CINQ SIECLES que cela dure. Cette décision de classement EST UN SCANDALE. Mais c’est une fort médiocre affaire, nous allons le voir.

…………………….

Pour accéder au site de Louis Mélennec, par la barre des adresses :

www.site.louis-melennec.fr

Reportez-vois à la case ” Justice “, et, en particulier à : articles sur la justice : la REFORME DE LA RESPONSABILITE (colloque tenu au Sénat en 2003).

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I I - LES BRETONS DOIVENT-ILS ALLER DEVANT LES JURIDICTIONS INTERNATIONALES POUR OBTENIR QUE LEUR STATUT D’ETAT SOUVERAIN SOIT RECONNU ?

Plusieurs lecteurs me demandent, compte tenu de mes prises de position claires, fermes réitérées, fondées sur l’histoire, sur le droit, sur l’excellente connaissance des Nations et Pays qui, conquis et soumis, ont retrouvé leur véritable personnalité, et, précisons-le, sur la connaissance des rouages internes du fonctionnement des Etats, du mécanisme de l’accession des vieilles nations à l’indépendance, du fonctionnement des juridictions internationales, des motivations des juges, manipulés dans ces sortes d’affaires comme des pantins, s’il n’est pas temps  d’envisager une action déterminée devant ces juridictions internatioanales - dont les naïfs bretons croient qu’elles rendent la justice d’une manière impartiale -, pour leur demander de prononcer d’autorité que la Bretagne est un pays envahi et conquis, qu’il est divisé par la force, d’une manière illégale, et que notre voisin, la France EST UN PAYS OCCUPANT, RIEN D’AUTRE, et que son seul destin est de sortir TOTALEMENT de notre Pays, ou il n’aurait jamais dû pénétrer.

A la fin de cet article, afin que vous soyez CONVAINCUS, d’une manière PEREMPTOIRE et définitive, de ce que vous avez à attendre du gouvernement français, de la justice française, de la justice internationale, s’agissant de cette affaire éminemment politique et sale qu’est la récupération par la Bretagne de ses droits nationaux et internationaux, je vous renverrai à une émission télévisée de la chaine parlementaire (LCP), remarquable, dans laquelle des juges indiscutables et courageux ont décrit les pressions, menaces et malversations dont ils ont été victimes de la part des politiques français, des gouvernements, des institutions. Il n’est plus temps de croire à des fables, sûrement pas aux discours creux et mensongers de ceux qui, élus par vous, se moquent de vous, car ils sont complices.

Je ne peux que me répéter, sauf à revenir encore et encore sur ce que j’ai maintes fois dit et redit :

1 - LA CONNAISSANCE DU DROIT, pour l’accession de la Bretagne à la restitution INTEGRALE DE SES DROITS, tant au plan national qu’au plan international, est évidemment IMPERATIVEMENT nécessaire :

- Il est démontré que la Bretagne médiévale est un authentique ETAT SOUVERAIN et INDEPENDANT, ne dépendant en RIEN (je dis : EN RIEN) de la France. Ce n’est pas une découverte récente, loin s’en faut : le Chroniqueur de Saint Brieuc, Pierre le Baud, Alain Bouchard, d’Argentré, Morice, Lobineau, La Borderie et d’autres historiens l’ont dit, redit, les faits, les contentieux et les guerres entre les deux pays l’ont démontré … Le Baud, Bouchard, d’Argentré, n’étaient pas seulement des historiens, mais des juristes de haut niveau, sachant ce que parler veut dire. J’ai renvoyé plus de cent fois au traité de Marcel PLANIOL (tome 3, pages ….), dont la démonstration est d’une telle perfection, qu’il n’y a RIEN à ajouter à ce sujet. Les archives démontrant que la Bretagne se gouverne ELLE-MÊME, sans que les rois de France aient rien à y voir sont irréfutables.

- Il est démontré, depuis longtemps, que les guerres brito-françaises de 1487 à 1491 sont des guerres D’INVASION, tout à fait illégitimes. Ce n’est en rien, comme on peut encore le lire sous la plume des ignorants, une opération de ” maintien de l’ordre ” ou de ” police “, aux termes desquelles le roi de France serait venu, avec 18000 hommes, ramener le calme dans un partie de son royaume. Cette invasion a été suivie d’une PREMIERE ANNEXION, par Charles VIII, deuxième mari d’Anne de Bretagne, de 1491 (mariage de la Duchesse : décembre 1491) à 1498 (date du décès de Charles VIII : 7 avril 1498).

- Il est maintenant démontré, que le prétendu ” Traité de 1532 ” est non seulement nul, mais, au plan juridique, INEXISTANT. C’est un édit ( = une loi) française, sans aucun effet possible dans l’Etat souverain qu’est la Bretagne, qui n’a JAMAIS CONSENTI juridiquement à cet acte, IMPOSE par la force, la corruption, et par tous les procédés que l’on connaît maintenant, en particulier l’élimination par la France des héritiers légitimes du trône breton (Renée, fille d’Anne de Bretagne; Henri, deuxième fils de Claude de France, et quelques autres susceptibles de faire valoir des droits à devenirs ducs en Bretagne …).

- Il est démontré, depuis longtemps, que l’autonomie administrative que les Bretons, au prix d’une RESISTANCE ACHARNEE, ont conservé sous ” l’ancien régime ” (de 1532 à 1789), et même accrue après la mort de Louis XIV, survenue en septembre 1715, a été supprimée par le pays dénommé ” LA ” France, par la violence, d’une manière scandaleuse et humiliante, dans des circonstances qui sont strictement connues, dans le détail.

C’EST SUR CE SOCLE JURIDIQUE que l’état de droit doit être reconstruit en Bretagne pour permettre à ce pays de réapparaître sur le scène internationale, en sa qualité d’Etat SOUVERAIN : LES REVENDICATIONS DE LA BRETAGNE SONT LEGITIMES, parce qu’elles sont le strict reflet du droit des gens et du droit des peuples, tel qu’il est reconnu par le Droit international. Le gouvernement de la Bretagne par un Etat étranger est strictement non conforme au Droit. Sauf si les Bretons y consentaient. Ce n’est pas le cas : leur avis ne leur a jamais été demandé, et s’il leur était demandé, on sait ce qu’ils répondraient. LA SITUATION DE FAIT QUI EST IMPOSEE A LA BRETAGNE, EST EN ABSOLUE CONTRADICTION AVEC LE DROIT INTERNATIONAL.

Les Bretons savent-ils qu’on se préoccupe d’eux à Paris ? Je suis habilité à répondre. Le pouvoir parisien est maintenant PARFAITEMENT au courant de cette situation, cachée jusqu’à une époque très récente, sur la foi d’un TABOU, et d’un ” roman ” national construit par les théoriciens et politiques français sur le fondement d’une ” révolution ” sanguinaire, censée avoir apporté au pays dénommé ” LA ” France - et même, avec une prétention inouïe, au monde ! -, ce que l’on dénomme aujourd’hui LES DROITS DE L’HOMME. Le pouvoir politique EST AU COURANT DE L’EVOLUTION GALOPANTE DE LA BRETAGNE, de ses jeunes surtout, vers une volonté d’émancipation TOTALE d’une marâtre qu’on VEUT voir, à toutes forces, sortir de l’horizon.

C’est pourquoi ni François Hollande, ni Nicolas Sarkosy, ni aucun autre candidat - François Bayrou excepté - n’acceptent l’idée de la reconstitution de la Bretagne dans ses limites légales, pas davantage dans ses droits immémoriaux : A PARIS, ON SAIT PARFAITEMENT que les Bretons ont maintenant accès à leur véritable histoire - par internet, en aucun cas par l’Education nationale française, encore moins par l’université de Bretagne -, qu’il n’est plus possible de leur faire croire qu’il se sont réunis à la France de leur plein gré, qu’ils connaissent leurs droits, qu’ils entendent les faire valoir, et QU’ILS METTRONT LE TEMPS QU’IL FAUT POUR QUE CELA SE REALISE. Bref, on sait que si l’on a fait accroire aux Bretons, au prix d’un lavage de cerveau ininterrompu de 1789 à 1950-1960, qu’ils sont Français, cette fadaise absurde recule A VUE. Les Bretons, dans une large proportion, qui augmente d’année en année, savent qu’ils sont Bretons, cela leur suffit : leur hymne national est le Bro gozh ma zadou, leur drapeau national est le gwen-a-du, leur pays est la Bretagne, non la France … La Bretagne, comme un iceberg, s’éloigne de plus en plus de la rive qui l’emprisonnait : adieu la France, bientôt tu auras disparu de notre vue, sauf lorsque nous aurons intérêt à ce qu’il en soit autrement  ….

http://site.louis-melennec.fr/

Il est STUPIDE, de penser que le gouvernement du pays d’à côté ne sait pas CE QUI SE CACHE DERRIERE ce que les timides appellent la ” réunification administrative  de la Bretagne “. Ce que veulent les Bretons, aujourd’hui informés de leur histoire, c’est de retrouver, plein et entier, le rôle international qui doit être le sien. Qu’ils appellent donc un chat un chat, et cessent de croire qu’en arrondissant le dos, en jouant les imbéciles, ceux d’en face vont leur savoir gré : une telle attitude n’engendre que le MEPRIS. Ne faites pas comme ce député du Finistère, qui écrit une lettre agressivement ouverte à Philippe ARGOUARC’H, pour lui dire qu’avec François Hollande, tous les espoirs sont permis, et, tenez vous les côtes, que la “politique des petits pas” (sic !) nous conduira loin !!!!! Dites, M. URVOAS, il y a cinq siècles que les Bretons comme vous - même si je ne mets pas en cause votre naïve honnêteté - à force de petits pas, nous ont fait tellement reculer, que nous en sommes là ou nous sommes. Redressez vous : je suis finistérien moi-aussi (bigouden, pour tout dire, ce qui est un vaste programme), je me sens outragé par vos propos.

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2 - LE DROIT N’EST PAS LE FAIT : EN DROIT, LA BRETAGNE N’EST PAS FRANCAISE. SUR LE TERRAIN, ELLE EST GOUVERNEE DEPUIS LA CAPITALE ETRANGERE D’UN ETAT ETRANGER.

1 - VOUS POUVEZ RAISONNABLEMENT ATTENDRE DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES DES AVANCEES CERTAINES quant au respect des libertés fondamentales en Bretagne, si vous agissez auprès d’elles avec obstination et fermeté, en leur présentant des dossiers de preuves irréfutables. La langue bretonne a été détruite par la France. Son enseignement, réduit à une apparence fantomatique - en dépit des efforts remarquables de certaines personnes, regroupées en associations -, aboutit, dans l’état présent des choses, à son dépérissement rapide. La perte des locuteurs est de l’ordre de 20000 par an. Avec la complicité passive de ceux qui prétendent, élus sous la protection et la recommandation des Français, moyennant de très substantiels avantages matériels.  CELA SE SAIT dans le cadre des Institutions comme l’ONU, à plus forte raison au Conseil de l’Europe, la FUEN, et dans les institutions européennes. Le traitement par la France de ce que l’on désigne sous le nom de ” minorités “, est considéré, à l’ONU, à Bruxelles et ailleurs, comme un authentique scandale. La France a été admonestée, montrée du doigt, condamnée à de nombreuses reprises. Elle n’a toujours pas ratifié la Charte  des langues minoritaires. Sait-elle l’image désastreuse que cela lui confère ? Prétend-elle ralentir le cours de l’histoire en agissant ainsi ? Plusieurs candidats - dont François Hollande - ont déclaré, toute honte bue, qu’ils ne favoriseront pas la réintégration de la Loire Atlantique - territoire, non pas détaché, mais VOLE -, dans notre pays, dont elle fait partie depuis douze siècles. …..

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2 - S’AGISSANT DE L’AVENIR POLITIQUE ET INSTITUTIONNEL DE LA BRETAGNE, vous n’avez, dans l’état présent de la fausse démocratie qui règne en France, RIEN, RIEN, RIEN, à attendre des JURIDICTIONS, NI NATIONALES NI INTERNATIONALES. Il y a une trentaine d’années, le principe de la séparation des pouvoirs (les compétences de l’Etat sont censées être exercées par trois ” instances ” : le pouvoir législatif, qui confectionne les lois, la Justice, qui sanctionne les manquements au droit et aux lois) était enseignée à des élèves dociles, qui y croyaient, parce que les moyens de s’informer étaient nuls, et que les manquements parfois graves des responsables politiques étaient couverts par une chape de plomb, qui n’était rien d’autre qu’une complicité collective, celle dont bénéficiaient les privilégiés du système.

Il y un net recul de cet état de choses. Des ministres ont été poursuivis, certains condamnés en première instance, beaucoup relaxés en appel. Quelques uns - trop peu nombreux ) ont ” tâté ” de la prison. mais on est bien loin d’avoir atteint la perfection.

………………

I I I - LE RÔLE DES JURIDICTIONS INTERNATIONALES DANS LES AFFAIRES DITES “SENSIBLES “, OU POLITIQUES.

(En cours de rédaction).

Je vais maintenant vous fournir des éléments sur ce que beaucoup de Bretons, naïfs chroniques, crédules invétérés, par manque d’expérience, beaucoup par honnêteté intellectuelle, refusent de croire, ou croient avec peine.

1 - La Justice du pays auto-proclamé inventeur des Droits de l’homme, lorsque des intérêts majeurs sont en jeu, particulièrement lorsqu’ils intéressent l’Etat, les ministres, les puissants …. est fort loin d’être exemplaire……..

LES ” DYSFONCTIONNEMENTS ” de la justice, non rendue, détournée, falsifiée, sont INNOMBRABLES.

L’exemple vient du plus haut de l’Etat. Il y a eu les affaires, récentes et anciennes, concernant Jacques CHIRAC, très largement étalées dans la presse, les télévisions, les médias français et étrangers. Il n’a été ” épinglé ” que dans la dernière, et a renoncé à faire appel de sa condamnation (voir : mélennec, le pouvoir mafieux français : Jacques CHIRAC doit être jugé …).

Jacques CHIRAC a traîné un nombre impressionnant de casseroles derrière lui, judiciairement parlant. Ce brave homme, tout comme ce bon M. Mitterand, était, constitutionnellement, le garant de la Justice. Quelle sinistre plaisanterie ! On a cité son nom dans maintes affaires, sans jamais pouvoir le “pincer”, ce que tous les honnêtes citoyens ont ardemment souhaité : les lycées de l’Ile de France; les chargés de mission de la mairie de Paris; les “frais de bouche” de la mairie de Paris; les billets d’avion payés dans une agence de Neuilly, sous de faux noms, destinés audit Chirac, à sa femme, à sa fille (2 400 000 F ); les HLM de Paris; l’affaire de l’hôtel particulier de la rue du bac, loué par le couple Chirac; l’achat du château de Bily par lesdits consorts, avec l’achat concomitant d’un terrain mitoyen de 5 hectares par cette autre héroïne de la République, Claude POMPIDOU; l’affaire CLEARSREAM…. Si je me souviens bien, les consorts CHIRAC ont acheté, en espèces sonnantes, en Iran, des tapis pour (400 000 francs), avec…leurs économies.

J’ai souvent fait allusion aux interventions très fréquentes de François MITTERRAND dans le fonctionnement de la justice; ce grand homme, si vertueux,  que ses amis célèbrent, garant de la justice au niveau national, la trafiquait. On en a la preuve - outre ceux qui en ont été les témoins, le sociologue François BANCAUD a été admis à compulser certaines des archives. Reportez vous à Google : “France, politique, justice, Mitterrand”; et encore : “Les interventions de François Mitterrand, etc.Voici ce que vous y lirez, entre autres choses :

” Selon des sources “autorisées” le président Mitterrand suivait de très près les “affaires judicaires”, et selon l’ancien juge d’instruction M. Thierry Jean-Pierre c’est sur la demande en 1993 du président de la République auprès du premier ministre, M. Edouard Balladur, qu’il fut nommé au ministère de la Justice afin de l’écarter de l’instruction qu’il menait sur les comptes suisses de M. Roger-Patrice Pelat, ami depuis 1941 du président de la République, et mort d’une crise cardiaque en 1989 alors qu’il était inculpé dans l’affaire Péchiney.”

” Le président François Mitterrand avait une conception toute particulière de l’indépendance de l’autorité judiciaire, selon un rapport du sociologue Alain Bancaud, au colloque François Mitterrand tenu du 14 au 16 janvier 1999 et organisé par l’Institut François Mitterrand et la Fondation nationale des sciences politiques.
Entre 1981 et 1984, période étudiée par M. Alain Bancaud, ses interventions individuelles pour orienter les décisions de la justice furent innombrables. Selon M. Bancaud : “Elles concernent des affaires aussi bien pénales que civiles, commerciales, disciplinaires, de droit du travail. Des affaires traitées aussi bien par la Cour de cassation et un parquet général qu’un petit tribunal de province et un juge des enfants. Des affaires politiques aussi bien qu’ordinaires et privées“. Toutes ses interventions sont destinées à favoriser des “amis” ou clients d’”amis”, hommes politiques, avocats, associations, militants et électeurs.
Certaines interventions particulières, selon M. Bancaud, dans une formulation délicate, “même si la présidence manifeste le souci de ménager l’autorité de la chancellerie et manie l’euphémisme, sont parfois formelles et quasi impératives“. Autrement dit, il s’agit d’ingérence manifeste.
Evidemment, le président de la République use de son autorité pour faire nommer, ou de pas faire nommer, à certains postes certains magistrats. Par exemple : il intervient pour qu’un avocat général ne soit pas nommé procureur général … reprochant à ce magistrat un non lieu dans une ancienne célèbre affaire … Ou par exemple : il fait recommander la nomination d’un magistrat à un poste de premier président de cour d’appel, la candidature de ce magistrat étant soutenu par un magistrat à la retraite “socialiste et proche du président
Ingérences manifestes et constantes de celui qui, si l’on en croit la constitution française de 1958 est “garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire” (article 64) … ”

J’ai appris de mon maître en sciences criminelles, spécialiste du droit pénal du moyen-âge, le Professeur Yvonne BONGERT, à la faculté Panthéon-Assas (voir ce nom), que, même morts et enterrés, les auteurs de certains crimes abominables pouvaient, leur exactions étant découvertes, faire l’objet de sanctions terrifiantes Parmi ces crimes, le détournement conscient de la justice, la condamnation voulue de l’innocent aux lieu et place du coupable. L’auteur de cette abomination était excavé de sa sépulture, son cadavre était traîné sur une claie jusqu’au gibet, et là, quoiqu’il fut mort, on le pendait. Certains raffinements lui étaient parfois appliqués : on lui ouvrait le ventre (ou ce qu’il en restait), on extrayait ses viscères, on coupait ses organes génitaux, et l’on brûlait le tout en public. Dans certains cas, le cadavre était ” écartelé ” : ses membres étaient tirés par des chevaux, séparés de son corps, ainsi que sa tête. Les restes de ces misérables étaient exposés aux portes des villes, sur les places publiques, aux portes des tribunaux, etc.

NE RÊVEZ PAS, BRETONS, ceci appartient maintenant au passé.

Cela n’est rien : Internet permet maintenant de faire le tour, en quelques heures de recherches appropriées …

2 - LES PROCEDES UTILISES POUR DETOURNER LA JUSTICE DE SON COURS.

Soyons TRES CLAIR : la majorité des magistrats ont un objectif MAJEUR  : leur carrière. La grande majorité d’entre eux, toutefois, sont honnêtes, et accomplissent leur tâche avec une grande conscience…. lorsque du moins il s’agit d’affaires ordinaires. Certains sont - ou ont été - remarquables. Madame Eva JOLY, quoique fort peu douée et irréaliste en politique, est de ces personnes qui méritent l’admiration. De mon point de vue, le Procureur Eric de MONTGOLFIER, qui a fait trembler tant de corrompus, enfin nommé procureur général de la cour d’appel de Bourges, fait aussi partie de ces êtres d’exception …

Je vous invite à faire VOUS-MÊME votre enquête sur la justice française. A l’époque ou j’ai commencé à faire la mienne (vers 1975), rien ne transpirait encore. Aujourd’hui, TOUT EST SUR LA TOILE. Il suffit donc de chercher, et de lire : vous entrez rapidement, de plein pied, dans le royaume de la pourriture, c’est à dire dans le pays des droits de l’homme.

La liste des exactions non poursuivies, classées, déclassées … est si longue, que nous allons nous limiter à quelques dizaines d’entre elles …. si vous souhaitez qu’un jour votre pays retrouve sa Dignité, vous devez - impérativement - connaître QUI et QUOI se trouvent en face de vous, qui sont VOS ADVERSAIRES - non vos interlocuteurs, notez -le, et leurs complices -, car continuer à jouer le jeu des Bretons bêtes, ignares, est aujourd’hui inacceptable. Mais vous DEVEZ FAIRE CET EFFORT. Sinon, passez votre chemin, et ne vous ridiculisez pas en parlant de la Bretagne, et de ce qu’elle a à attendre du pays d’à côté.

- Affaires de corruption .. L’Express, lutte contre la corruption, la France épinglée. Les affaires des frégates de Taîwan, de Chine, du Pakistan …Affaire Elf; dans cette affaire, Eva Joly se révèle particulièrement remarquable. Les bourdes de sa campagne actuelle sont le fait de l’inexpérience politique .. Affaire du crédit Lyonnais. Affaire Tapie. Mélennec, lettre au juge Duchaine (important, il y est question de Marilyse Lebranchu, l’une de nos héroïnes nationales; lisez aussi, par Google : juge Duchaine : un régal sur la République Irréprochable).

- Financements occultes .. L’affaire URBA .. (Lire par Google : Le juge Jean Pierre et l’affaire URBA : délicieux; c’est un chapitre de la mafia sicilienne).

- Marchés publics truqués .. Les affaires des vedettes de Taîwan .. Les rétrocommissions perçues par les politiques français … L’affaire des marchés publics des lycées de l’Ile de France .. L’affaire AYRAULT (dactylografiez : AYRAULT DELINQUANT, une vraie réjouissance pour nous Bretons).

- Emplois ” au noir ” au profit de l’Etat. Violation des lois sociales par l’Etat et les hauts fonctionnaires. La France a employé et emploie depuis longtemps des dizaines de milliers de personnes au noir. J’ai instruit cette affaire trente années durant (1976-2006). J’ai remis un rapport sur la question au médiateur de la République, Jacques PELLETIER, en 1995 (il aurait préféré ne pas l’avoir entre les mains, et me l’a dit), et à la Cour des comptes, la même année, aux députés, aux sénateurs, à la presse. Ce rapport a été publié chez Massson, en 1998 - sous mon nom, bien entendu, car j’ai toujours agi en pleine lumière -, après que les députés et les sénateurs fussent intervenus - à ma demande, je le souligne -, par une vingtaine de questions écrites, toutes publiées au journal officiel. J’ai déposé une plainte devant la Cour de Justice de la république, puis devant la Cour dite des droits de l’homme, contre Martine Aubry et Jean Claude Gayssot ..Voir sur le site de Louis Mélennec (www.site.louis-melennec.fr), les articles suivants :  les médecins au noir, l’affaire mélennec, aubry, gayssot, guigou … Cela joint à tout le reste, donne une expérience sans égale du fonctionnement de l’appareil judiciaire français dans les affaires dites “sensibles” (sensibles, pour quelles sortes d’escrocs ?). Et de l’Etat, bien entendu, dont j’ai été à même de faire un véritable ” audit “, qui s’est épanoui par l’expérience acquise à la Médiature de la République (1992-1998), toutes les portes de la République étant alors ouvertes aux Consultants du Médiateur, dont j’ai fait partie six années durant.

- Les fonds dits ” secrets ” : Versement en espèces de gros paquets de billets de banque, chaque mois, en espèces, sans déclaration fiscale, jusqu’en 2002. Je publierai in extenso le rapport que le juge Jean Pierre avait rédigé en son temps, à l’intention de certains membres de l’UDF, avant qu’il ne soit communiqué à la presse.

- Affaires de moeurs : tapez dans google : Lang, Ferry, Holleindre, Le Pen, Bertrand, ballets bleus, ballets roses, Mitterand … arrêtez vous sur les deux vidéos de Holleindre, sans aucun préjugé politique. Ne vous privez pas d’être horrifiés.

Mais cela ne résume pas, loin s’en faut, la situation. Il existe, depuis toujours, des affaires dites ” sensibles “, ou ” signalées “. Ces affaires sont spéciales : elles visent des personnes particulières, l’Etat, l’administration, tout ce qui ferait scandale si elles étaient connues du public. Elles sont gérées - ou, plus diplomatiquement, “suivies avec la plus grande attention ” par le ministère de la justice. Ce sont les juges qui ” signalent ” ce type d’affaires à leur hiérarchie, laquelle hiérarchie fait ” remonter ” les informations au ministère de la Justice, presqu’en temps réel. Leur existence est en soi un SCANDALE. ……

Les Etats, de tout temps, ont placé aux postes judiciaires stratégiques, des personnes à leur dévotion. Il n’est pas même besoin de leur donner des ordres. Ils comprennent pourquoi ils sont là.

Lorsque vous aurez parcouru ces quelques dizaines d’articles, d’émissions, de vidéos, vous allez enfin comprendre ce que, dans l’affaire de Bretagne, vous pouvez attendre de la justice française et internationale, ET COMBIEN VOUS AVEZ PEU PESE, PEU COMPTE AU COURS DE L’HISTOIRE, devant un Etat spécialisé dans le broiement des peuples conquis par lui, et dans la corruption, l’étouffement des affaires concernant les détenteurs du pouvoir. Vous comprendrez aussi que lorsque le roi de France François 1er s’est transporté en Bretagne en mai 1532, avec son Chancelier, le cardinal - bandit DUPRAT, 15000 hommes et 12000 chevaux,  il était hors de question de solliciter l’accord des Bretons pour les ” unir à la France “, IL N’ETAIT QUESTION QUE DE LES DIGERER, et de dissimuler les violences qui leur étaient faites depuis la mort d’Anne de Bretagne (en janvier 1514), et qu’ils obtempèrent, sous la forme d’un faux traité, dans lequel ils furent, eux qui avaient défendu leur honneur pendant tant de siècles, trompés et humiliés. Et combien est inexcusable la naïveté bêlante de certains bretons, en particulier les politiques et les universitaires, qui ont feint de croire à cette légende, alors que nous possédons toutes les archives qui démontrent la vérité.

Jusqu’en 1990, les “dysfonctionnements ” judiciaires n’étaient connus que de quelques personnes. Même les juges, manipulés, ligotés, plongés dans une culture de SOUMISSION - c’est ainsi qu’on dénomme ouvertement cette époque aujourd’hui -, ne connaissaient qu’une très faible partie de la situation. Eva JOLY l’a répété récemment : ” nous avons découvert cela sur le terrain “. Puis des livres ont été publiés, timides au début, de plus en plus explicites, voire agressifs ensuite. Se sont illustrés dans ce combat : Eva JOLY, maître Daniel SOULEZ-LARIVIERE, Daniel SCHNEIDERMANN, Laurent GREILSAMER (Les juges parlent), …. de nombreux autres encore … Le cas de Georges FENECH est remarquable. En 1997, il ose publier chez Lattès un ouvrage intitulé ” Main basse sur la justice, les années noires, de Mitterrand à aujourd’hui “. Ma sympathie pour l’homme date de ce temps, car peu de magistrats ont osé dénoncer le “système” avec cette franchise. Il le paiera très cher, sera condamné en justice, mais sera réintégré dans ses fonctions de magistrat en … (voir ce nom dans Google).

I V - L’ “AFFAIRE BRETONNE ” DEVANT LES JURIDICTIONS INTERNATIONALES ? LA SOLUTION - L’ACCESSION A LA SOUVERAINETE PLEINE ET ENTIERE - SERA POLITIQUE, MAIS NECESSAIREMENT FONDEE SUR LE DROIT INTERNATIONAL.

Vous commencez à comprendre : de votre campagne bretonne, non seulement vous ne savez à peu près rien de cela, mais vous avez la plus grande peine à l’imaginer.

J’étais dans la même situation que vous lorsque je suis arrivé à Paris, venant de Nantes, en octobre 1966, et que j’ai franchi pour la première fois les portes du ministère des affaires sociales, place Fontenoy. Sûrement même plus naïf encore : en ce temps là, il n’y avait pas de télévision; les scandales étaient systématiquement étouffés; on ne pouvait pratiquement pas critiquer les décisions de justice …

Mais je suis dans une situation radicalement différente de la vôtre, aujourd’hui. J’ai certes gardé intacte ma foi inébranlable dans mes principes. Mais mon expérience, à Paris et dans les capitales dans lesquelles j’ai été consulté, m’a tout appris, millimètre par millimètre, avant que les premiers scandales n’éclatent dans la presse …..

LA LUTTE POUR LA DIGNITE POUR VOTRE PAYS EST-ELLE POSSIBLE, dans ces conditions ?

Je vous réponds sans hésitations : OUI.

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CONCLUSIONS.

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Je vais enfin vous répondre, quant au problème que vous m’avez posé :

DANS L’ETAT PRESENT DES CHOSES, LA BRETAGNE N’A RIEN A ATTENDRE DES JURIDICTIONS INTERNATIONALES. Ces juridictions sont composées de juges désignés par les Etats. Les Etats ne désignent pas n’importe qui pour siéger dans ces juridictions. Certes, il arrive que ces juges internationaux - tout comme les juges membres des juridictions nationales -, rendent des décisions équitables .. Il existe même des juges honnêtes et intègres. Mais lorsque les intérêts majeurs d’un des Etats en cause sont en jeu, la Justice - ce que nous considérons comme telle en Bretagne -, CESSE. Les dossiers ” politiques ” sont orientés d’emblée vers des magistrats dont le sens de la Justice n’est pas et n’a jamais été la préoccupation majeure - en tout cas dans ce type d’affaires. Et, si d’aventure, ils manifestent une volonté d’indépendance dans l’instruction des dossiers qui leur sont confiés, ces dossiers LEUR SONT ENLEVES, et confiés aux ” obéissants ” dont il est question plus haut. Il est probable, si l’enjeu est important, que leur carrière soit CASSEE, DEFINITIVEMENT.

Il est extrêmement fréquent - le fait est maintenant largement étalé dans la presse du pays des droits de l’homme -, qu’un barrage scandaleux soit opposé aux dossiers dangereux pour le pouvoir, avant même que des juges puissent en avoir connaissance : ces affaires sont CLASSEES sans suite par les procureurs de la République, qui sont sous la dépendance  hiérarchique du ministre de la justice, donc du président de la république et du premier ministre.

Vous voila, Bretons, prévenus. Et ne dites pas que cela manque de clarté. Et qu’on ne vous a pas informés.

Ce premier mai 2012, a été rediffusée une émission du 11 septembre 2011, par la chaine LCP. On y entend des juges qui se sont investis dans leurs fonctions avec une conscience remarquable dénoncer la malhonnêteté foncière du système, par le fait des interventions innombrables des politiques au pouvoir, de gauche ou de droite : mesdames Eva JOLY et BERTELLA GEFFROY, M.M. Thiel, Eric Halphen, Renaud Van Ruymbeke  …. Tous ont dit, redit et démontré la même chose : pour les affaires politiques, il n’y a pas de justice indépendante; l’appareil judiciaire est NOYAUTE (sic) par le pouvoir politique par des juges soumis et ” très obéissants “. Ce sont eux qui traitent les dossiers aussi sensibles que ceux qui nous préoccupent. Si d’aventure on a confié l’instruction à un juge honnête, et qu’il entend mener sa mission dans l’honneur, ON LA LUI ENLEVE, et on la confie à un autre pus complaisant … Ce qu’ils disent, je l’ai vu, pendant des années, ET JE VOUS L’AI DIT.

Ecouter et réécouter cette émission de la chaîne LCP n’est pas un devoir impératif pour les Bretons : c’est UN DEVOIR IMPERIEUX. Certains de nos lecteurs - au moins pendant plusieurs années -, ont douté de la véracité de certains de nos propos : TOUS ONT MAINTENANT, au prix de quelques” clics “, la faculté de vérifier que ce qui a été dit, redit, répété est VRAI, ce qu’est en réalité le pays des droits de l’homme, et comment, avec des complicités nombreuses, nos compatriotes ont été trompés, outrageusement. Il en est de même pour TOUS NOS ARTICLES HISTORIQUES, rédigés avec une honnêteté intransigeante, après des recherches souvent épuisantes …

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Dès lors, dans l’état actuel des choses, IL EST HORS DE QUESTION QUE LES BRETONS se portent parties plaignantes devant de telles juridictions. On a dit que la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires. Dans des affaires comme le statut de la Bretagne au regard du droit international, il serait aberrant de se tourner vers des organismes dont les décisions sont CONNUES D’AVANCE … Le droit n’est que la mise en forme de la force du plus fort. Dans des affaires comme la nôtre, nous sommes indiscutablement les plus forts au PLAN JURIDIQUE. Mais cela est loin de suffire. Nous sommes dans un rapport de force, face à un pays malhonnête; la solution ne peut QUE consister dans le renversement de ce rapport de forces à notre profit.

Le dossier breton avance, à grands pas. MAIS IL N’EST PAS MÛR. Ne donnons pas l’occasion aux juges internationaux de se déshonorer, s’agissant de la Bretagne, en rendant une décision violant le droit, une fois de plus, ni surtout aux bretons  de se lancer, actuellement, dans des procédures nuisibles, qui auraient pour seul effet de retarder la solution. Des actions de cette nature ont déja été engagées, par Yann BREKILIEN, M. le GOARNIG, mademoiselle KERHUEL … Avec les résultats que l’on sait (Voir dans Errances en Bretagne, le mémoire de DEA de Louis MELENNEC, ou ces tentatives sont relatées).

Les temps évoluent pour nous : nous imposerons notre point de vue lorsque les Bretons, enfin unis, monteront comme un seul homme au combat. Nous le ferons dans la dignité, sans violence, sans insultes, dans le strict respect du droit des gens.

JE VEUX TERMINER PAR UN AVERTISSEMENT SOLENNEL : à ce stade du réveil de notre pays, et de la connaissance claire que nous avons maintenant de notre histoire, quiconque intriguerait pour être membre du gouvernement français (on parle de trois ministrables actuels, ce premier mai 2012), TRAHIRAIT SON PAYS, et serait couvert d’opprobre d’une manière définitive, AVEC SA FAMILLE, SES ENFANTS, SES DESCENDANTS : l’heure des comptes a maintenant sonné : ce n’est pas pieds nus et en chemise qu’ils doivent aller solliciter des honneurs absurdes, mais, la tête haute, faire savoir QUI NOUS SOMMES. Que leur restera-t-il lorsque, dans un an ou deux, ils auront été chassés, comme les autres de leurs fonctions ? La queue entre les jambes, ET LA HONTE.

Dans une chronique parue en 2010 dans mon blog, j’ai exprimé en termes fort nets ce que doit - beaucoup de Bretons pensent cela -, être notre comportement, si nous voulons ne pas humilier nos compatriotes :

” Qui peut croire que les rapports de la France et de la Bretagne sont autre chose que des RAPPORTS DE FORCE, et que de ne pas se servir des règles du Droit international, qui nous est favorable SUR TOUS LES POINTS de notre contentieux pluri-séculaire, pourrait, maniée par des débiles incompétents, nous être fatale? Quiconque fléchit la tête,  au lieu de regarder son interlocuteur droit dans les yeux, alors que les Principes généraux du droit sont explicites et clairs, va à l’abattoir; celui qui est en situation de profiter de la lâcheté de son adversaire, en profitera à coup sûr : parler clair et net, dans la stricte observance de l’honnêteté, NE JAMAIS CEDER SUR LES PRINCIPES, est la seule voie à suivre. “

Honte donc aux couleuvres qui rampent : ILS NE SONT PAS BRETONS. Un comportement de LARVES est incompatible avec la Dignité de la Bretagne. LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME NE VOUS A JAMAIS DEMANDE VOTRE AVIS. Ce mois de mai 2012, il a moins que jamais l’intention de le faire.

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QUELQUES CORRESPONDANCES.

Il ne sera répondu qu’aux lettres personnelles, motivées, signées, identifiées, EN AUCUN CAS aux lettres anonymes, ou qui n’apportent rien au débat.

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1 - DE M. N., BRETON, QUI SIGNE SA LETTRE (bretons anonymes, prenez exemple, non pas courage, car vous n’en avez pas).

” Et si (enfin!), nous, Bretons désirant que cesse l’annexion de la Bretagne, passions à l’acte? Par exemple en créant un collectif portant cette affaire devant la Cour Européenne de Justice. Le docteur Mélennec  nous à montré la voie. Il pourrait donner à ce collectif de précieux conseils.

Vous semblez douter que la Cour Européenne de Justice condamne la France. Elle l’a pourtant fait à maintes reprises. C’est dans le domaine du droit international que nous devons nous battre et porter l’affaire devant des tribunaux internationaux.

Au mieux, nous retrouverons notre indépendance ! Au  pire, peux-être forcerons nous la France à  réunir la Bretagne ! Vous, êtes vous prêt à agir ? ”

REPONSE. A dire vrai, c’est votre lettre qui m’a déterminé à rédiger l’article ci-dessus, en projet depuis longtemps. Il m’est arrivé de suivre vos interventions sur la toile. Je pense vous avoir répondu complètement ci-dessus.

DONC : continuez votre action militante, elle est précieuse pour la Liberté. Mais dans les termes ci-dessus : vous êtes un idéaliste; ce n’est pas un défaut; mais dans l’action, il faut savoir qui sont ses adversaires, et agir en conséquence. Ici, ce n’est pas brillant. NOUS TRIOMPHERONS, parce que le droit est pour nous, et que nous sommes beaucoup plus obstinés que les Français.

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2 - De Marcel TEXIER, ex-président de l’Organisation des Bretons de l’Extérieur (OBE, rebaptisée d’une manière heureuse Bretons du Monde) :

” La Bretagne a été incorporée à la France à la suite d’une succession de crimes et d’opérations frauduleuses, voire crapuleuses. Les invasions françaises de la fin du 15ème siècle ont scandalisé les contemporains. L’Edit d’Union de 1532 fut un tour de passe-passe juridique manigancé par ce débauché sans scrupules qu’était François Ier. Quant à la nuit du 4 août 1789, on y a mélangé, dans un beau désordre, les privilèges de certains et des droits inaliénables sanctionnés par des traités internationaux.

Il n’est pas indifférent, en effet, de savoir que si, “théoriquement”, la Bretagne est, AU REGARD DU DROIT INTERNTIONAL, indépendante, le seul texte valable régissant les rapports entre nos deux pays étant le contrat de mariage entre Anne de Bretagne et de Louis XII, signé en janvier 1499 dans notre capitale de Nantes, contrat qui comportait des clauses de droit privé et des clauses de droit public, dont une clause qui stipulait que la Bretagne, après sa mort, devait redevenir pour toujours indépendante. Bien sûr, devant les instances internationales, dont les membres sont nommés par les Etats, cette thèse n’est pas d’un grand poids. En revanche, elle nous confère UNE FORCE MORALE CONSIDERABLE “.

REPONSE. Tout cela est exact. Le terme “crime”, que vous employez, est trop indulgent.  En droit international, la Bretagne, envahie, annexée, baillonnée, est INDEPENDANTE et SOUVERAINE, les actes de 1532 étant davantage que NULS de nullité absolue : ils sont, comme le disent les juristes, INEXISTANTS, comme affectés d’irrégularités si graves qu’elles ne peuvent être couvertes.

Après la mort d’Anne de Bretagne, la France a détruit notre gouvernement et nos institutions. En 1675, les armées françaises, rapatriées du Palatinat, ou elles s’étaient illustrées par des cruautés abominables, ont massacré plusieurs milliers de Bretons, notamment en pays bigouden; en 1789, notre autonomie a été abolie; notre langue et notre culture ont été anéanties; un génocide aujourd’hui connu du monde entier a été perpétré par nos voisins en 1793-1794 (PAS UN PARLEMENTAIRE NE BOUGE DANS CETTE SINISTRE AFFAIRE); nous sommes gouvernés de l’extérieur, par des étrangers …

Le fait pour un pays d’en occuper un autre, même pendant plusieurs siècles, ne confère à l’occupant aucun droit. En revanche, le problème d’une action en indemnisation est ouvert, à raison des dégâts commis. En Bretagne, ces dégâts sont ENORMES, et quasi-inchiffrables.

LE TEXTE VOTE PAR LA FUEN, EN HONGRIE, EN MAI 2008.

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Avec le pays des Droits de l’homme, c’est merveilleux : vous croyez avoir visé juste. Vous regardez devant vous : le pays des droits de l’homme a encore dévié votre trajectoire : A VOTRE INSU, ON VOUS A ENCORE FAIT PISSER DANS UN VIOLON !

Je rappelle avec émotion le texte voté par la FUEN en 2008, à l’initiative de Marcel TEXIER, en Hongrie, ou je me trouvais aussi :

L’Assemblée des délégués de l’Union Fédéraliste des Nationalités Européennes, a voté a l’unanimité, le 24 mai 2008  le texte ci-après:

”  En VIOLATION DE LA RECOMMANDATION DU PARLEMENT EUROPEEN en date du 16 octobre 1981, qui invite A PROMOUVOIR aussi rapidement que possible, une corrélation entre les régions culturelles (= cultural regions) et les frontières géographiques telles que fixées par les autorités locales” (= geographical boundaries of the local authorities),

” L’Etat français est resté si longtemps sourd aux protestations des citoyens, et aux interventions de leurs Représentants concernant la situation du département dit “de Loire Atlantique”, qui est resté et reste séparé de la Bretagne,

” L’Assemblée de la FUEN insiste avec force sur le fait que cette résolution de l’Europe n’a, ni de près ni de loin un caractère accessoire, et n’est pas davantage une considération d’importance mineure: elle constitue le reflet exact du code éthique qui fonde la construction de l’Union Européenne.

” En conséquence, la FUEN presse avec insistance la France, pays qui a beaucoup apporté à l’Europe en termes de culture, A PRENDRE DES MESURES DECISIVES POUR QUE CE CODE MORAL SOIT RESPECTE, avant même qu’elle assume la présidence de l’Europe.

” L’Assemblée est convaincue que les mesures qui seront prises, en définitive, rehaussera son image, et renforcera son action durant ladite présidence ”.

L.M. docteur en droit, DES de droit public.

3 - LORSQUE VOUS AVEZ FAIT A VANNES UNE CONFERENCE SUR LE PRETENDU TRAITE DE 1532, en 2006 (cette conférence est filmée et peut s’entendre sur ABP), nous avons cru que vous avez vous-même intenté une action devant les juridictions internationales … (L. LORIENT).

REPONSE. Cette conférence a été faite pour informer ceux qui l’ont entendue, et qui l’écoutent sur Internet (ABP, mélennec, conférence de Vannes, 2006), de l’invraisemblable IMPOSTURE que l’on a fait avaler aux Bretons pendant CINQ SIECLES. Et pour faire naître dans les esprits, non pas un désir de vengeance, mais la volonté ferme et arrêtée de faire changer la situation actuelle. Certains ont rêvé d’une action devant les juridictions internationales; j’approuve cette démarche - en tant que rêve; le fait que l’on sache qu’une telle action serait inopérante sur le terrain, n’empêche absolument pas de penser, DANS SA TÊTE, qu’elle est légitime, qu’elle devrait être mise en oeuvre, et prospérer; à condition qu’on sache que ce désir légitime de réparation et de justice a ses limites, et que la vérité, désormais diffusée et connue sur une large échelle, est UN PUISSANT MOTEUR DANS L’ACTION. Marcel TEXIER l’a dit plus haut : de connaître la vérité, donne une légitimité formidable à nos revendications, une FORCE MORALE CONSIDERABLE. C’était mon but très clairement pensé et voulu lors de cette conférence (reprise à Paris devant des chefs d’industrie, des avocats, des médecins bretons …) à peu près à la même époque .. Je n’ai pas revu cette docte assemblée, qui se réunit périodiquement, parce que, je l’ai dit souvent, ALORS QU’ELLE A LES MOYENS D’AGIR, elle se borne à quelques réunions gastronomiques - notamment chez LE DIVELLEC -, à quelques déclarations molles, et que ce n’est pas ce que nous souhaitons, les uns et les autres, pour la Bretagne (je suis d’ailleurs parfois prié de me joindre à eux). Je le ferai peut-être; je ne dis pas que je me tiens à l’écart d’une action déterminée et efficace. Mais faire de la figuration ne me convient pas, la mollesse me répugne, car elle est synonyme d’hypocrisie.

………..

LA DUCHESSE-REINE ANNE DE BRETAGNE ETAIT UNE FEMME SIMPLE, DIRECTE, DONT LE CARACTERE TENDAIT A L’AUSTERITE, voire à l’ascétisme.

(Article en forme de notes, en cours d’élaboration).

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Il a été écrit tant de sottises sur le caractère et la personnalité d’Anne de Bretagne, qu’il est nécessaire de mettre les choses au point.

Si les témoins du temps ont souligné sa forte personnalité - qui intimidait ceux qui la voyaient de loin -, son obstination, sa volonté à poursuivre ses objectifs et à les atteindre, ils ont aussi souligné ses grandes qualités d’humanité, sa bonté foncière, son esprit charitable et juste, son esprit scrupuleux, sa capacité à reconnaître ses torts, et à demander à son confesseur de ne point user d’indulgence à son égard, lorsqu’elle croyait avoir mal agi.

Pauline MONTARASSO, dans un ouvrage ardu et savant, détaillant les cérémonies du baptême de Renée de France, fille de Louis XII et d’Anne de Bretagne, en 1510, termine son ouvrage en confirmant ces traits de caractère, que tous les auteurs sérieux ont souligné, parce qu’ils sont confirmés par des témoignages nombreux, et par les instruments qui nous sont maintenant fournis par la science caractérologique, dont le plus illustre représentant a été René LE SENNE.

La documentation sur Anne de Bretagne est si abondante, qu’on pourrait écrire un livre assez épais, non pas sur sa vie, mais sur sa personnalité. N’ayant pour le moment pas l’opportunité de rédiger dans mon blog ou ailleurs une étude caractérologique d’Anne de Bretagne, je donne ici quelques éléments qui inciteront les lecteurs à en savoir davantage, et ceux qui ont été contaminés par des pamphlétaires récents, qui devraient prendre garde à écrire sans haine et sans parti pris.

PAULINE MONTARASSO : Le baptême de Renée de France en 1510 (Paris, 2011, éditions du CNRS).

Dans la bibliographie qui fait suite à l’article publié dans le BLog Mélennec sous le titre ” Comment Renée de Bretagne, fille de la duchesse Anne, a été éliminée du trône breton par la France ” , j’ai publié le bref commentaire qui suit :

” L’ouvrage, savant, détaille les préparatifs et les frais engagés pour le baptême de Renée. La cérémonie est simple, en aucun cas fastueuse. Le dernier chapitre, surtout, est intéressant, par la description de ce trait de caractère d’Anne de Bretagne, que connaissent bien ceux qui ont beaucoup étudié le personnage, et qui ridiculise une fois de plus les pamphlétaires. En sa qualité de reine et de duchesse, la plus puissante et la plus influente d’Europe,  elle ” tient son rang “, et reçoit, dans sa vie officielle, avec faste. Mais dans sa vie privée, elle et son mari vivent dans une simplicité austère : elle porte des vêtements simples, sans dorures et sans bijoux; elle parle avec franchise, sans affectation et sans fard; elle est très attentive à écouter ses visiteurs. Elle s’adresse simplement aux gens simples, mais témoigne d’une grande distance à l’égard des puissants et des prétentieux. De plus, elle est bien loin d’être “dépensière “: elle gère son patrimoine avec sérieux, ce qui ne l’empêche pas d’être très généreuse - alors que son mari est avare; c’est parce qu’elle a le sens de l’épargne, qu’elle laisse un héritage immense. Elle est très attentive à la santé et à l’éducation de ses filles, qu’elle ne nomme pas par les titres d’usage (madame), mais par leurs prénoms (ma fille Claude, ma fille Renée), ce qui surprend dans ce milieu habituellement très guindé. S’agissant de leur vie matérielle, la reine veille à ce qu’elles jouissent du nécessaire, mais pas davantage : ” La duchesse - reine n’aurait pas toléré qu’elles se montent la tête “, écrit madame MONTARASSO, simplement parce qu’elles étaient princesses. L’auteur(e) souligne que la reine avait un penchant pour l’austérité, voire même pour l’ascétisme. Mais, dit-elle, étant reine, elle ne peut assumer ce penchant naturel, car sa fonction le lui interdit : les princes de ce temps ont l’obligation de montrer qu’ils sont puissants : en public, l’ostentation et l’étalage de leur richesse est une nécessité, faute de quoi ils sont discrédités aux yeux de tous. Pour un Empereur, un roi, un prince de ce temps, le luxe des palais, des vêtements, du mobilier, est une nécessité. Mais passée la porte des ses appartements privés, le Prince peut mener une vie sobre, voire davantage. Les exemples abondent : ils seront cités en leur temps. Mais pour savoir cela, il faut avoir été avide de lire un très grand nombre de biographies, et ne pas se fier seulement aux apparences, c’est à dire au luxe dont le prince est contraint de faire étalage. Ce ne fut pas le cas de François 1er, dont les dépenses et le luxe ostentatoires étaient sans limites. Mais ce fut la cas pour Pierre le Grand, Napoléon 1er,  le Grand Frédéric II de Prusse, et bien d’autres souverains. Anne de Bretagne appartient au même groupe caractérologique que ces personnages, que l’on ne peut comprendre que si l’on maîtrise la caractérologie de Le SENNE “.

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Tous ces faits ne sont que la confirmation que les auteurs sérieux connaissent bien, ce qui rend navrantes les sottises écrites sur Anne de Bretagne par les pamphlétaires et ceux qui militent - bêtement - pour tenter d’en donner une idée péjorative. Dans quel but ? En agissant ainsi, c’est eux, et eux seuls qu’ils discréditent.

Ces traits me sont évidemment connus : je pense avoir non seulement à peu près tout lu sur Anne de Bretagne, mais analysé le personnage en usant d’instruments dont les biographes ne pourront désormais plus se passer : la psychologie, la psychiatre, la caractérologie …. Je précise immédiatement qu’Anne de Bretagne ne présentait aucun signe de névrose ou de psychose, et que mes études de psychiatrie ne m’ont été d’aucune utilité pour décrire sa personnalité, qui était remarquablement équilibrée.

En avril 2001, j’ai eu l’honneur, devant un public très nombreux, désarçonné par des publications contradictoires sur Anne de Bretagne - certaines franchement haineuses -  de donner  une conférence, au manoir du duc Jean V (manoir de la Touche, inclus dans l’enceinte du musée Dobrée), à l’invitation de la société archéologique et historique de Nantes, présidée par Jean François CARAES, sur le thème : “  Anne de BRETAGNE; son caractère et sa personnalité d’après les archives, les chroniqueurs contemporains, ses lettres, sa vie, sa politique à la tête de la Bretagne et du royaume de France “. 

Ce public était avide de savoir qui a été réellement leur Duchesse. J’ai parfaitement perçu cette attente anxieuse. J’ai levé les doutes qu’une publication récente avait jeté dans l’esprit des auditeurs, très nombreux.

Ce très gros travail a été réalisé à partir des éléments énumérées plus haut. Il a exigé de longs mois de mise au point. Les recherches se sont STRICTEMENT conformées aux données - très concordantes - de l’époque durant laquelle Anne a vécu sa brève existence - en particulier les archives diplomatiques. Les traités conclus par Anne de Bretagne, les actes politiques signés par elle, ou sous son influence, les lettres échangées entre les souverains de l’époque, sont très nombreux : ils sont, évidemment, le reflet précis de ce qu’a été sa politique, en particulier en faveur de son pays : sur ce point, la tricherie devrait donc être impossible : on sait, malheureusement, ce qu’il en est. Je me suis - strictement encore -, abstenu de ” broder ” sur le personnage, ou de donner ” des coups de pouce ” dans un sens ou dans un autre, pour en ” façonner ” une vision partiale. Je me serais discrédité si j’avais agi autrement qu’en ” expert “, c’est à dire en photographe n’ayant à priori AUCUN sentiment pour son modèle, et s’obligeant à ne pas en avoir. S’il en résulte une opinion globalement laudative, c’est parce que, l’expertise terminée, les faits n’autorisent à conclure que dans ce sens, et que le personnage est immense. Si Anne de Bretagne avait été méprisable, je l’aurais dit, sans l’ombre d’une hésitation. Et si tel avait été le cas, il est plus probable que je n’aurais pas poursuivi bien longtemps mes recherches.

……………….. (A suivre, éventuellement …..)

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

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L’attitude des universitaires qui omettent systématiquement de citer les auteurs dont il ne partagent pas les idées, croyant les néantiser, produisent l’effet inverse. Les livres de Reynald SECHER sur le génocide brito-vendéen sont maintenant célèbres - en dépit, ou à cause du traitement infâme que lui a valu son amour de la vérité. On trouvera ci-après référence aussi bien à des auteurs estimables, qu’ à d’autres, qui ont menti. Le scientifique doit connaître TOUTES les opinions, y compris les fausses : car les sophismes et la mauvaise foi permettent d’aiguiser l’esprit, et de mieux faire progresser sa propre démarche intellectuelle.

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ANNE de BRETAGNE, Une histoire, un mythe, Paris 2007, éditions d’art Somogy. Le catalogue édité à l’occasion de l’exposition de Nantes, au château des Ducs, mérite un mémoire de doctorat, afin de savoir qui l’a commandité, pourquoi, et comment, et surtout l’idéologie qu’il véhicule, et comment la majorité des contributeurs ont pu écrire un tel ramassis d’inexactitudes et de jugements partiaux.

ARGENTRE (Bernard d’), Histoire de Bretagne,

BRANTÔME (Seigneur de),

CONTARINI

GABORY Emile, Anne de Bretagne, duchesse et reine, Paris, 1941, éditions Plon. Ouvrage excellent, écrit par un auteur savant et honnête. L’ouvrage pèche sur un point majeur : il donne une version idéalisée - et fausse -, de la réunion de la Bretagne à la France, qui n’a ni été souhaitée, ni été voulue par les Bretons, ni inéluctable, mais imposée par la France, dans des conditions qui sont aujourd’hui parfaitement connues.

LACROIX Paul (dit le Bibliophile Jacob), Louis XII et Anne de Bretagne, 640 pages. Paris, 1887, éditions Georges Hurtrel. Ouvrage précieux, très détaillé, très précis, très fidèle aux textes du temps, malheureusement amputé (par l’auteur) de toutes ses références. Les citations, innombrables, sont imprimées en italiques, mais malheureusement sans indication des sources. (Ces citations sont exactes, il convient cependant de le préciser).

LE PAGE Dominique (sous la direction de), Pour en finir avec Anne de Bretagne, Actes du colloque organisé aux archives départementales, le 25 mai 2002.  Nantes, 2004. Malgré le titre, on n’a pas fini de parler d’Anne de Bretagne ! Plusieurs articles excellents, dont l’un sur Jean de Rieux, Maréchal de Bretagne (G. Guillaume, docteur en histoire). Des erreurs regrettables : il y a bien un sentiment d’appartenance (autrement dit : un sentiment national) chez les Bretons, et très puissant; la Bretagne est SOUVERAINE avant les invasions, et non pas un “fragment ” du royaume de France.

LEMONNIER Henry, Charles VIII, Louis XII, et François 1er. Paris 1911, réédition de 1982. L’auteur n’aime manifestement pas Anne de Bretagne. Parce qu’il ne la connaît pas. Et parce qu’il appartient à l’équipe de LAVISSE (voir ce nom par Google), dont le rôle dans la ” construction ” de la religion nationale française, et dans la perversion des petits écoliers hexagonaux a été si importante, par le lavage collectif des cerveaux (on lui doit cette perle, qui est la première leçon d’histoire que j’ai apprise par coeur, à l’âge de six ans : ” En ce temps là, la France s’appelait LA GAULE, les Français s’appelaient LES GAULOIS “ : mauvais débuts dans la découverte de ma bretonnitude, et de mon identité. Pour ces auteurs, Anne est vécue comme une ennemie, plusieurs siècles après sa mort, car …. elle était bretonne, et aurait voulu sauver son pays de l’emprise du corrupteur. Ceci étant, LAVISSE et LEMONNIER sont de très grands historiens, que j’admire, car ils sont très bien informés, rigoureux, et, on ne peut leur en vouloir d’aimer la France, leur pays, avec sincérité. On doit à Lemonnier quelques phrases intéressantes sur Anne de Bretagne : “Louis XII aima sa ” chère Bretonne “, en excellent mari ” ( = vrai) ….. ” Elle sut fort bien établir sur lui son empire et l’accroître ” ( = vrai; dans les ménages bretons, à plus forte raison dans les ménages franco-bretons, c’est la femme qui porte la culotte; avant d’épouser une Bretonne, il vaut mieux être au courant). ” Elle s’en servit POUR ASSURER DE MIEUX EN MIEUX L’INDEPENDANCE DE LA BRETAGNE, à laquelle jusqu’au bout elle s’attacha avec un acharnement jaloux ” ( = vrai, à ceci-près qu’il n’y a rien eu que de louable dans l’amour de la Duchesse pour son pays, et aucune vulgarité dans sa démarche, oh combien honorable pour les Bretons !). Et encore, cette phrase célèbre : ” Cette excellente bretonne (fut une) mauvaise française ” : vrai sur le premier point (elle fut une remarquable bretonne); faux sur le second : mariée avec Louis XII, son proche parent, qui a permis à la Bretagne de retrouver sa duchesse, son gouvernement, ses Institutions séculaires, elle fut d’une loyauté remarquable à l’égard de la France, ayant obtenu de du roi son époux que son pays recouvre tous ses droits, Y COMPRIS D’AVOIR SON PRINCE SOUVERAIN APRES SA MORT.

LEROUX de LINCY, Vie d’Anne de Bretagne, Paris, 1861.

MELENNEC Louis, Notes manuscrites, extrêmement détaillées.

MELENNEC Louis, articles publiés à l’occasion de l’exposition de Nantes, en 2007 : Mélennec, une exposition porcine (ABP et Errances); Anne de Bretagne : une histoire de coeur (Aventures de l’histoire);

MICHELET Jules,…. Michelet a été considéré comme un grand historien, notamment pour ses volumineux ouvrages sur la révolution française. Il a accrédité de celle-ci la vision, fausse, qui nous a été apprise à l’école, comme l’élément fondateur de la religion nationale française. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un romancier de l’histoire, au style flamboyant, agréable à lire, certes, mais sans aucune crédibilité sur aucun sujet, tant il est partial. C’est un autre Alexandre DUMAS. La haine de ce français pour Anne de Bretagne est tout-à-fait surprenante. Un chose à retenir, cependant : selon cet auteur, elle souffrait d’une ” monomanie “. Quelle monomanie ? LA BRETAGNE.

MINOIS Georges, Anne de Bretagne, Paris, 1997 et… , éditions Fayard.

POCQUET Barthélémy, in LE MOYNE de la BORDERIE, Histoire de Bretagne, Spezet, 1998, tome IV page 35 et suivantes.

TOURAULT Philippe, Anne de Bretagne, Paris … , éditions … C’est le seul ouvrage actuellement en circulation que l’on puisse recommander en confiance. Quoique Philippe TOURAULT ait - un peu - versé dans la laudation excessive, tout au moins sur la beauté d’Anne de Bretagne, qui certes séduisait par sa personne, mais dont on n’a nulle part le témoignage qu’elle fut d’une beauté exceptionnelle (on sait par l’ambassadeur vénitien Contarini qu’elle avait un joli visage, mais rien de plus, à ma connaissance; si ! les ambassadeurs de Maximilien d’Autriche disent à leur seigneur et maître, pour le mettre en appétit, que ” sous son corselet, il y a de petits seins bien durets ” (sic). On sait encore qu’elle présentait une légère claudication, qu’elle dissimulait habilement par une talonnette (un “patin”, dit-on à l’époque).

QUILLET Bernard, Louis XII, Paris 1986, éditions Fayard. L’ouvrage est remarquablement documenté. Il est regrettable que l’auteur exprime pour la duchesse une haine dont un historien doit s’abstenir. Il ne met absolument pas en doute son attachement extrême pour la Bretagne, décrivant en détail tout ce qu’elle a mis en oeuvre pour que survive après elle l’idépendance du Duché. Excellente analyse, en particulier, du ” mariage autrichien “, de la plus que ferme volonté de ne jamais marier sa fille Claude avec le futur François 1er, ce que confirment TOUS les historiens sérieux, car les archives ne laissent, sur ce point, AUCUNE SORTE DE DOUTE.

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LES GENOCIDES. LA LOI GAYSSOT EST INCONSTITUTIONNELLE . Elle est le reflet de tout le système politique français, entièrement fondé sur le clientélisme et l’incompétence, incapable DE RIEN GOUVERNER DU TOUT .

GENOCIDE ARMENIEN, GENOCIDE BRETON ET VENDEEN, GENOCIDE NAZI.

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ARTICLE EN COURS D’ ELABORATION.

Par Louis MELENNEC, licencié en droit, diplômé d’études supérieures de sciences criminelles, de droit public, de droit privé, docteur en droit, ex-consultant près le Médiateur de la République française de 1992 à 1998, candidat à sa succession en 1998.

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On sait le prix que les Bretons accordent à leur Histoire nationale, aux persécutions dont ils ont été l’objet de la part de la France (spécialement de la France auto-proclamée ” des droits de l’homme “), et, depuis quelques dizaines d’années, à une vérité plus que nauséabonde étant enfin remontée à la surface, au prix de la destruction totale d’un tabou, et d’oppositions insultantes de la part de certains ” hystoriens ” universitaires. Aussi sont-ils partie (très) prenante au débat actuel, et ne s’abstiendront-ils pas de dire ce qu’ils ont à dire.

La Turquie est maintenant largement informée du génocide abominable perpétré par les armées françaises en Bretagne et en Vendée, en 1793 et en 1794, tel qu’il a été décrit dans le long article publié dans le Blog de Louis Mélennec, intitulé : ” Les crimes contre l’humanité, et les crimes de génocide perpétrés en Bretagne et en Vendée par le pays des droits de l’homme, en 1793 et en 1793 “, article accessible par Google. Cet article fait références aux travaux incontournables, principalement, de Reynald SECHER, qui a consacré trente années de sa vie à exhumer la sinistre vérité, l’un des tabous les mieux protégés de la religion nationale française.

Cette information de la Turquie est-elle l’oeuvre de “nos” députés, de “nos” sénateurs, de “notre” conseil régional ? Certes non !!! Ils ont été totalement absents de ce combat, COMME DE TOUS LES AUTRES. (Excepté, pour être honnête, de poser des première pierres, avec les discours toujours inutiles et oiseux qui accompagnent ce type de cérémonies, ce qui nous donne la consolation qu’on pourra au moins les reclasser comme maçons).

Nous devons cela à l’impensable erreur politique commise par la France, qui a eu l’audace, alors qu’elle était prévenue de toutes parts de ce qui allait se passer, d’avoir voulu, poussée de toutes ses forces par son président de la République, mal informé (quel est le “conseiller” qui l’a acculé dans cette impasse, dans laquelle IL NE POUVAIT QU’ÊTRE ETRANGLE ?), faire adopter par son parlement une loi dont LE CARACTERE INCONSTITUTIONNEL était largement démontré, depuis longtemps.

Une lettre en est résultée,  adressée par un breton au gouvernement turc, ainsi que des démarches auprès des autorités turques, dont il ne sera rien dit ici que de renvoyer les lecteurs (spécialement s’ils sont Turcs ou Hongrois) à ce texte. (Pour cela, taper dans la case Google : Agence Bretagne Presse : le docteur mélennec demande au parlement turc de voter une loi …).

Cette lettre a été reçue, lue, analysée, et comprise dans toutes ses implications, présentes et futures.

Les Turcs ont témoigné très courtoisement leur reconnaissance, et peut-être n’est-ce qu’un début : voir, en attendant, par Google : Turquie news melennec …. Habermonitor melennec  …. Turkisny melennec …. Turkia melennec ….. profileengine melennec ….

Ce n’est pas tout : pendant que les collabos et kapos bretons font UN SILENCE TOTAL sur le génocide brito-vendéen, d’autres médias turcs informent leurs lecteurs : akor merkesy melennec, haberler. gen melennec, haber 7melennec, internethaber melennec, malatyahaber melennec, zaman melennec, ilgintv melennec, aktifhaber melennec, haberbugun melennec, haberalemi melennec, argilkasasi melennec, sansursuhaber melennec, karizmamedya melennec, etmeliyiz melennec, ozgurdurum melennec, fatihakol melennec, urfamedya melennec, ..

Et ce n’est pas encore tout :

Un site turc va même jusqu’à diffuser notre hymne national breton ! (taper dans Google : Akor merkezy bro gozh version melennec) (!). N’est-ce pas une belle promesse pour l’avenir ?

On m’a assuré - je n’en ai pas la preuve formelle -, que le premier ministre ERDOGAN aurait cité en public d’une manière textuelle plusieurs phrases de cette lettre adressée à lui, comme au président et au Parlement de la République turque par un Breton qui ne recule jamais lorsqu’il s’agit de la vérité.

Voici le commentaire publié par Turquie news (n° 232), Les nouveautés :

” LES BRETONS SONT FERMEMENT DECIDES A EXIGER DES AUTORITES FRANCAISES qu’elles reconnaissent solennellement le génocide brito-vendéen de 1793-1794, non par par voie législative, mais par les moyens de droit appropriés et adéquats, et qu’un immense mémorial soit construit à Nantes, capitale politique du Duché Souverain de Bretagne jusqu’aux invasions françaises de 1487 et 1491, et au prétendu ” Traité de Réunion ” de 1532, imposé à la Bretagne sans aucun vote, sans son consentement, les armées françaises encerclant la ville de Vannes, ou le Parlement avait été convoqué par ordre du roi de France, présent à proximité, et prêt à intervenir en cas de nécessité. Les atrocités commises par les armées françaises en 1793 et en 1794, à Nantes, en Loire Atlantique, en Vendée, dans les départements limitrophes sont si invraisemblables, qu’en lisant les témoignages de ceux qui en ont été les témoins, on se demande si l’être humain est réellement capable de commettre de telles abominations. Le nombre des victimes est habituellement estimé à 150 0000, à 200 000 selon certains auteurs. Nous vous demandons de faire connaître au peuple turc, l’article très documenté publié dans le Blog de Louis MELENNEC, sous le titre : ” Les crimes contre l’humanité et de génocide perpétrés en Bretagne et en Vendée par la France des Droits de l’Homme en 1793 et en 1794 “. Pour accéder à cette publication, utiliser simplement la case ” Google “.

Les historiens étudient ce génocide dissimulé comme un tabou, depuis TRENTE ANS. En matière de génocide et de crimes contre l’humanité, LA FRANCE N’A LE DROIT DE DONNER DE LECONS A PERSONNE, SAUF A ELLE-MÊME.
 
 
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LE MOMENT EST VENU D’ANALYSER, AU REGARD DES REGLES DE DROIT, S’IL EST DE LA COMPETENCE DES PARLEMENTS DE VOTER DES LOIS “MEMORIELLES”, et surtout de démontrer si les génocides, dont l’histoire du monde abonde, doivent ou non être traités juridiquement de la même manière, ou d’une manière différente.

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I - LES LOIS DITES MEMORIELLES.

Les lois dites ” mémorielles ” ont la prétention, presque toujours à la suite d’arrières-pensées politiques, de décréter que tel fait, tel évènement sur lesquels les historiens sont - ou ne sont pas d’accord, doivent désormais, en raison du caractère coercitif et obligatoire de la loi, au besoin en punissant lourdement ceux qui violeraient les énonciations contenues dans le texte légal, devenir une vérité officielle qu’il est interdit de contester, fût-ce par des travaux extrêmement sérieux, démontrant la stupidité de cette ” vérité ” votée par le Parlement en cause - ou plus exactement par la majorité parlementaire qui s’est crue autorisée à faire passer dans la loi des faits qui peuvent se révéler inexacts.

Les lois mémorielles sont plus nombreuses qu’on ne le croît. En Bretagne comme en France, on en cite habituellement plusieurs.

- La loi numéro 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, dite ” LOI GAYSSOT “. Cette loi est intervenue dans un contexte très particulier .

Aux termes de l’article premier de ladite loi :

” Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite “.

L’article 9 est ainsi libellé :

” Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24, ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité, tels que définis  par l’article6 du statut du tribunal militaire international de Nuremberg, annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945, et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut,soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale “.

Les crimes contre l’humanité sont définis par l’article 6 du statut sus-mentionné, dans les termes qui suivent :

………………………..

Cette loi a pu paraître légitime à certains, afin de combattre le racisme, au moment ou elle a été votée, et pendant de longues années encore. Elle a cependant, avant même d’être votée, été combattue, pour les raisons ci-après. On a vite réalisé que d’autres génocides ont été commis dans le monde, certains encore proches, laissant des survivants particulièrement blessés, et de plus en plus mécontents d’être laissés sur le bas-côté de la route par le législateur.

- La loi numéro 2001-70 du 29 janvier 2001, relative à la reconnaissance du génocide arménien se résume à une phrase :

” La France reconnait publiquement le génocide arménien de 1915 “.

Cette loi, très brève, adoptée à l’unanimité, se borne - en apparence -, à reconnaître que les Arméniens ont bien été victimes d’un génocide en 1915. Contrairement à la loi Gayssot, elle n’interdit pas de contester ou de nier que les crimes commis à l’encontre des Arméniens relèvent de  la qualification de génocide, et ne prévoit aucune sanction contre ceux qui nient ou nieraient cette qualification. En réalité, même si cette  loi est dite symbolique et déclarative, le coupable est implicitement très clairement désigné et condamné : il s’agit de la Turquie.

- La loi dite ” TAUBIRA “.

Le texte initial de cette loi est, par son exclusivisme, qui prétend accuser les seules Européens de génocide, est tout-à-fait étonnant :

” La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique et l’esclavage, perpétrés à partir du quinzième siècle  par les puissances européennes contre les populations africaines déportées en Europe, aux Amériques et dans l’océan indien, constituent un crime contre l’humanité “.

Le Parlement n’a évidemment pas accepté ce texte.

L’article premier de la loi du 21 mai 2001 est ainsi rédigé :

” La République française reconnait que la traite négrière transatlantique, ainsi que la traite dans l’océan indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du quinzième siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, constituent un crime contre l’humanité “.

- La loi du 23 février 2005, tendant à faire reconnaître le rôle positif de la colonisation française.

- La proposition de loi de 2007 sur le génocide vendéen (en réalité : le génocide brito-vendéen).

Le 7 novembre 2007, plusieurs députés et sénateurs - dont M.M. LUCA et de CHARETTE -, ont déposé une proposition de loi tendant à la reconnaissance du génocide perpétré par les armées françaises en Bretagne et en Vendée. Cette proposition de loi tient en un article unique :

” La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794 “.

-  La loi de 2012 sur ” les génocides reconnus comme tels par la loi française “.

La proposition de loi sanctionnant très sévèrement (45000 euros d’amende, emprisonnement de un an) les personnes qui ” contestent ou minimisent de façon outrancière un génocide reconnu comme tel par la loi française “, a été votée le 22 décembre 2011 par l’Assemblée nationale …

II - LES LOIS DITES MEMORIELLES, NE COMPORTENT QUE DES INCONVENIENTS. CES INCONVENIENTS SONT GRAVES.

Les juristes - du moins ceux qui se sont penchés sur ce problème -, savent que de très nombreuses lois - pour ne pas dire TOUTES - comportent ce que l’on dénomme aujourd’hui des ” effets pervers “. Au moment ou une loi est votée - de quelque matière qu’elle relève -, elle paraît - ou peut paraître légitime. Les arguments pour et contre sont énumérés, discutés. Ce sont, souvent des sophismes, ou des paralogismes. Ce n’est, bien souvent, qu’à l’expérience du temps que ces effets pervers apparaissent, au point qu’on est souvent surpris de ne pas les avoir prévus.

Les lois mémorielles n’échappent pas à cette règle universelle. Elles sont plus perverses, par leurs effets à distance, que beaucoup d’autres textes légaux.

a - L’ATTEINTE A LA LIBERTE D’EXPRESSION : LA SOVIETISATION DE L’HISTOIRE.

En 2006, un comité d’historiens connus, parmi lesquels Marc Ferro, Pierre Nora, Mona Ozouf, Pierre Vidal-Naquet, Jacques le Goff, Emmanuel Leroy-Ladurie, ont très fermement pris position contre les lois mémorielles.

Ils ont rappelé :

. Que l’histoire n’est ni une religion, ni une morale, ni une idéologie, ni un corps dogmatique,  ni un objet juridique;

. Que le rôle de l’historien est d’établir des faits, de recueillir les souvenirs des hommes, de les comparer entre eux, de les confronter aux documents, aux objets, aux traces, d’expliquer, non d’approuver, de condamner ou d’approuver, ou d’exalter;

. Que l’écriture de l’histoire, toujours provisoire et susceptible d’être revue, corrigée, exige une liberté totale pour l’historien, qui ne peut accepter aucun interdit, aucun tabou, aucun à-priori, aucun dogme susceptible de brimer ou de pervertir sa démarche, laquelle tend, autant que possible, à être scientifique.

En conséquence de quoi, ils ont pris fermement les positions suivantes :

. Dans un Etat libre, il ne saurait être question que le pouvoir législatif, ou les tribunaux, ou toute autre autorité politique ou administrative, prétendent limiter la liberté de l’historien, lui imposer des méthodes, lui fixer des limites dans la conduite de son travail, lui dire ce qu’il doit chercher, encore moins ce qu’il doit trouver;

. Que les lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 janvier 2005, sont INDIGNES D’UN ETAT DEMOCRATIQUE, et DOIVENT ÊTRE ABROGEES.

b - LA RUPTURE DE L’EGALITE DES CITOYENS DEVANT LA LOI.

Il convient de rappeler, une fois de plus, que le principe de l’égalité des citoyens devant la loi, N’A PAS ETE INVENTE par la France, certainement pas par la Révolution française, qui a accompli tant de violations du droit, au nom de la prétendue égalité. La Déclaration universelle des droits du citoyen, rédigée en France par des Français est un texte philosophique, une série d’affirmations dogmatiques, rien de plus.

Voter une loi mémorielle pour ” protéger ” et  ” défendre ” la mémoire D’UN peuple en particulier - si estimable soit-il -, et laisser les autres au bord du chemin, n’est pas seulement une sottise, c’est une erreur monumentale au plan du respect qui est dû à chaque individu et à chaque nation. Chaque pays, chaque nation, chaque peuple se sont rendus responsables , au cours de leurs histoires respectives, d’atrocités, de crimes …

c - L’un des plus graves est l’insupportable SENTIMENT D’INJUSTICE qu’éprouvent les victimes ou les descendants des victimes d’un génocide.

A partir du moment ou un génocide a été ” distingué ” parmi les autres, a obtenu sa reconnaissance officielle, qui plus est a été gratifié d’indemnisations parfois extrêmement lourdes - voire bénéfiques -, comment vont réagir les peuples victimes eux aussi d’un ou de plusieurs génocides, qui eux, ne bénéficient d’aucune loi de reconnaissance ou d’indmnisation? Croyez vous que la justice rendue à d’autres qu’à eux mêmes va les satisfaire ? Des lecteurs me parlent d’une manière répétitive des génocides dont auraient été victimes les SERBES, …

- LA FUREUR DES PEUPLES, DES NATIONS qui s’estiment injustement accusés de génocide.

Je crois, personnellement, comme la plus grande partie de la communauté scientifique mondiale, qu’il y a eu un génocide abominable en Turquie en 1915, et que des actes presqu’aussi cruels que ceux perpétrés en Bretagne et en Vendée en 1793-1794 par la France ont été commis, en très grand nombre. Mais la grande majorité des Turcs se refusent encore à regarder la vérité en face. Laissons leurs historiens accomplir la tâche qu’ils ont commencée, et respectons leurs sentiments.

M. BADINTER, sur les antennes de Europe 1, a déclaré : ” Tous les révisionnismes, toutes les contestations de génocides sont odieuses;  …. , il ne serait pas pour nous supportable qu’un parlement étranger vienne dire qu’il y a eu un génocide en Vendée ….. commis par les républicains sur les royalistes “.

Nous Français et Bretons - moi en particulier -, pensons que la réalité du génocide arménien est démontrée, archi-prouvée. Un mouvement est en route, en Turquie, pour admettre que les massacres de masse perpétrés en Turquie en 1915 sont bien un génocide, et qu’il faudra bien, au bout d’un temps de gestation collective de plusieurs années, en arriver là. Mais nous devons leur laisser le temps  d’effectuer leur travail de mémoire, car il est avancé, et surtout parce que de nombreux pays - la France en premier lieu -, ont accompli des horreurs similaires. (Parmi les autres les plus coupables : les Etats Unis, l’Espagne, l’Allemagne …).

Mais que dire du génocide brito-vendéen, perpétré dans des conditions atroces  par les armés françaises - les armées du pays auto-proclamé ” des droits de l’homme ” ( ! ) - ? Le pays des droits de l’homme a créé la un tabou qui, grâce à quelque auteurs décidés - et que RIEN ne fera fléchir - ….

C’EST LE REPLI OSTENSIBLE ET OSTENTATOIRE DES MINORITES  SUR ELLES MÊMES QUI SONT FACTEURS DE RACISME, D’EXCLUSION, DE PERSECUTIONS.

L’ANTAGONISME DES COMMUNAUTES EST ACCRU PAR DES LOIS QUI CREENT DES DISCRIMINATIONS.

Ceci ne s’applique pas, en particulier, aux communautés arménienne, juive, musulmane, etc. C’est une loi UNIVERSELLE, qu’enseigne l’histoire de l’humanité, laquelle obéit à de grandes lois …

……………..

II -  TOUTES LOIS MEMORIELLES SONT NECESSAIREMENT ANTI-CONSTITUTIONNELLES. LA LOI DITE ” GAYSSOT ” NE SAURAIT ECHAPPER A LA REGLE.

A - LE PARLEMENT N’A AUCUN COMPETENCE POUR ECRIRE, ENCORE MOINS pour bloquer la vérité historique à un stade déterminé.

Les attributions du Parlement français sont clairement énumérées par la Constitution de 1958, maintes fois remaniée, en particulier sous le dernier quinquennat de M. SARKOSY.

Les opinions des juristes - dont je fais partie, est-il besoin de le rappeler ? - sur ce point, sont fermes et concordantes, intransigeantes.

Le fait d’avoir demandé aux autorités turques au Parlement de Turquie de voter une loi mémorielle, interdisant la négation du génocide brito-vendéen, on l’a bien compris, ne change rien à ce que notre très claire position a toujours été sur ce problème : la sottise française a fourni aux Bretons une arme stratégique pour parler et faire parler de ce génocide - en quoi ils ont réussi, au moins en Turquie, non dans le pays autoproclamé des droits de l’homme, qui se comporte dans cette affaire comme un sépulcre -, et pour placer le pays auto-proclamé des droits de l’homme devant l’aberration de sa législation …. L’introduction de la lettre que nous avons adressée en janvier 2012 aux autorités turques, largement diffusée en Turquie, est d’une clarté et d’une fermeté absolues :

” Nous pensons que ce n’est pas aux politiques de voter des lois mémorielles : C’EST AUX HISTORIENS D’ECRIRE L’HISTOIRE, et aux peuples d’apprécier, à la lumière des principes généraux du droit et de la morale, de porter un jugement sur les évènements du passé, s’il y a lieu “.

Quelques auteurs (assez) connus, ont exposé la même opinion, avec une égale fermeté :

M. Georges VEDEL, ex-doyen de la faculté de droit de Paris, l’une des ” autorités ” du droit constitutionnel de son vivant :

” La loi du 29 janvier 2001, relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915 …. méconnaît des dispositions claires et précises. … Le principe de LA SEPARATION DES POUVOIRS législatif et judiciaires (article 34 de la constitution) … met un obstacle infranchissable à ce que le législateur se prononce sur la vérité de tel ou tel faits, sur leur qualification dans une espèce concrète, et sur une condamnation même limitée à une flétrissure

” Tout aussi grave est l’usurpation par le législateur ( = le Parlement), de compétences concernant les relations internationales et la conduite de la diplomatie … “

Robert BADINTER, ancien ministre de la justice, ancien président du Conseil constitutionnel déclare, le 14 octobre 2010, sur les antennes de France Info :

” Le Parlement n’a pas à dire l’histoire … La loi est une norme ( = elle fixe des normes, plus exactement); elle a pour fonction de réglementer .. Elle n’a pas à prendre parti dans une querelle historique, ou tout simplement à affirmer un fait historique même indiscutable … la Constitution ne le permet pas “.

Le même auteur réitère, un peu plus tard :

” Les lois mémorielles n’ont pas leur place dans l’arsenal législatif …. Le Parlement a une compétence d’attribution, et RIEN NE PERMET AU REGARD DE LA CONSTITUTION AU LEGISLATEUR DE S’ERIGER EN TRIBUNAL DE L’HISTOIRE. Rien  …. Ce n’est pas la finalité du Parlement; CONSTITUTIONNELLEMENT, c’est hors de sa compétence “.

B - LES LOIS MEMORIELLES SONT, NECESSAIREMENT, DISCRIMINATOIRES. ELLES SONT CONTRAIRES AU PRINCIPE CONSTITUTIONNEL D’EGALITE DEVANT LA LOI.

IL NE PEUT, AU PLAN JURIDIQUE, EXISTER DE ” HIERARCHIE ” entre les génocides, ni de ” sélection ” en faveur de certains d’entre eux. Il n’y a pas de génocides nobles, méritant une protection particulière, et des génocides ignobles, ne méritant ni d’être reconnus, ni d’être frappés par une condamnation morale unanime. Tous les génocides se rejoignent dans l’ignominie.

Le droit postule que chacun doit bénéficier de la même justice que les autres êtres humains : en d’autres termes, c’est  L’EGALITE DE TOUS DEVANT LE DROIT ET LA LOI, LES VALEURS UNIVERSELLES, LES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT qui régissent la matière. Les situations identiques ne peuvent se voir appliquer des traitements inégalitaires, à peine de discrimination.

En Bretagne, nous ne réclamons aucun traitement privilégié : ce serait contraire, d’ailleurs, à nos valeurs ancestrales, selon lesquelles les êtres humains SONT EGAUX EN DIGNITE HUMAINE.

(Observation étant faite que la littérature de M. VEDEL est toujours obscure - je n’ai jamais admiré ses écrits, toujours ampoulés et peu clairs, ce que je lui ai dit, car il fut question que nous organisions ensemble un colloque à la Médiature de la République, à l’occasion de la venue des Médiateurs européens à Paris en 1995, sur ” L’INUTILITE, et LE CARACTERE INCONSTITUTIONNEL DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS “. La Médiature, convaincue par mon argumentation, avait commencé par donner son accord. Puis, réalisant qu’il s’agissait d’un énorme pavé dans la mare, s’est rétractée. Il semble que personne n’ose encore soulever le caractère inconstitutionnel des tribunaux administratifs, alors que la question est désormais franchement posée pour les tribunaux de commerce : voir le Monde, jeudi 5 avril 2012).

C - LA LOI GAYSSOT OBEIT AU PRINCIPE GENERAL : AUCUNE JUSTIFICATION NE PEUT ÊTRE INVOQUEE POUR LA MAINTENIR.

LES TENTATIVES DE LA COUR DE CASSATION POUR LEGITIMER LA LOI GAYSSOT.

Très vite il est apparu que le régime établi par la loi Gayssot porte atteinte aux libertés publiques, non pas seulement qu’il instaure une vérité officielle décrétée unilatéralement, qu’il interdit aux citoyens d’explorer plus avant des faits qui restent obscurs, qu’il porte atteint à la liberté d’expression, mais surtout au principe fondamental de l’égalité des citoyens devant la loi. Il instaure deux catégories : les uns bénéficient d’une reconnaissance particulière, proclamée partout, ainsi qu’aux indemnisations qui en découlent. Les autres, quoique victimes également d’un génocide, ne sont ni reconnus, ni indemnisés.

La Cour de cassation a donc été saisie à plusieurs reprises du problème.

- Les moyens invoqués : le caractère manifestement inconstitutionnel de la loi GAYSSOT. Le rôle traditionnel du juge français, consiste à appliquer la loi, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Le pouvoir législatif a, de tous temps, voté des lois absurdes, voire iniques. Le peuple, propriétaire de la ” souveraineté “, n’a jusqu’à présent jamais eu le pouvoir de contrôler les et de sanctionner les errements, les erreurs, les abus, l’incompétence de ceux qui se partagent le pouvoir. C’est une anomalie grave : le droit français, jadis vanté comme rationnel et exemplaire, est loin de posséder ces deux qualités : c’est un désordre institutionnel, les textes étant innombrables, contradictoires, souvent injustes. (En langage non académique : c’est un BORDEL).

Jusqu’à une période très récente, les justiciables devaient supporter les conséquences des décisions judiciaires, y compris celles contraires à la morale élémentaire, aux principes généraux du droit, au droit international, aux droits garantis par la Constitution.

Depuis le 1er mars 2010, en application de la loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009, tout citoyen a désormais, la possibilité de contester, à l’occasion d’un procès intenté en justice, le caractère constitutionnel d’une loi qui lui est appliquée d’une manière qu’il estime injuste, parce que cette loi porte atteinte aux droits et aux libertés publiques que la Constitution garantit. Il peut soulever ce que l’on dénomme - d’une manière maladroite, peu claire, et charabiastique -,  la question prioritaire de constitutionnalité.

Les conditions de la mise en oeuvre de cette procédure sont précisées parle décret n° 2010-148 du 18 février 2010 :

” Tout justiciable, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction administrative ou judiciaire, peut faire valoir qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit (article 61-1 de la Constitution)”.

Plusieurs étapes doivent être franchies pour que que la disposition législative que le justiciable considère comme inconstitutionnelle soit effectivement soumise au Conseil constitutionnel :

- Cette disposition législative doit, dans un premier temps, être soumise et examinée par le juge ou la juridiction saisie de l’affaire.

- Le juge (ou la juridiction) examine sans délai la demande qui lui est adressée par le justiciable.

- La question est soumise à l’examen soit de la Cour de cassation, soit au Conseil d’Etat. Ces juridictions examinent l’affaire en question et le texte incriminé comme étant considéré par le justiciable comme inconstitutionnel.

- La demande n’est transmise au Conseil constitutionnel QUE si trois conditions sont réunies :

. La disposition contestée par le justiciable comme étant inconstitutionnelle, est applicable au litige en cours;

. Cette disposition n’a pas déjà été déclarée comme non conforme à la Constitution;

. Elle a, au moins en apparence, un caractère sérieux (selon le texte, elle doit n’être pas dépourvue de caractère sérieux).

Si, dans le délai de trois mois, la Cour de cassation (ou le Conseil d’Etat) juge que ces trois conditions sont réunies, le Conseil constitutionnel  est saisi. Il doit se prononcer dans le délai de trois mois. Deux hypothèses, alors :

. Le Conseil constitutionnel juge que la loi en cause est conforme à la Constitution :  dans ce cas, le procès reprend devant la juridiction de base.

. Le Conseil constitutionnel juge que la loi en cause n’est pas conforme à la Constitution : dans ce cas, la loi est abrogée; tous les procès commencés sur cette base prennent fin.

Cette loi est en soi un progrès notable. Mais elle vient extrêmement tard, ce qui est habituel au pays des non-droits de l’ homme, ou les libertés publiques sont si souvent allègrement violées, en toute impunité (confere : les dizaines de milliers de personnes employées ” au noir ” par l’Etat; le traitement très discriminant appliqué à quantité de situations : les droits des populations dites ” minoritaires ” (la nation bretonne étant la plus gravement touchée), le traitement monstrueusement inégalitaire des personnes blessées dans leur intégrité physique ou mentale, les dysfonctionnement de la justice, dont la non motivation de décisions judiciaires graves de conséquences, la non motivation fréquente des décisions de l’administration, la non exécution des décisions de justice, l’existence de juridictions d’exception pour juger de certaines catégories de personnes  ….. Toutes questions que je connais particulièrement bien, pour les avoir soulevées devant la presse, les tribunaux …., ce qui m’a donné un expérience colossale des dessous de l’Etat de non-droit qu’est la France …. )…………….

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La question prioritaire de constitutionnalité (QPC) entre en vigueur le 1er mars 2010

LA POSITION DES AUTEURS.

Noam CHOMSKY, intellectuel mondialement connu, d’une grande carrure intellectuelle, écrit :

” Je considère la loi GAYSSOT comme COMPLETEMENT ILLEGITIME, et en contradiction avec les principes avec les principes d’une société libre, tels qu’ils ont été compris depuis les lumières “.

Cet auteur va beaucoup plus loin, par des propos que j’approuve entièrement :

” Cette loi a pour effet d’accorder à l’ETAT  le droit de déterminer la vérité historique, et de punir ceux qui s’écartent de ses décrets. Ce qui est un principe QUI NOUS RAPPELLE LES JOURS LES PLUS SOMBRES DU STALINISME ET DU NAZISME “.

La franchise de Noam CHOMSKY suscite l’admiration. Cet homme, s’agissant de Faurisson, le négateur des chambres à gaz, a simplement dit que de permettre à quelqu’un de défendre ses opinions ne signifie pas qu’on les partage. Voltaire avait dit la même chose, dans une phrase magnifique - avec la bonne foi en moins, reproche qu’on ne peut certes pas adresser à CHOMSKY - : ” Je ne partage pas vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les défendre “.

De nombreux politiques, hommes de lettres, juristes, intellectuels, ont soutenu la même opinion, au nom de la liberté d’opinion et de parole. Parmi eux : Jean-Louis Debré, Pierre Mazeaud, Simone Weil, François Furet, Jean Daniel, Alain Robbe-Grillet, Philippe Bilger, Ivan Rioufol, Max Gallo, Eric Zemmour …

Récemment, le député socialiste François PUPPONI a déclaré  :

” Il m’apparaît insupportable qu’il puisse exister UNE INEGALITE DE TRAITEMENT entre les deux génocides reconnus par la France, celui des Arméniens et la Shoah. Il ne saurait y avoir de hiérarchisation dans l’horreur …. (La décision du Conseil constitutionnel), au regard de la loi réprimant le contestation de la Shoah, expose à une éventuelle Question prioritaire de constitutionnalité ..”

Aussi invraisemblable que cela paraisse, CHOMSKY a été accusé de négationnisme par un certain nombre de ses co-religionnaires, à cause de ces propos de tolérance et de bon sens, et traîné dans la boue pour ce qu’il n’est pas.

On pensait que ces accusations appartenaient au passé; il n’en est rien. A la suite de la décision du Conseil constitutionnel de déclarer inconstitutionnelle la loi punissant la négation du génocide arménien, on peut lire dans le journal le Monde du 6 mars 2012, sous la plume Louise L. LAMBRICHS, écrivain et chargée d’enseignement à l’Institut d’études politiques, les phrases que voici :

” Le Conseil constitutionnel a décidé de RENDRE LE NEGATIONNISME LICITE (sic ! ) …… Il entérine légalement toutes les formes de négationnisme au nom de la liberté (resic !) … La décision du Conseil constitutionnel consacre la victoire de Robert Faurisson et de Noam Chomsky ….. qui avait pris la défense de cet historien négationniste au nom de la liberté d’expression … L’effet probable de (cette) décision, autorisera désormais les jeunes générations qui seraient tenter de nier l’existence des chambres à gaz à proclamer haut et fort …. que les juifs ont tout inventé, et qu’il s’agirait là d’un ” mythe “.

Non, madame, ce n’est ni le but, ni l’effet probable de la décision prise par le Conseil constitutionnel.

Si vous voulez savoir ce qu’est le négationnisme en France, veuillez avoir la bonté de lire, IN EXTENSO, s’il vous plaît, les deux études citées ci-après :

- Les crimes contre l’humanité et les crimes de génocides commis par la France en Bretagne et en Vendée, en 1793 et en 1794 ..

Vous verrez aussi que ni le Monde, ni le Figaro, ni Libération, …., aucun de ces journaux n’a JAMAIS parlé du génocide brito-vendéen, si ce n’est pour le nier, quoique ni les gens de la Rédaction, ni les journalistes ne puissent, à proprement parler, être qualifiés d’imbéciles.

Vous compléterez, s’il vous plaît, votre cursus en lisant et en recommandant à vos élèves la lecture attentive du livre de M. Reynald SECHER, breton et vendéen, qui a passé TRENTE ANNEES de SA VIE à étudier l’abominable crime. Comme on sent, à vous lire, votre extrême anxiété que le monde ne réalise pas ce qui est advenu au peuple juif - en quoi vous vous trompez, car toutes les populations européennes ..

LA BRETAGNE ET LA VENDEE se trouvent là, au pays auto-proclamé des droits de l’homme, devant une triple horreur : un génocide abominable, un négationnisme patent, un crime de mémoricide.

(Voir l’article du Monde diplomatique : ” La mauvaise réputation de Noam CHOMSKY “).

L’OPINION DE M. Robert BADINTER, s’agissant de la loi dite ” GAYSSOT ” a donné lieu à un curieux argumentaire de la part de cet auteur, dans le journal ” Le Monde ” , le 15 janvier , page 17 . Il affirme, après avoir pris fermement position sur le caractère inconstitutionnel des lois mémorielles, que la loi GAYSSOT obéit à un régime spécial :

” Le génocide des Juifs pendant la seconde guerre mondiale a fait l’objet de dispositions législatives en France, notamment de la loi GAYSSOT de 1990. Mais le génocide juif par les nazis a été établi, et ses auteurs condamnés par le tribunal militaire international de Nuremberg. A cette juridiction, créée par l’accord de Londres du 8 août 1945, signé par la France, participaient des magistrats français. Les jugements rendus par ce tribunal ont autorité de la chose jugée en France. Rien de tel s’agissant du génocide arménien, qui n’a fait l’objet d’aucune décision émanant d’une juridiction internationale ou nationale, dont l’autorité s’imposerait à la France … “

Le même auteur affirme donc qu’il serait tout à fait insupportable pour la France qu’un parlement étranger reconnaisse le génocide brito-vendéen, mais il admet que cela est possible pour le tribunal de Nüremberg, pour le génocide juif.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Et ce sont des coups de bâton que l’honorable auteur a reçus dans de nombreux blogs, dont ceux du Monde, de l’Express … en dépit de son âge vénérable (il est né en 1928) et des fonctions qu’il a occupées. Une justice pour les uns, une autre justice pour les autres, voila la brillante doctrine que M. BADINTER voudrait nous faire “avaler”. Aujourd’hui, l’argument dit ” d’autorité ” n’a plus cours : nul ne peut être cru sur parole, il faut DEMONTRER que l’on fonde son raisonnement sur des arguments sérieux pour être cru. M. BADINTER, au moyen de raisonnements abstrus et abscons imagine qu’on va le suivre. Moi-même, juriste depuis 1960, sans aucun doute aussi qualifié que lui (je pense que je le suis davantage),  je sais ou il veut en venir, mais je ne peux démêler dans son discours un quelconque enchainement logique des causes et des effets : c’est du bla-bla, du galimatia, qui n’a aucun sens (Il y a peu, on disait : c’est du baragouin, il baragouine. Comme chacun sait, le baragouin, jusqu’à une époque récente, servait à désigner cette langue anté-préhistorique que l’on prêtait aux Bretons, faite non de sons ni de mots, encore moins de phrases, mais de borborygmes et de cris inarticulés). Le génocide juif a été une chose abominable, une honte pour l’humanité : il suffit de le dire, on sait que c’est vrai. Les génocides arméniens, brito-vendéens, cambodgiens sont AUSSI abominables. Les autres le sont également. On a CRU, jusqu’à une époque récente, que les lois mémorielles pouvaient avoir des effets salutaires, au moins dans certains cas. On soit aujourd’hui que ces lois sont contraires au droit, ne pouvant relever de la compétence du pouvoir législatif. Les génocides doivent être connus, reconnus, mais par les moyens de droit. Cela vaut pour TOUS les génocides, sans exception.

M. BADINTER a été le ministre de la Justice de François MITTERRAND de 1981 à 1986. Des travaux sérieux, mis à la disposition des chercheurs, ont prouvé l’abomination suivante : François MITTERRAND intervenait TRES FREQUEMMENT pour détourner le cours de la justice (lire avec la plus grande attention l’article documenté publié par le sociologue Alain BANCAUD, dans Le Monde du 23 juin 1999, page 9, intitulé : ” Des archives dévoilent comment François MITTERRAND abusait des interventions individuelles “).  De même, François MITTERRAND intervenait pour nommer des magistrats de son écurie (nombreux articles sur la toile). Qui a osé dire que cet homme a été ” un grand président “? Qu’allait donc M. BADINTER faire dans cette galère ? Est-il imaginable que le ministre de la justice en fonctions à cette époque n’a pas été au courant de ces pratiques répugnantes ? La loi GAYSSOT mérite la même analyse que les autres lois mémorielles. Il est indigne d’en faire une analyse politique tronquée.

D - LE DROIT FOURNIT AUX VICTIMES DES CRIMES CONTRE L’HUMANITE DES MOYENS MULTIPLES POUR SE DEFENDRE.

1 - Les moyens intellectuels.

2 - Les moyens juridiques.

En dépit du caractère inconstitutionnel des lois mémorielles, de la loi GAYSSOT en particulier, les victimes de racisme, d’incitation à la haine, de négation des crimes contre l’humanité …. disposent, selon l’arsenal de lois applicable en France  … de nombreux moyens pour se défendre, poursuivre, attaquer et faire condamner les excès mensongers et haineux de leurs adversaires :

- Les lois sur la répression du racisme, de l’incitation à la haine…

- Le droit civil : la condamnation à des dommages et intérêts très élevés et dissuasifs ..

- La publication des jugements ..

- Les campagnes de presse et les médias …

- La reconnaissance des crimes contre l’humanité, non par le Parlement, mais par des Commissions hautement qualifiées, principalement composées d’historiens, de juristes de haut niveau ..

- Les pressions internationales exercées par la communauté internationale sur les Etats coupables de crimes contre l’humanité ..

Les pressions exercées par certains Etats sur d’autres Etats font partie de la vie internationale quotidienne. Ce phénomène est universel, et existe depuis que les hommes vivent en groupe ou en communautés. Le plus souvent, ces pressions sont faites d’une manière illégitime, voire indigne ou scandaleuse … Mais il existe aussi des causes nobles …. C’est précisément le cas pour la condamnation des crimes contre l’humanité, plus simplement : des atrocités commises contre des hommes, des femmes, des enfants ..

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CONCLUSIONS.

1 - TOUTES LES LOIS MEMORIELLES SONT ANTI-CONSTITUTIONNELLES. Bien plus : elles sont contraires aux Principes généraux du droit, tels qu’ils sont proclamés par les déclarations universelles, et admis par la morale. IL N’EXISTE AUCUNE EXCEPTION A CETTE REGLE.

Ces lois doivent être abrogées - toutes - pour trois raisons au moins :

- Elles sont votées par des institutions qui n’ont AUCUNE QUALITE pour les édicter. Aucun parlement n’a le droit, de décréter que tel ou tel fait est LA vérité historique. Une loi qui a cette prétention, est totalement dépourvue d’effet juridique. En droit, la cause la plus grave de nullité est celle qui résulte d’un acte réalisé par une autorité incompétente pour l’accomplir.

- Elles sont contraires à la liberté de pensée et d’expression. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, et - dans le cadre des limites raisonnables fixées par la loi -, de s’exprimer. L’abus  de la liberté d’expression peut être punissable, non pas parce qu’un parlement a cru pouvoir décréter abusivement ce qu’il considère comme la vérité, mais en fonction d’autres normes.

- Les lois mémorielles sont toutes discriminantes. Même si les organes législatifs étaient compétents pour voter des lois mémorielles - ce qu’ils ne sont pas -, il faudrait, IMPERATIVEMENT, QUE TOUS LES GENOCIDES soient juridiquement traités de la même manière.

Un auteur a excellemment résumé la question en disant que les lois mémorielles violent le droit, l’histoire, et la liberté.

2 - LA POSSIBILITE OUVERTE DEPUIS PEU A TOUT CITOYEN FRANCAIS DE CONTESTER, AU NOM DE LEUR CARACTERE INCONSTITUTIONNEL, LES LOIS QU’ON PRETEND LUI APPLIQUER, ouvre désormais largement un débat …..

(A suivre …..).
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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

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BADINTER Robert, Le Parlement n’est pas un tribunal, Le Monde, 15-16 janvier 2012, page 17.

BRICMONT Jean, La mauvaise réputation de Noam CHOMSKY, Le monde diplomatique, avril 2001.

Du ROY Ivan, Relents de négationnisme à l’Assemblée nationale, Témoignage chrétien, 21 avril 2005.

GOLNADEL Gilles - William, Préface de l’ouvrage de reynald SECHER ..

KERVICHE Erwann, La constitution, le chercheur et la mémoire,

Rapport ACCOYER. Rapport d’information n° 1262 du 18 11 2008. Disponible sur le site www.assemblee-nationale.fr

MELENNEC Louis, Les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide ..

PETITION contre la loi du 23 février 2005.

SECHER Reynald, Du génocide au mémoricide, Paris, 2011, éditions du Cerf.

VEDEL Georges, Les questions de constitutionnalité posées par la loi de 2001, in François LUCHAIRE, Un républicain au service de la République, publications de la Sorbonne, 2005.

(A SUIVRE …… Article en cours d’élaboration).

L’AFFAIRE LE PEN . UN CRIME GRAVISSIME CONTRE LA DEMOCRATIE .

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Un pays capable d’exclure 20 pour cent de ses citoyens des élections présidentielles, quel que soit le parti auquel ils appartiennent, commet un crime impardonnable contre les lois de la démocratie. Un tel pays, et ceux qui induisent et permettent de tels actes sont méprisables. Les Bretons et les Vendéens, en disant celà, savent de quoi ils parlent.

Pour reprendre l’expression de Claude REICHMAN, la France est une DEMOCRATIE TOTALITAIRE : il est permis (parfois) de voter, en aucun cas de prendre part à la moindre décision, le pouvoir étant entre les mains d’un quarteron d’incompétents que les scrupules n’étouffent pas.

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Les lois actuellement en vigueur en France, pays, patrie et inventrice des droits de l’homme - par auto-proclamation -, exigent, pour que les candidats à l’élection présidentielle puissent se présenter au suffrage des électeurs, qu’ils soient ” parrainés ” par 500 élus, députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux et généraux …. Le nom de ces élus est rendu public. Madame Marine Le Pen, qui ne dispose que de 440 parrainage, a saisi le Conseil d’Etat, aux fins de faire décider que la publicité donnée aux noms des “parrains” est de nature à empêcher ceux-ci de donner librement leur suffrages aux candidats de leur choix, et que, dès lors, seul l’anonymat est de nature à rendre ce processus des parrainages démocratique. Sans être grand juriste, il est d’une absolue évidence, compte tenu des pressions de toutes natures qui s’exercent sur les élus (des preuves surabondantes ont été rapportées de ces manoeuvres répugnantes), que les dispositions légales actuelles sont contraires à la constitution, et surtout aux principes généraux du droit.

Le Conseil constitutionnel, dans son arrêt du 21 février 2012, a décidé que non seulement la publicité donnée aux nom des ” parrains ” des candidats ne nuit en rien au processus démocratique garanti par la Constitution (dans son article 4), mais que la démocratie s’en trouve renforcée, les lois actuelles ” favorisant le principe de la transparence de l’élection présidentielle ” !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les clés de l’élection présidentielles sont donc remises entre les mains partiales et malpropres des partis puissants, les électeurs sont dépossédés de leurs droits. Le ” système ” est verrouillé par les incompétents et par les magouilleurs.

Un nouvel exploit pour la Patrie des Droits de l’Homme !

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LECTURES PREALABLES.

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FRANCE INTER, L’INVENTION DE LA FRANCE, MELENNEC

QUELLE CONSTITUTION POUR LA BRETAGNE ? Louis MELENNEC (in ABP).

OU L’ON REPARLE LIBREMENT DE LA CONSTITUTION BRETONNE (Blog de Louis MELENNEC).

Les crimes contre l’humanité et le génocide perpétrés en Bretagne et en Vendée en 1793 et en 1794 par le pays autoproclamé des Droits de l’homme (Blog de Louis MELENNEC).

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LE PRESENT ARTICLE A ETE REDIGE EN 2002, à l’occasion des élections présidentielles. J’ai été consulté, à l’époque, sur le point de savoir si l’obstacle créé par les dispositions juridiques en vigueur, qui éliminent un certain nombre de candidats, d’entrée de jeu, au seul motif qu’ils ne disposent pas du nombre légal de parrainages, est ou non conforme à la Constitution (française).

J’ai exposé mon analyse en son temps.

Le problème posé étant strictement le même qu’aujourd’hui, cette analyse reste tout à fait valable au regard du droit constitutionnel. La possible élimination de certains candidats de l’élection présidentielle prochaine, alors qu’il représentent virtuellement PLUSIEURS MILLIONS d’électeurs, est un scandale au regard des lois de la démocratie.

C’est en vertu des lois de cette nature que les Bretons sont éliminés des médias, n’ont aucun droit de déterminer dans quelles conditions et par qui leur langue doit être enseignée, sont éliminés de l’enseignement de leur histoire nationale, N’ONT JAMAIS ETE CONSULTES SUR LEUR SORT, ne participent EN RIEN à la gestion de leurs affaires nationales.

Ce temps passera. La famille LE PEN n’est certainement pas un espoir pour la démocratie. Madame LE PEN ne cache pas sa haine contre la langue vénérable de ses ancêtres, ni sa volonté de vouloir la suppression de la Charte européenne des minorités nationales. C’est une raison de plus pour la traiter avec justice, comme les autres : LA LOI EST LA MÊME POUR TOUS. L’ éliminer des élections présidentielles est UN CRIME AUTHENTIQUE CONTRE LA DEMOCRATIE, dans LA PURE TRADITION DE LA FRANCE, pays anti-démocratique par nature et par essence.

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CONSULTATION ECRITE REDIGEE EN 2002 PAR LOUIS MELENNEC, exposée dans les radios ” accessibles ” démocratiquement.

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L’ EXIGENCE DES 500 PARRAINAGES EST CONTRAIRE A LA CONSTITUTION.

Le Président qui sortira des urnes, au soir du deuxième tour, n´aura aucune légitimité constitutionnelle.

 

Les 500 parrainages sont contraires à la Constitution française. Le Président de la République qui sortira des urnes au soir du deuxième tour n’aura aucune légitimité constitutionnelle.

I. SUR L’INTENTION DES AUTEURS ET DES REFORMATEURS DE LA CONSTITUTION DE 1958.
Lorsqu´un texte juridique est obscur, hypothèse qui se multiplie avec la croissance exponentielle de l´incompétence des rédacteurs dans les ministères et au Parlement, les juristes se reportent souvent aux travaux “préparatoires” qui ont précédé, en leur temps, l´élaboration dudit texte : les discours et les écrits des inspirateurs de la loi ou de la réforme, les débats et rapports parlementaires, les articles spécialisés au moment des discussions, etc.

La réforme de l´élection du Président de la République, approuvée par référendum le 28 Octobre 1962,est l´œuvre du général de Gaulle. Au lendemain de l´attentat du Petit Clamart, dans lequel il faillit perdre la vie, il décida de précipiter la révision à laquelle il pensait de longue date.

En 1958, pour ne pas rompre brutalement avec les traditions de la troisième et de la quatrième Républiques, qui conféraient au Parlement le privilège exclusif de désigner le Président, il avait dû accepter d´être élu par un collège électoral élargi, composé des parlementaires, des membres des conseils généraux et des assemblées des territoires d´outre mer, ainsi que des représentants des conseils municipaux. Le caractère élitiste de ce collège, composé de 80000 électeurs environ, le condamnait à disparaître tôt ou tard.

Les travaux et les réflexions qui ont précédé et entouré la réforme de 1962 sont bien connus, par les écrits et déclarations du général de Gaulle, les articles et ouvrages de Michel Debré, d´Alain Peyrefitte et d´autres auteurs. Les livres récents d´Alain Peyrefitte ont apporté de nouveaux éléments intéressants sur la matière, qui fut amplement discutée lors des conseils ministériels des 19 septembre, 26septembre, 2octobre 1962.

Les intentions du Général étaient claires, non ambiguës : il s´agissait de soustraire d´une manière catégorique et définitive l´élection du Président de la République aux jeux malsains des partis, aux tractations et combinaisons auxquelles ils se livraient depuis près d´un siècle au début de chaque septennat, desquels étaient sortis, à de rares exceptions près, de fort médiocres personnages, et que seul leur manque d´épaisseur et leur maladive aptitude aux compromis avaient propulsé à la magistrature suprême.

Les candidats à la présidence devaient pouvoir se présenter sans entraves devant les électeurs. Le Général de Gaulle souhaitait qu´il n´y ait aucune condition préalable au scrutin : ” la démocratie, c´est précisément, que tout le monde puisse se présenter, le peuple fera le tri ! Il le fait bien pour une élection législative ; il le fera à plus forte raison à l´échelle de la Nation! “. Les postulants se feraient connaître par leurs qualités intrinsèques, leur ” équation personnelle “, la solidité de leur Projet, leur aptitude à servir le pays; d´instinct, les Français choisiraient le meilleur: ” le pays, dans sa masse, sera guidé, le moment venu, par une sorte d´instinct; il élira quelqu´un qui ne 1oit pas un extrémiste. .. quand un choix politique peut engager son destin, il est élémentairement nécessaire que le pays fasse lui même son choix; son instinct l´y pousse, le bon sens aussi “.

La liberté du scrutin susciterait des candidatures multiples, y compris en dehors du champ médiocrement clos des milieux politiques. S´il advenait que par ses qualités éminentes, un citoyen de grande valeur mérite les suffrages populaires, il pourrait être élu sans que les partis puissent y redire. Le pouvoir de choisir son Chef serait rendu au peuple souverain, seul maître de sa destinée. Les partis seraient réduits dans leur capacité de nuisance, et cantonnés, dans une matière aussi importante, au rôle qu´ils n´auraient jamais dû quitter celui de spectateur, tout au plus celui d´acteur secondaire : ” le peuple est souverain ; la souveraineté vient de lui ; il la détient tout entière ; il peut la déléguer, mais il la possède. Il faut un accord profond entre le Président et le pays… que mon successeur soit élu du peuple, et non des partis… les Français ont été dépossédés par le Parlement de leur souveraineté ; ils vont pouvoir faire saute-mouton par dessus les intermédiaires abusifs.

Le rappel de ces quelques citations, parmi de très nombreuses autres, ne laisse aucun doute : la réforme constitutionnelle de 1962 a sans aucune ambiguïté, voulu restituer au peuple souverain le droit de choisir lui même son Président.

Nous allons voir que la réforme instaurant les 500 signatures, par la loi organique du 18 juin 1976, pour effet de le priver à nouveau de ses prérogatives, au seul bénéfice de la classe politique dominante, et ce sous des prétextes sibyllins.

II. SUR LA LETTRE DE LA CONSTITUTION.

L´argument le plus puissant, incontournable, est tiré de la Constitution elle-même. Aux termes de son article 6, ” le Président de la République est élu au suffrage universel direct “. Le système des 500 parrainages a pour effet, non seulement de vider ces dispositions de leur contenu, mais de créer une situation exactement contraire à celle voulue par les constituants.

1 - Aux termes de la loi organique numéro 76-528 du 18 juin 1976, les candidats autorisés à se présenter au premier tour de scrutin, sont présélectionnés par un corps de ” grands électeurs “, de 36 000 notables environ, comprenant pour l´essentiel les parlementaires, les conseillers régionaux et généraux, les membres des assemblées des territoires d´Outremer, les maires, maires associés et des arrondissements des grandes villes.

Cette présélection ne constitue pas seulement un ” filtre “, un barrage légitime aux candidatures surnuméraires ou fantaisistes, mais une pré - élection, un premier tour de scrutin qui ne dit pas son nom. Ce sont les ” grands électeurs “, et eux seuls, qui tiennent entre leurs mains le sort des ” pré-candidats “, et qui décident souverainement du nom de ceux qui seront inscrits sur la liste établie par le Conseil constitutionnel, celui-ci étant confiné au rôle de gardien de la régularité des opérations, de la validité des signatures, du consentement des personnes ” présentées “.

Ne franchissent le barrage de ce premier tour, par définition que ceux qui, issus du ” système “, ont reçu son agrément - parce qu´ils en font partie -, ou n´en ont pas été exclus par des manœuvres actives d´intimidation ou de pression exercées sur les grands électeurs .

2 - Malgré les apparences formelles d´une élection au suffrage universel, les citoyens, dont la souveraineté est péremptoirement affirmée et proclamée, sont dépossédés du choix véritable, celui-ci s´opérant en dehors d´eux, par des manœuvres auxquelles ils n´ont aucune part. Il leur est seulement laissé la faculté de confirmer la présélection faite par d´autres, de donner leur onction, tout au plus, à l´un des candidats désignés par les formations politiques dominantes.

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CONCLUSION.

Le système instauré par la loi organique du 18 juin 1976 dépossède les citoyens des prérogatives qui leur avaient été attribuées par les réformateurs de 1962, et qu´imposent dans des termes clairs et non ambigus les dispositions de l´article 6 de la Constitution. On ne se trouve plus en présence d´un ” suffrage universel direct “, mais d´un scrutin à deux degrés, c´est à dire indirect. Libérée par la réforme de 1962, l´élection présidentielle est redevenue captive des partis, c´est à dire des notables: ceux- ci, par des manœuvres sibyllines, se sont réemparés de ce qui ne leur appartient pas.

Ainsi se trouve à nouveau réalisée cette hypothèse que redoutait le plus le général de Gaulle: ” Ou bien les élus accordent une véritable investiture, en procédant une véritable élection par un collège restreint; ou bien on renonce à ce système, on adopte le suffrage universel dans toute son ampleur : alors, il ne doit pas y avoir de condition préalable “.

Fait à Paris, janvier 2002.

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LETTRE A M. JEAN MARIE LE PEN, ET A MADAME MARINE LE PEN.

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La lettre qui suit parviendra à M. LE PEN et à sa fille. Cela est une certitude.

LES LE PEN NE SONT PAS PLUS FRANCAIS QUE MOI : ILS SONT BRETONS.

JUSQU’AU JOUR OU LES CONTENTIEUX - d’une lourdeur écrasante -, entre la Bretagne et la France, seront réglés par UN TRAITE INTERNATIONAL, cette fois conclu selon les règles du droit international, ils porteront simplement un passeport français, qui ne PEUT DEFINIR LEUR NATIONALITE, si ce n’est d’une manière purement formelle.

Je ne leur en veux pas de se croire Français. M. LE PEN a été élevé dans les écoles de la République française.  Il y a subi le même lavage de cerveau que tous les élèves, simplement en apprenant ce qui y était enseigné, en premier lieu l’histoire d’un pays étranger, substituée à la nôtre. Son père a perdu la vie dans une guerre qui ne concernait que la France, EN AUCUN CAS la Bretagne. 200 000 Bretons se sont trouvés fauchés dans les mêmes conditions. Chaque famille bretonne est concernée par cette énorme hémorragie, dont la mienne. Nous savons aussi que cette guerre, dans laquelle nous n’avions pas notre place, aurait pu être interrompue beaucoup plus tôt, si Clémenceau, considéré comme un héros national en France, n’avait voulu, avec une férocité incroyable, la poursuivre à tout prix, malgré les propositions de paix qui furent faites à la France. L’humiliation infligée par la France à ses adversaires, en 1918 et en 1919 est largement responsable de la seconde guerre mondiale.

Notre pays, la Bretagne, n’a jamais eu le moindre contentieux avec l’Allemagne, et n’en aura pas.

L’une de nos Duchesses - Anne de Bretagne - a même épousé un Roi de Rome, a porté le titre prestigieux de reine des Romains, et fût devenue Impératrice du Saint Empire Romain Germanique lorsque Maximilien d’Autriche, son mari, est devenu Empereur en 1508 - si la France n’avait jeté ses hordes soldatesques sur la Bretagne, et détruit nos armées le 28 juillet 1488 à Saint Aubin-du-Cormier.

Qui plus est, Anne de Bretagne, A DEPENSE UNE ENERGIE CONSIDERABLE pour réaliser le mariage de sa fille CLAUDE, duchesse de Bretagne , avec Charles de Gand, le futur CHARLES QUINT, le plus puissant souverain de la Chrétienté.  Deux traités en bonne et due forme, furent signés à cet égard en 1501 et en 1504. C’est la France, une fois de plus, qui a fait échouer ce mariage.

(Voir Mélennec, Claude de France, ABP. Sismondi, page 149 …)

Ce n’est pas tout : à défaut d’avoir pu marier CLAUDE de BRETAGNE au futur Empereur du Saint Empire germanique ( = allemand), c’est sa deuxième fille, RENEE DE FRANCE ET DE BRETAGNE qui aurait dû devenir impératrice : encore une fois, la France, notre si aimable et aimante marâtre, fit échouer le projet (Je vous en reparlerai; en attendant, lire : MORICE, II, 250; Preuves, III, 977 et suivantes, 1373 et suivantes. MIGNET, Rivalités de François 1er et de Charles QUINT, pages 63, 125, 168 et suivantes, Genève 1978; Anne PUAUX, La huguenote Renée de France, Paris, 1997, Hermann, pages 3, 4, 5, 12, 18, 19, 22, 33, 34, 41, 67, 68 ….).

Tout nous rapproche des Allemands, ce peuple travailleur, économe, efficace, fidèle à ses valeurs et au respect de sa parole : par le sérieux, le caractère, la personnalité, les Allemands sont nos cousins germains, là ou le rapprochement franco-allemand, si louable soit-il, n’est qu’une démarche de raison. Tout NOUS OPPOSE AUX FRANCAIS … Dans la crise actuelle, les Allemands sont FURIEUX qu’on leur impose, une fois de plus, de mettre la main à la poche pour financer la corruption et la fraude fiscale grecques : en Bretagne, nous sommes au moins aussi furieux : nos finances ne doivent EN AUCUN CAS servir à financer l’incompétence de la France.

On a souvent répété à Jean Marie LE PEN que son père est mort pour la France. Selon le catéchisme enseigné dans les écoles de la République, cela faisait alors de lui un héros. Comment sa famille n’en aurait-elle pas tiré, dans son chagrin, un grand sentiment de fierté de cette disparition héroïque ? Je respecte la vénération de Marine LE PEN pour son grand père. Mais je le dis clairement : il n’aurait pas dû mourir dans une guerre dans laquelle la Bretagne n’avait rien à faire. Si vous n’avez pas connu votre grand père, madame LE PEN, posez vous d’abord la question : pourquoi ?

Nous savons maintenant, en Bretagne,  que les centaines de milliers de Bretons qui ont combattu sous l’uniforme français, ne sont pas morts POUR la France, mais PAR LA FRANCE. Mais pour arriver à cette analyse, aujourd’hui très claire dans l’esprit de centaines de milliers de Bretons, que de réflexions, que de recherches, que de démarches : il a fallu - en ce qui me concerne - une QUARANTAINE D’ANNEES pour éliminer totalement de mon esprit les scories de l’enseignement malhonnête qui m’a été infligé par l’école de ” LA ” république. Aujourd’hui, les Bretons connaissent leur histoire, ils savent qu’on leur a menti, qu’ils ont été manipulés mentalement, d’une manière aussi médiocre que coupable, pendant UN SIECLE ET DEMI, de 1789 à 1950, approximativement, au moyen d’un instrument à laver les esprits, terriblement efficace : l’école.

Mon grand-père, maire radical d’une petite commune du Finistère pendant 25 ans, au temps du père Combes, au début du 20 ème siècle, était anti-clérical, et se croyait français, puisqu’il avait du ” ingurgiter ” le catéchisme de la religion française, lui aussi, par coeur. Ce fut aussi le chemin de mon père (décédé en 1975). Ce fut encore mon destin, jusqu’à ce qu’on mette entre mes mains une Histoire de la Bretagne, composée par Yann BREKILIEN (voir ce nom), qui est devenu un ami, jusqu’à sa mort, très récente. Là, j’ai compris à quel point, comme eux, mon cerveau avait été lavé et lessivé par la puissance coloniale. Il y a quarante ans de cela.

Voici l’extrait de l’article que j’ai publié en 2009 dans l’Agence Bretagne Presse :

 PARIS— Quelle Constitution pour la Bretagne ? Le temps est venu pour les Bretons de redevenir adultes et de reprendre en mains leur destin Tout le monde le sent bien : il est en train de se passer des choses importantes en Bretagne … La réapparition de la Bretagne sur la scène internationale comme Etat à part entière, ne dépend que de la détermination des Bretons. Ils ne doivent attendre d’aide que d’eux mêmes. le droit international est résolument en faveur des pays et des peuples qui jadis furent envahis par les armées étrangères, réduits par la force armée, annexés et acculturés. La pérennisation de la situation actuelle est le seul résultat de la lâcheté, de l’apathie, de l’aboulie, de rien d’autre. Les “vieux”, lessivés par le lavage des cerveaux post-révolutionnaire, accentué à partir de 1830 – et surtout par la Troisième République, à partir de 1870 – avaient conçu un sentiment très puissant de honte à l’égard de leur véritable identité, et épousé par force celle de la France, laquelle, enseignée à l’école, constituait un catéchisme si drastique qu’on ne pouvait lui échapper. Mon grand père, maire radical et anti-clérical, pendant vingt-cinq ans, d’une petite commune du pays bigouden, devait se sentir français, sans aucun doute, faute d’avoir eu le droit d’être breton. Mon père, je crois, se trouvait dans la même situation, quoique parfaitement bilingue. Quant à moi, les grossiers sabots de bois français, bien que je n’en eusse qu’une conscience imparfaite, me firent toujours mal aux pieds. Pour nous, le problème n’était même plus posé. Nos parents étaient, sans savoir d’une manière claire ce qui leur était arrivé, totalement ignorants de leurs origines lointaines, avaient répudié leur langue maternelle comme instrument de communication avec leurs enfants, encore meurtris par les punitions incessantes dont ils avaient été victimes à l’école, convaincus de l’infériorité consubstantielle à la langue bretonne, alors dénommée – selon ces jolies appellations nées de la colonisation culturelle française – de termes charmants, tels que “jargon”, “patois”, “dialecte”… Pire : l’idiome qui leur servait à s’exprimer, n’était évidemment pas une langue, tout au plus un amas de résidus anté-préhistoriques, de quelques onomatopées dissonnantes, de borborygmes échappés de l’époque des dinosaures, des cavernes de Cro-Magnon, voire pire encore. On leur avait enseigné cela, en les frappant pour mieux éveiller leur intelligence. Quel moyen avaient-ils de penser que ce n’était pas la vérité ? Convaincus de nous rendre service, ils avaient décidé de nous éviter les souffrances morales qu’on leur avait infligées à l’école, maîtrisée d’une manière absolue par le colonisateur : ils nous élevèrent donc en français, dans cette langue qui nous était étrangère, n’étant pas celle de nos aïeux. À l’image de ces parents juifs – on ne peut penser à cela sans être indigné contre l’espèce humaine, non pas contre les parents, ces malheureux que la sottise des hommes a conduits à de telles attitudes pour tenter de protéger leurs enfants –, qui ont dissimulé à leur descendance leur appartenance au peuple juif, les ont baptisés dans la religion chrétienne, ont renoncé pour eux au rite ancestral de la circoncision, afin qu’ils ne portent pas sur eux un stigmate qui eût permis de les identifier (Albert Memmi, Portrait d’un juif, p. 56 et suivantes : chapitre Le malheur d’être juif, Gallimard, 1982, Coll. Idées. Un très grand livre, à lire absolument), ils ont contribué, dans le prolongement de la politique française d’acculturation du peuple breton, à nous décerveler. Pauvres parents ! Non seulement nous ne vous en voulons pas, mais nous compatissons qu’on vous ait acculés à de tels actes, qui ne peuvent avoir été induits que par des sauvages. Presque tous les enfants de ma génération ont eu le malheur de n’avoir jamais eu de conversation avec leurs grands parents : ils s’exprimaient en breton, nous ne comprenions pas cette langue, qu’on nous avait même dit être ridicule. C’est une blessure, une amputation dans notre développement affectif, intellectuel, mental, que nous n’avons comprises que plus tard. [ Voir le site ] article «Le syndrome breton» et/ou [Voir ABP 13553] sur ABP. La réflexion linguistique n’était pas très élaborée en France, et était inutile, de ce point de vue, puisque la langue française, Universelle selon ses locuteurs, le plus pur joyau sécrété par le cerveau de l’homme depuis que celui-ci a commencé à parler, ne pouvait, selon cette religion, d’un nationalisme nombriliste et primitif, être mise en cause. Pas un homme sensé qui, dans mon enfance, aurait osé dire ce que clament aujourd’hui les linguistes, sans l’ombre d’un scrupule : la langue française n’est, par nature, qu’un patois comme les autres, mais qui a réussi en écrasant les plus vulnérables. Voir, notamment, les ouvrages de Henriette Walter et de Claude Hagège. Citation à retenir par coeur: “Il n’y a aucune hiérarchie de valeur entre une langue, un dialecte, et un patois. Le français, en tant que forme particulière prise par le latin parlé en Île-de-France, est à l’origine un patois du latin ; [ce que l’on dénomme] les patois, ne sont pas du français déformé : Le français n’est qu’un patois qui a réussi” ; in Le français dans tous les sens, Henriette Walter, Le livre de poche, Paris 1988, p. 18. Je n’ai pas qualité pour savoir encore si le sens de la phrase dont je vous ai révélé l’existence, tirée de ma correspondance avec un grand linguiste breton, est exact : « La langue française est l’un des idiomes les plus minables d’Europe ». Le savoir de l’auteur est d’un tel niveau que cette hypothèse mérite d’être élucidée et travaillée. (Je publierai un jour des extraits de cette correspondance, qui s’étale sur plusieurs années).

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=13860&key=evit&key1=

” QUELLE CONSTITUTION POUR LA BRETAGNE ? Le temps est venu pour les Bretons de redevenir adultes et de reprendre en mains leur destin Tout le monde le sent bien : il est en train de se passer des choses importantes en Bretagne … La réapparition de la Bretagne sur la scène internationale comme Etat à part entière, ne dépend que de la détermination des Bretons. Ils ne doivent attendre d’aide que d’eux mêmes. le droit international est résolument en faveur des pays et des peuples qui jadis furent envahis par les armées étrangères, réduits par la force armée, annexés et acculturés.

La pérennisation de la situation actuelle est le seul résultat de la lâcheté, de l’apathie, de l’aboulie, de rien d’autre. Les “vieux”, lessivés par le lavage des cerveaux post-révolutionnaire, accentué à partir de 1830 – et surtout par la Troisième République, à partir de 1870 – avaient conçu un sentiment très puissant de honte à l’égard de leur véritable identité, et épousé par force celle de la France, laquelle, enseignée à l’école, constituait un catéchisme si drastique qu’on ne pouvait lui échapper.

Mon grand père, maire radical et anti-clérical, pendant vingt-cinq ans, d’une petite commune du pays bigouden, se sentait français, sans aucun doute, faute d’avoir eu le droit d’être breton. Mon père, se trouvait dans la même situation, quoique parfaitement bilingue. Quant à moi, les grossiers sabots de bois français, bien que je n’en eusse qu’une conscience imparfaite, me firent toujours mal aux pieds. Pour nous, le problème n’était même plus posé.

Nos parents étaient, sans savoir d’une manière claire ce qui leur était arrivé, totalement ignorants de leurs origines lointaines, avaient répudié leur langue maternelle comme instrument de communication avec leurs enfants, encore meurtris par les punitions incessantes dont ils avaient été victimes à l’école, convaincus de l’infériorité consubstantielle à la langue bretonne, alors dénommée – selon ces jolies appellations nées de la colonisation culturelle française – de termes charmants, tels que “jargon”, “patois”, “dialecte”… Pire : l’idiome qui leur servait à s’exprimer, n’était évidemment pas une langue, tout au plus un amas de résidus anté-préhistoriques, de quelques onomatopées dissonnantes, de borborygmes échappés de l’époque des dinosaures, des cavernes de Cro-Magnon, voire pire encore. On leur avait enseigné cela, en les frappant pour mieux éveiller leur intelligence. Quel moyen avaient-ils de penser que ce n’était pas la vérité ? Convaincus de nous rendre service, ils avaient décidé de nous éviter les souffrances morales qu’on leur avait infligées à l’école, maîtrisée d’une manière absolue par le colonisateur : ils nous élevèrent donc en français, dans cette langue qui nous était étrangère, n’étant pas celle de nos aïeux. À l’image de ces parents juifs – on ne peut penser à cela sans être indigné contre l’espèce humaine, non pas contre les parents, ces malheureux que la sottise des hommes a conduits à de telles attitudes pour tenter de protéger leurs enfants –, qui ont dissimulé à leur descendance leur appartenance au peuple juif, les ont baptisés dans la religion chrétienne, ont renoncé pour eux au rite ancestral de la circoncision, afin qu’ils ne portent pas sur eux un stigmate qui eût permis de les identifier (Albert Memmi, Portrait d’un juif, p. 56 et suivantes : chapitre Le malheur d’être juif, Gallimard, 1982, Coll. Idées. Un très grand livre, à lire absolument), ils ont contribué, dans le prolongement de la politique française d’acculturation du peuple breton, à nous décerveler. Pauvres parents ! Non seulement nous ne vous en voulons pas, mais nous compatissons qu’on vous ait acculés à de tels actes, qui ne peuvent avoir été induits que par des sauvages. Presque tous les enfants de ma génération ont eu le malheur de n’avoir jamais eu de conversation avec leurs grands parents : ils s’exprimaient en breton, nous ne comprenions pas cette langue, qu’on nous avait même dit être ridicule. C’est une blessure, une amputation dans notre développement affectif, intellectuel, mental, que nous n’avons comprises que plus tard. [

LIRE ET ECOUTER, SUR L’IMPOSTURE FRANCAISE ET SES GRAVES CONSEQUENCES EN BRETAGNE :

- Le bêtisier des langues, par Louis MELENNEC, émission diffusée sur Lumière 101.

- Le syndrome breton, par Louis MELENNEC (ABP).

La réflexion linguistique n’était pas très élaborée en France, et était inutile, de ce point de vue, puisque la langue française, Universelle selon ses locuteurs, le plus pur joyau sécrété par le cerveau de l’homme depuis que celui-ci a commencé à parler, ne pouvait, selon cette religion, d’un nationalisme nombriliste et primitif, être mise en cause. Pas un homme sensé qui, dans mon enfance, aurait osé dire ce que clament aujourd’hui les linguistes, sans l’ombre d’un scrupule : la langue française n’est, par nature, qu’un patois comme les autres, mais qui a réussi en écrasant les plus vulnérables. Voir, notamment, les ouvrages de Henriette Walter et de Claude Hagège. Citation à retenir par coeur: “Il n’y a aucune hiérarchie de valeur entre une langue, un dialecte, et un patois. Le français, en tant que forme particulière prise par le latin parlé en Île-de-France, est à l’origine un patois du latin ; [ce que l’on dénomme] les patois, ne sont pas du français déformé : Le français n’est qu’un patois qui a réussi” ; in Le français dans tous les sens, Henriette Walter, Le livre de poche, Paris 1988, p. 18.

J’ai beaucoup plus étrange à vous raconter. J’ai entretenu une correspondance suivie avec un grand linguiste breton, dont je dois encore taire le nom pendant quelque temps, pendant plusieurs années. Je n’ai pas qualité pour savoir encore si le sens de la phrase dont je vous ai révélé l’existence, tirée de ma correspondance avec ce linguiste - infiniment plus brillant que les linguistes français, je ne dis absolument pas cela parce que je suis breton -  est exact : « LA LANGUE FRANCAISE EST L’UN  DES IDIOMES LES PLUS MINABLES D’EUROPE ». Le savoir de l’auteur est d’un tel niveau que cette hypothèse mérite d’être élucidée et travaillée. (Je publierai un jour des extraits de cette correspondance, qui s’étale sur plusieurs années).

Source : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=13860&key=evit&key1=

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ARTICLE EN COURS DE REDACTION : LA FRANCE, MODELE DE L’ANTI - DEMOCRATIE. QU’EST-CE QU’UNE DEMOCRATIE TOTALITAIRE ?

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A suivre …

UN DEUXIEME GENOCIDE, PEUT-ÊTRE UN TROISIEME : LA FRANCE CUMULE LES EXPLOITS. Lettre au Président LECHTIMY .

Docteur Louis MELENNEC 

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 M. le Président LETCHIMY

Conseil régional de Martinique

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Tél. 06 75 90 46 22

Mail : sletchimy@assemblee-nationale.fr

 

 

 

 

 

 

Reconnaissance du GENOCIDE BRITO-VENDEEN

Copies : M.M. Louvrier, Ayrault, Auxiette.

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Monsieur le Président,

 

 

Le 7 février dernier, vous avez tenu à l’Assemblée nationale des propos très forts sur les civilisations auto-proclamées supérieures. Votre discours est accessible sur Internet, sous la forme d’une vidéo. Il a soulevé une émotion considérable, au point que le gouvernement et les députés de la majorité ont cru devoir quitter l’hémicycle.

 

Nous, Bretons et Vendéens sommes concernés au premier chef et au premier degré par vos déclarations.

 

Comme vous le savez, Bretons et les Vendéens ont été victimes de crimes contre l’humanité, et d’un génocide abominable, non prescrits, en 1793 et en 1794.

 

Les atrocités commises par les armées françaises dépassent l’entendement. Si nous n’étions sur-documentés sur cette hallucinante affaire, personne ne voudrait nous croire, tant elles dépassent l’imagination.

 

Vous trouverez ci-joints, deux documents qui ont été publiés récemment, en France, en Turquie, et dans d’autres pays .

 

Notre volonté est de faire reconnaître ce génocide, et de faire voter par le Parlement Turc un texte identique à celui adopté par le Parlement français, afin que nul ne puisse plus jamais nier ce génocide, sous peine des mêmes sanctions, très lourdes, que celles votées en France à l’encontre des négateurs des génocides juifs et arméniens.

 

Une proposition de loi a été déposée en 2007 sur le bureau de l’Assemblée nationale, par M.M. LUCA, de CHARETTE, et d’autres députés (A.N., proposition n° 387, 2007).

 

Nous insistons pour que vous vous mettiez en rapport avec vos collègues, afin que le tabou scandaleux sur cette affaire soit définitivement levé.

 

 

 

 

 

Je me tiens prêt, le cas échéant, à intervenir avec vous dans toute manifestation qui permettrait à la vérité d’éclater, enfin, après plus de deux siècles d’attente de la part des victimes, qui sont bien loin d’avoir oublié ces horreurs, de la part d’un pays qui s’autoproclame, la « patrie des droits de l’homme » , pire : l’inventeur de ces droits, dont l’origine remonte, ni plus ni moins, à la Haute antiquité.

 

J’apprends ce jour que des maires vendéens et bretons se concertent pour que soit érigé à Nantes, un grand mémorial en hommage aux victimes de ces crimes monstrueux, les autorités municipales n’ayant pas même fait apposer une plaque commémorative sur les bords de la Loire, fleuve dans lequel furent noyés, dans des conditions affreuses, 5000 victimes.

 

Recevez, monsieur le Député, l’assurance de mes cordiaux sentiments.

 

 

 

 

 

Dr Louis MELENNEC, docteur en droit et en médecine, ex-consultant près la Médiateur de la République française, candidat à sa succession en 1998.

 

 

 

 

DEUX PIECES VOUS SONT ADRESSEES PAR COURRIEL CE JOUR :

 

1 – Un article très référencé sur le génocide brito-vendéen, publié dans le blog de Louis MELENNEC.

2 – La lettre aux autorités Turques, publié dans le site de l’Agence bretagne presse (ABP).

 

 

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LE GENOCIDE CAMEROUNAIS, et l’OEUVRE CIVILISATRICE DE LA FRANCE : D’UN GENOCIDE A L’AUTRE .

 

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Les usagers français de la route, qui croisent un chemin de fer, sont charitablement avertis par une pancarte : ” Attention, UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE “. En France aussi, UN GENOCIDE PEUT EN CACHER PLUSIEURS AUTRES.

On sait maintenant que le génocide brito-vendéen n’a pas été isolé.

AU CAMEROUN, si on en croit les journaux Le Monde, Le canard enchainé, l’Express, un véritable génocide a été perpétré par la France, peu avant l’indépendance. Bilan : 100 000 morts.

Ce n’est pas tout, bien sûr. Selon certains auteurs, LA COLONISATION DE l’ALGERIE se serait soldée par la “disparition” d’un tiers de sa population de 1830 (David EL KENZ, Le massacre, objet d’histoire, page 267, Gallimard 2005, collection folio histoire). Je n’ai aucune donnée précise sur la véracité de ce chiffre. Mais des chercheurs y travaillent. Si ce que l’on dit est vrai, la Turquie a envisagé ces dernières semaines de se servir de ces données. Elle a quelque peu calmé son ardeur : le territoire qui s’appellera plus tard l’Algérie a été conquis - en partie au moins - par les Turcs. On possède des témoignages sanglants de la manière dont cela s’est réalisé, et sur les actes commis par les Turcs qui ont maintenu sous le joug les zones contrôlées par eux jusqu’en 1830. De même, les conquêtes turques ont été d’une cruauté rare. Il y a apparence, ce jour, que les horreurs commises par la France et par la Turquie se neutralisent mutuellement. On revient à la case départ : si les Bretons n’agissent pas par eux mêmes, PERSONNE D’AUTRE N’AGIRA A LEUR PLACE. Et s’il n’agissent pas, CE SERA BIEN FAIT POUR EUX.

Un certain nombre d’ouvrages sur l’Algérie d’avant la conquête de 1830 se trouvent sur la toile, et sont téléchargeables gratuitement. Je recommande, en guise d’introduction, le livre de LAUGIER de TASSY, sur l’Histoire du royaume d’Alger, très honnête, et passionnant.

 

 

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LE MONDE 23.06.08
Comment le Cameroun est passé de la colonisation à la dictature
[…] La France choisit le futur président Ahidjo, non sans avoir tout fait pour écraser le principal parti d’indépendance, l’UPC (Union des populations du Cameroun).[…]La répression contre l’UPC est d’une extrême violence : torture, assassinats, exposition des têtes coupées des victimes, bombardements.[…] Epaulées par l’armée française, les forces camerounaises appliquent ses méthodes. Dix années de terreur et des centaines de milliers de morts seront nécessaires pour venir à bout de l’opposition. Aujourd’hui, Paul Biya, héritier du régime Ahidjo, conserve le soutien de la France.[…]

LE CANARD ENCHAINE 27 avril 2011, page 3
Une guerre française au Cameroun cachée pendant quarante ans Récemment diffusée sur la chaîne Public Sénat, l’enquête “Foccart, l’homme qui dirigeait l’Afrique” éclaire un passé militaire méconnu de la France. Avec l’appui des gouvernements de la IVème République puis de Degaulle et de Foccart, son conseiller Afrique, Paris a mené des guerres secrètes sur ce continent.Exemple, la répression menée au Cameroun, entre 1956 et 1962, dont le bilan dépasse sans doute 100.000 morts. Tandis que s’installait un régime de terreur et de torture.
Telle est aussi la conclusion d’un récent ouvrage, “Kamerun!” (éditions La Découverte), fruit d’une enquête très documentée des journalistes Thomas Delttombe et Marcel Domergue et de l’historien Jacob Tatsitsa.Tout commence avec la création de l’Union des populations du Cameroun (UPC), un parti pacifique qui, en 1948, a l’audace de réclamer l’indépendance. Avant de passer à la lutte armée (attentats, assassinats), huit ans plus tard, en 1956. Le haut-commissaire de cette colonie française se nomme Pierre Mesmmer (futur Premier ministre, de 1972 à 1974). Avec l’accord du gouvernement, il déclenche la répression. “Puisqu’ils n’acceptent pas le jeu démocratique (sic), je les … élimine“. Commentera-t-il, à la télé, des années plus tard. […]
Nombre de coloniaux gouvernent par le racisme et la diabolisation de certains ethnies, par exemple les Bamilékés, vivier de l’UPC, victimes d’effroyables pogroms.Références nazies
A l’approche de l’indépendance promise en 1960 par de Gaulle, la France met en place une administration néocoloniale. On installe ainsi le président Amadou Ahidjo, et l’on dote le pays d’une Constitution sur mesure, assortie d’accords secrets d’assistance militaire. Les conseillers du Président sont nommés par les Français. Au nombre desquels Samuel Kamé, qui avoue son admiration pour les régimes fascistes et cite volontiers Hitler et Goebbels. C’est avec ces alliés que Paris prépare son ultime opération avant de retirer le gros de ses troupes : la liquidation de l’UPC, qui persiste ) combattre pour une authentique indépendance.
Camps à l’allemande
Depuis la fin 1959, les opérations antiguérilla se sont intensifiées. La torture n’a plus pour seul but de faire parler les chefs maquisards, elle devient systématique à l’égard des opposants. Gégène, baignoire, balançoire, importées d’”Indo” ou d’Algérie, sont pratiquées dans tous les postes de police. Des prisonniers sont jetés vivants dans les chutes d’eau de la rivière Metchié. L’un deux, en tombant entraînera d’ailleurs dans la mort un gendarme français.
Des camps de concentrations sont édifiés. Ancien haut-commissaire (il sera plus tard ambassadeur, puis maire de Cannes), Maurice Delaunay évoque, dans ses Mémoires, celui de Bangou : “J’avais été prisonnier en Allemagne, je savais comment ça se passait ! J’avais fait un camp avec des barbelés, des miradors“.
Il abrite 700 à 800 détenus, gardés par des gendarmes français et camerounais.
L’année 1960 est terrible. “Je décide d’entreprendre une véritable reconquête”, écrit le Premier ministre, Michel Debré. Une note secrète (mars 1960) de l’état-major, dirigé par le général Max Briand, recommande d’”annihiler les groupes terroristes…et leurs sympathisants”, ce qui autorise les massacres de masse. Briand a rapporté cette riche idée : exposer les têtes coupées des rebelles sur la place publique. L’ouest du pays est bombardé. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées dans “des villages de regroupement“.
En octobre, le SDECE (future DGSE) repère le chef de l’UPC, Felix Moumié, à Genève et le fait assassiner (empoisonnement) par son agent William Bechtel…

LE MONDE 04.10.11
La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu

 A moins d’un improbable coup de théâtre, Paul Biya, 78 ans, président du Cameroun depuis 1982, sera “réélu” pour un nouveau septennat le 9 octobre prochain. Malgré les fraudes électorales, les journalistes emprisonnés, les opposants menacés et une corruption omniprésente, il aura droit aux félicitations de Paris, comme cela a toujours été le cas depuis trente ans. Paul Biya est arrivé au pouvoir sans jamais avoir été élu, ni s’être jamais présenté à la moindre élection. Il a simplement été désigné par son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, qui gouverna lui aussi son pays d’une main de fer. A l’origine de ce demi-siècle de dictature, on trouve une guerre. Une terrible guerre coloniale menée par l’armée française, une guerre cachée et encore taboue aujourd’hui, qu’il nous appartient à nous, Camerounais comme Français, de regarder en face.[…] La Ve République du général de Gaulle a poursuivi la même politique de répression après l’”indépendance” confiée au candidat choisi par Paris, le président Ahmadou Ahidjo. En accentuant encore la guerre à l’ouest du pays à l’aide de bombardements intensifs, qui mirent à feu et à sang toute la région “bamiléké”. Combien de morts ce terrible conflit a-t-il provoquées ? De 61 000 à 76 000, comme l’estimait l’ambassade du Royaume-Uni en 1964 ? 120 000, comme le rapportait deux ans plus tôt André Blanchet, alors journaliste au Monde ? Davantage, comme l’affirment certains commentateurs ? Dénoncée depuis des décennies et aujourd’hui largement documentée, cette guerre reste un tabou français. On retrouve cette négation, officiellement exprimée, dans la bouche de François Fillon en mai 2009. Interrogé sur ces “événements” et, notamment, sur l’“assassinat par l’armée française de certains nationalistes camerounais”, le premier ministre osa dire que “tout cela” relevait “de la pure invention”. L’armée française a pourtant, d’après ses propres archives, assassiné Ruben Um Nyobé, secrétaire général et leader charismatique de l’UPC, en septembre 1958. Ses services secrets ont, comme l’ont avoué plusieurs de leurs responsables, fait empoisonner à Genève Félix-Roland Moumié, président de l’UPC, en octobre 1960. L’aviation française a, toujours d’après les archives françaises, tiré à l’ouest du Cameroun des centaines de milliers de cartouches entre décembre 1959 et septembre 1960… Que M. Fillon aille vérifier par lui-mêm

UN IMMENSE MEMORIAL A NANTES, A LA MEMOIRE DU GENOCIDE BRITO - VENDEEN, et de tous les morts PAR LA FRANCE .

AFIN QUE JUSTICE SOIT RENDUE A LA BRETAGNE ET A LA VENDEE.

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I - NOTRE HISTOIRE NATIONALE est maintenant largement rétablie. Au cours des années écoulées, nous avons appris :

- Que l’histoire des Bretons commence plusieurs siècles avant Jésus-Christ, dans l’Ile de Bretagne;

- Que les Bretons, en tant que peuple, ont une Identité antérieure à celle des Français, de plus de MILLE ANS;

- Que leur langue, si elle a subi, comme les autres, une évolution, des transformations, a une commune origine très lointaine, et qu’elle n’a pas été imposée ou créée par une quelconque Cour de Bretagne, ou un quelconque édit de Villers-Côterets, ou une quelconque Académie française, ou une quelconque brutale et carnassière révolution.

- Que les Bretons et les Francs se sont détestés et battus pendant mille ans, avant les invasions fatales de 1487 à 1491, et que les Francs puis les Français, envahisseurs, ont toujours été refoulés chez eux;

- Que la Bretagne s’est constituée, par elle-même, par son propre génie, par le même mécanisme que les autres pays, en particulier la France…

- Que la Bretagne, comme la France, l’Angleterre, la Castille, le Portugal, l’Ecosse …… a créé ses propres stuctures étatiques, comportant un Duc souverain, roi dans son Duché, un Chancelier-premier ministre, un gouvernement (le conseil ducal), un parlement général, appelé à approuver les lois, à voter les impôts - le duc n’ayant aucun pouvoir de les prélever de sa seule initiative -, une justice souveraine, un système fiscal et monétaire, une diplomatie

- Que la Bretagne a été envahie par une armée française très supérieure en nombre, en 1487, à l’occasion de prétextes sans fondement,

- Que la Bretagne a été acculée par l’effet de manoeuvres frauduleuses et illégitimes à subir le joug de son ennemi millénaire, la France

- Qu’elle n’a jamais consenti ni même envisagé de s’intégrer dans un pays qu’elle a toujours détesté et considéré comme son ennemi le plus redoutable ..

(A compléter).

II -  TOUS LES PEUPLES VICTIMES D’ATROCITES ont dressé des monuments à la mémoire des morts pour leurs pays, ou massacrés par d’autres peuples, lors des guerres et des conflits armés contre des pays voisins …

La Bretagne, hélas, peut aligner un nombre de morts considérables, à l’occasion de guerres et de conflits dont elle n’a pas eu la responsabilité, mais dont elle a été victime : Saint-Aubin-du-Cormier (6000 soldats bretons et alliés), les révoltes de 1675 contre le pouvoir tyrannique de Versailles (plusieurs milliers de morts), les guerres de Napoléon, de 1870, le camp de Conlie, la guerre de 1914 - 1918 (150 000 à 200 000 morts, peut-être davantage), la guerre de 1939 -1945, les guerres coloniales….

A Nantes, Reynald SECHER a dénombré, pour le seul monstre CARRIER, 4800 noyés dans des conditions atroces. Lors de génocide brito-vendéen, on s’accorde à dénombrer de 100 000 à 200 000 victimes, massacrées par les armées françaises ….

Sauf erreur de notre part, la France, qui a si honteusement manipulé et instrumentalisé le jeune soldat BARA (voir ce nom), au point d’enseigner dans les écoles cette mort comme la preuve de la cruauté des Vendéens, dans des termes IGNOBLES (voir SECHER ……), si elle a enrôlé des dizaines de milliers de jeunes Bretons dans ses guerres, si elle s’est rendue coupable eu Vendée et en Bretagne d’atrocités innommables, si elle a créé de nombreux monuments et mémoriaux pour ses propres guerres et pour ses morts, …elle n’a jamais envisagé d’élever à la mémoire des crimes dont elle s’est rendue coupable le moindre monument  …. Les crimes de CARRIER, à Nantes, ne sont pas même rappelés par une simple plaque commémorative ..

III - QUELS MODELES DE MEMORIAUX POUR LA BRETAGNE ???

- 1 - NI LA VENDEE, NI LA BRETAGNE ne peuvent se contenter d’un monument médiocre, caché dan sle paysage, comme honteux de lui-même.

…………….

IV - OU, QUAND, COMMENT, CREER LE GRAND MEMORIAL BRITO - VENDEEN ?

- OU ? DANS QUELLE VILLE DE BRETAGNE OU DE VENDEE ?

Je n’ai aucun pouvoir pour décider quoi que ce soit pour qui que ce soit, du moins ai-je le droit - le DEVOIR - de m’exprimer, au nom de ceux qui n’osent pas encore le faire.

- QUAND ?

- COMMENT ? Il ne faut rien attendre de la France. D’ailleurs, nous REFUSERIONS toute participation de sa part. Elle sera invitée à s’agenouiller devant la mémoire de nos morts : c’est toute la concession que nous pourrons lui faire …

L’idée qui circule est que se constitue UNE FEDERATION ETROITE DES MAIRES VENDEENS ET BRETONS dont les communes ont été frappées par les horribles massacres perpétrés par les Français.

(A suivre).

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LA COLONISATION DE LA BRETAGNE : 1532 - 2012 . Bref rappel historique .

INTRODUCTION.

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” Par son égoïsme, le colonisateur a échoué en tout, pollué tout ce qu’il a touché. La colonisation a pourri le colonisateur, et détruit le colonisé “

Albert MEMMI, Portrait du colonisé, Paris 1957, actuellement publié dans la collection folio.

” Pour un peuple, perdre son histoire est un désastre. Lui rendre son histoire est un miracle : c’est le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire. C’est l’occasion, pour lui, de reprendre un nouvel essor vers son avenir “.

Proverbe maya transcrit par louis MELENNEC.

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J’ai promis maintes fois, à la demande des lecteurs, de rédiger un article motivé et argumenté sur le pourquoi et le comment de la COLONISATION de la Bretagne. Ce futur article est subordonné à des conditions de temps. On me dit que mes articles sont difficiles à lire, parfois, en raison de leur longueur. Voici un résumé, relativement court, sous la forme d’ extraits de mon premier blog - qui traite préférentiellement des problèmes historiques. Tout s’y trouve, mais d’une manière assez compacte. Mieux vaut parfois un court discours qu’une thèse roborative.

Nous reviendrons sur tous les points évoqués ci-dessous en temps opportun, en mettant de l’ordre dans les fragments ci-après. Je complèterai le texte peu à peu, pour le transformer en un exposé structuré, avec des références assez fournies. Dans sa forme actuelle, il est déjà opérationnel. Ce qui suit est une répétition, mais indispensable : notre histoire n’entre dans les esprits qu’à la manière du clou que l’on enfonce dans une poutre : millimètre par millimètre.

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S’il est un mot qu’il ne fallait pas utiliser en Bretagne, pour caractériser ce pays,  il y a peu d’années encore, c’est celui de COLONIE : ce terme étant tabou, parce que, contenant en lui-même une condamnation du pays prédateur, quiconque l’utilisait était taxé de ” nationalisme “, c’est à dire injurié - ce mot ayant à l’époque une connotation très péjorative dans la bouche des insulteurs -,  par des individus qui ne connaissent même pas la définition de ce terme, et surtout méconnaissent TOUT des différences fondamentales entre le nationalisme français, agressif, conquérant, meurtrier, et le nationalisme breton, timide, près peu agressif, et qui n’a guère à son actif que quelques broutilles telles la destruction de quelques croûtes picturales au château des rois de France, en 1978, la destruction d’une statue ridicule, de très mauvaise facture à Rennes, en 1932, etc….. QUI, en dehors de La Borderie, a dressé la liste des châteaux, des remparts, des villes, des monuments, détruits par la France en Bretagne lors des guerres d’invasion, et bien plus tard ? QUI a osé mettre en parallèle les centaines de milliers de victimes du nationalisme français dans le monde (Algérie, Vietnam, Madagascar, Allemagne, Italie ……), et les quelques malheureuses victimes du ” nationalisme ” breton ? Sachez qu’on le fera, et qu’on comprendra enfin de quoi l’on parle.

Je VEUX, dans le présent article, DETRUIRE DEFINITIVEMENT CE TABOU, pour que les Bretons, sachant ce qu’ils sont - des colonisés, c’est à dire des quasi - esclaves -, aient le courage de voir leur vrai portrait, et de prendre les moyens de devenir des hommes, moyens dont ils disposent maintenant, puisque leur histoire est réécrite pour l’essentiel, après destruction méthodique des sottises qui leur ont été enseignées dans les écoles, sous la férule impitoyable de leur voisin de l’Est.

 

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DEFINITION DU TERME ” SOUVERAINETE ” EN DROIT INTERNATIONAL.

 

Pour savoir si un Etat est souverain, il faut - et il suffit - de déterminer si cet Etat répond à la définition qui suit :

L’Etat souverain ne reconnaît aucune autorité supérieure à la sienne.

Il possède en propre, et SEUL, sans qu’aucun autre Etat puisse s’immiscer dans la conduite de ses affaires, la plénitude de compétences, la possession des pouvoirs étatiques ou souverains, qui sont les suivants :

- Le droit d’élaborer sa propre constitution, c’est à dire les modalités de fonctionnement des Institutions de l’Etat (notamment les modalités de désignation et les droits et devoirs du Chef de l’Etat, du chef du gouvernement, du gouvernement, du Parlement).

- Le droit d’élaborer ses propres lois, et le droit applicable sur l’étendue de son territoire.

- Le droit de rendre la justice.

- Le droit de déterminer les impôts qu’il s’autorise à percevoir.

- Le droit de conduire sa politique extérieure (dans le respect du droit international) : la guerre, la paix, la diplomatie, les traités et accord internationaux.

- Le droit de fixer les modalités selon lesquelles il est administré.

- Le droit de déterminer sa politique économique, financière, monétaire.

- Le droit de faire régner l’ordre sur l’étendue de son territoire.

Il est établi - depuis longtemps -, par les travaux de chercheurs éminents, juristes et historiens, que la Bretagne est un pays TOTALEMENT SOUVERAIN au moyen âge, que ses institutions politiques jouissent de tous les pouvoirs souverains, sans aucune exception.

 

 

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 BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

La littérature sur le concept de souveraineté est particulièrement confuse. Les deux ouvrages ci-après sont clairs, et suffisent à comprendre ce dont il s’agit.

GROTIUS Hugo, Le droit de la guerre et de la paix (De jure belli ac pacis, 1625), édition de 1999 et de 2005, PUF, collection Quadridge.

 Nguyen Quoc Dinh, Droit international public, 5 ème édition, Paris, 1994, LGDJ, particulièrement les pages 443 et suivantes.

 

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DEFINITION DU MOT ” COLONISATION ” SELON LE DROIT INTERNATIONAL.

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Il est impossible de parler de ” Bretagne colonie “, si l’on ne commence par le début : comme nous l’avons fait pour démontrer que les Bretons sont un peuple (ou une nation, comme on voudra, les deux termes étant à peu près synonymes), il faut définir ce que signifient, en droit international, les termes ” colonie “, ” colonisation “, “colonisé “, “décolonisation “, etc.

En droit, le terme colonisation recouvre plusieurs réalités. Dans le désordre (pour le moment) :

1 - LA PRISE DE POSSESSION, PAR LE COLONISATEUR, D’UN PAYS - en totalité ou en partie -, DE TERRITOIRES APPARTENANT A UN PAYS SOUVERAIN.

Par définition, nous excluons de notre étude cette forme de colonisation - c’en est une -, qui consiste, pour un pays ayant découvert une terre vierge, n’appartenant à personne, à y établir sa souveraineté, et à la peupler  par des ” colons “, appartenant ou non à sa propre population. En droit international, le pays découvreur étant le légitime propriétaire de la terre découverte, n’encourt aucun reproche, car il s’y trouve chez lui.

2 - LA DESTRUCTION DES AUTORITES ET INSTITUTIONS LEGITIMES.

Cette destruction peut-être partielle ou totale, et revêtir des formes diverses.

  - MAINTIEN FORMEL DES STRUCTURES POLITIQUES ANTERIEURES. Il est fréquent que le colonisateur laisse en place les structures politiques (et religieuses) déjà existantes au moment où il s’empare du pays qu’il colonise. Mais celles-ci sont, dans des proportions variables, dépouillées de leurs pouvoirs. La coexistence du colonisé et du colonisateur peut, d’ailleurs, être parfois harmonieuse, chacun trouvant bénéfice à ce type d’ ” associations “. Ainsi les dynasties royales menacées au moment de l’arrivée du colonisateur ont pu être maintenues en place, moyennant de larges concessions au colonisateur. Le plus souvent, le colonisateur attire à lui l’essentiel du pouvoir ( la défense, le contrôle des communications terrestres et maritimes, la politique étrangère, la politique économique, le commerce ….), tandis que le souverain traditionnel, neutralisé politiquement, mais resté en possession de ses biens, continue à vivre dans ses palais, assume son rôle de symbole, assure une police intérieure. Les populations sont soumises dans une servitude plus ou moins pacifique, par un souverain apparent mais complice, même si le colonisateur, vécu comme un étranger (ce qu’il est), est souvent détesté. Ce fut le cas au Cambodge, en Annam, aux Indes, au Maroc, en Tunisie ……

 - DESTRUCTION DES INSTITUTIONS POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES DU PAYS COLONISE. Cette situation correspond à un stade de sujétion beaucoup plus important, celui de l’APPROPRIATION pure et simple du territoire ou du pays conquis, avec tout ce que comporte cette appropriation, y compris le gouvernement effectif du pays. On parle alors, souvent, d’annexion. Ce fut le cas pour la Bretagne, après l’invasion de 1491, jusqu’en 1498, la Duchesse étant purement et simplement écartée de toute initiative dans son propre pays, puis, après le bref ” interlude ” de 1498 à 1514 - durant lequel la Duchesse Anne de Bretagne réussit le tour de force de rétablir les Institutions bretonnes séculaires, et à gouverner effectivement son Pays -, puis lorsque François I er prit possession à nouveau du gouvernement breton dans sa quasi-totalité, dès la mort de la Duchesse, Anne, ayant épousé Claude, la fille de celle-ci, en mai 1514.

3 - LA PRISE DE CONTRÔLE DES POUVOIRS SOUVERAINS : LA DEFENSE, LA POLITIQUE ETRANGERE ET LES TRAITES, LA JUSTICE ….

Dans tous les cas, que le colonisateur conserve formellement les Institutions politiques antérieures (roi, gouvernement, assemblée), ou qu’il installes ses institutions propres (gouverneurs, administrateurs, magistrats ..), il dépouille le pays colonisé de ses principales attributions de souveraineté, et les exerce lui-même, soit par des citoyens de son pays, soit par des sujets recrutés dans le pays colonisé, qui ont accepté de le servir.

…………

4 - L’EXPLOITATION DES RICHESSES DE LA COLONIE AU PROFIT DU COLONISATEUR.

Les Etats coloniaux - sauf exceptions - procèdent, au plan économique, presque toujours de la même manière : ils se servent des contrées colonisées comme de fermes qu’on exploite, dans tous les domaines : les richesses sont pillées, l’argent des caisses rejoint le pouvoir central, le pays annexé est enserré dans les frontières fixées par le colonisateur, qu’il déclare être les siennes, le commerce est étroitement maîtrisé dans les deux sens : la colonie exporte ses matières premières en direction de la “métropole “- ou toute autre direction imposée par elle, d’une manière directe ou indirecte -; la ” métropole ” exporte en direction du marché captif (ou très contrôlé)  constitué par ses colonies, les produits fabriqués par elle, et que souvent, elle INTERDIT à ses ” clients ” obligés, ceux-ci étant interdits de les produire eux-mêmes. L’un des cas les plus scandaleux  est constitué par l’Angleterre, dans ses relations avec les Indes : la matière première textile brute est importée à bas prix ; elle est travaillée en Angleterre …… et revendue à haut prix, sous la forme de tissus finis, aux Indiens, qui n’ont pas l’autorisation de fabriquer eux-mêmes ces tissus !!!!!!! (Marc FERRO, page …..). Voila pour le schéma. Nous allons voir que ce fut le cas en Bretagne, après qu’elle fut kidnappée par la mère des Arts, des Armes et des Lois : “LA” FRANCE.

………………

7 - LE DECERVELAGE, OU LAVAGE DES CERVEAUX. LA COLONISATION DES CERVEAUX, par destruction de la langue, de la culture, de l’histoire, de l’identité ..

C’est, de loin, le processus le plus cruel et le plus douloureux pour les populations victimes de cette manipulation mentale, assimilable à bien des égards à trois opérations chirurgicales associant leurs effets, ayant pour but programmé et voulu de détruire les éléments de l’identité des colonisés pour mettre en leurs lieux et place d’autres éléments, les ” valeurs ” du colonisateur, les composantes de sa religion nationale :  une lobotomie, une lobectomie, une greffe de cerveau.

8 - L’ACHAT DE COMPLICITES LOCALES, DE ” COLLABOS ” et de ” KAPOS “.

Beaucoup de gens pensent que la collaboration est un genre spécifique, apparu sous la seconde guerre mondiale, ne concernant que les Français qui ont apporté, à des degrés divers, leur concours aux autorités allemandes d’occupation.

Il n’en est rien. De même que j’ai démontré ici que les Nations existent non seulement depuis la plus haute antiquité - et même depuis que les hommes vivent en groupe antagonistes, opposés inéluctablement par des conflits et des contentieux -, de même que j’ai rappelé, en accord avec tous les spécialistes de la discipline, que l’histoire des Droits de l’homme commence avec la vie en société (les premières traces écrites se retrouvent dans le Code d’Hammourabi; voir ce terme dans Internet) - ce qui a pour effet d’exclure la France des pays autorisés à se prévaloir du moindre rôle fondateur dans cette matière -, de même les phénomènes de ” collaboration ” - non encore, certes désignés par ce terme -, se confondent avec l’histoire de l’humanité. Ce phénomène est simple : lorsque le pays envahisseur et occupant, ne détruit pas en totalité les populations locales - ce qui est la règle -, il a évidemment besoin de ” complices ” issus de cette population pour la gouverner, la maîtriser, l’exploiter…

Ceux qui ont suivi nos publications ont assisté à un transfert - pensé et voulu - du contenu du terme ” collaborateur “, d’une catégorie de personnes à une autre catégorie, bien spécifique. Pendant plus de cinquante ans, au prix d’une manipulation éhontée, les Bretons ont été désignés, DANS LEUR ENSEMBLE, comme les successeurs des quelques centaines de malheureux qui se sont tournés vers l’Allemagne, durant la dernière guerre. D’ou ces propos imbéciles, tenus récemment par deux débiles parisiens : ” Derrière tout breton, je vois l’ombre d’un nazi “, et, au moment de la révision de l’article 2 de la constitution (française), cet infortuné de l’esprit, admirateur de l’action civilisatrice de la Chine au Tibet, pays martyre : ” je ne voterai pas la réforme proposée : LE BRETON EST LA LANGUE DE LA COLLABORATION ” (!!!!). Aujourd’hui, le terme “collaborateurs” est en voie de terminer sa mutation : maintenant que l’histoire du pays est connue, les collaborateurs sont ceux qui rampent devant ceux à qui ils doivent leurs carrières hors de Bretagne, les autres sont devenus ce qu’ils sont : des Bretons patriotes. Le mot nationalisme a retrouvé sa vraie signification : le nationaliste breton est celui qui a conscience d’appartenir à un peuple spécifique, qui connait l’antiquité de ce peuple, qui est fier de son identité et l’assume pleinement, sans cesser d’être ouvert aux autres nations, cultures et identités, celles-ci méritant autant de respect que celui qui est dû à la Bretagne, et étant source d’enrichissement de l’humanité, non de rejet ou de dégoût. (Font exception : les cultures, sectes, religions ou autres qui prônent la destruction des autres, et, ouvertement, de les TUER).

………….

On verra, aux termes des développements qui suivent - les définitions étant clairement exposées -, que la Bretagne n’est pas devenue une ” province “, c’est à dire une partie, une fraction naturelles de la France (comme l’enseignent encore nos éminents universitaires), mais bien une COLONIE, après la mort d’Anne de Bretagne, et que le processus, à défaut de se poursuivre dans les quatre départements du nord de la Bretagne, se poursuit actuellement avec une vigueur toute particulière, et d’une manière hypocrite autant que contraire aux Principes généraux du droit, comme au droit européen, dans le Comté de Nantes (alias Loire Inférieure, puis Loire Atlantique, par l’absurdité du colonisateur d’avoir substitué aux dénominations traditionnelles de nos régions bretonnes, des appellations aussi absurdes que ridicules, sans jamais nous avoir demandé notre avis, ce qui a été sa manière de gouverner, en toutes choses, depuis que la révolution dite des droits de l’homme a remplacé le régime d’autonomie de la monarchie capétienne finissante par celui d’une implacable dictature politique, transformant les Bretons non en hommes libres, mais en SUJETS d’une république qui, de l’avis de tous ne connaît de la démocratie que le nom.

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

Nguyen Quoc Dinh, Daillier, Pellet, Droit international public, Paris 1994, LGDJ, pages ..

Renouvin et Duroselle, Introduction à l’histoire des relations internationales, Paris, Armand Colin, pages

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LA BRETAGNE AUX 14 ème et 15 ème SIECLES : UN ETAT CENTRALISE ET SOUVERAIN.

L’histoire officielle, dans une vision simpliste et incompétente, dont il reste encore des traces, a enseigné que, le roi de France étant le ” Suzerain ” du duc de Bretagne, celui-ci était son sujet, son subordonné. La Bretagne, dès lors, selon cette affirmation tout à fait fausse, est - peu ou prou -, une partie du royaume de France. La guerre de 1488, en conséquence, est une ” remise en ordre ” par le roi de France des troubles qui agitent le Duché, dans lequel se sont réfugiés de très hauts seigneurs français, en conflit violent avec la soeur du jeune roi Charles VIII, Anne de Beaujeu, qui dirige le royaume au nom de son frère d’une main de fer, ces hauts seigneurs étant censés menacer la France. Parmi les réfugiés auxquels le Duc accorde sa protection : Louis d’Orléans, proche parent de la famille ducale, cousin du roi et héritier du trône de France (il deviendra roi, sous le nom de Louis XII, dix ans plus tard, et épousera Anne de Bretagne en janvier 1499) (Excellent exposé dans la Borderie …..; pour une étude détaillée, voir : Pélicier …).

Le Duché, on le sait, n’est absolument pas issu du ” démembrement ” de la France. Depuis le 6 ème siècle, après la disparition de l’Empire romain, la Bretagne continentale (l’ancienne Armorique) est un pays distinct de celui envahi par les Francs, même si, divisé en plusieurs principautés, il ne constitue un pays uni que sous les rois Nominoé, Erispoé, Salomon. Un Duc unique, après une longue phase intermédiaire, ne sera reconnu à nouveau que beaucoup plus tard, jusqu’à la mort de Claude, fille d’Anne de Bretagne, en 1524. A aucun moment de l’histoire de la Bretagne, les Ducs n’ont été redevables aux rois de France de quoi que ce soit, excepté les ” services ” que les deux souverains se sont rendus en qualité d’alliés, ces services étant réciproques, durant les périodes d’alliance effectives, qui ont été entrecoupées de phases de guerre et de contentieux violents. Aucune puissance étrangère - certainement pas la France - n’a conféré au Duc de Bretagne le droit de régner, d’exercer ses fonctions, d’être le Souverain des Bretons. Ceux-ci ont élaboré EUX-MÊMES leurs Institutions au fil des siècles. Toutes les ingérences françaises jusqu’aux invasions destructrices de 1488 et 1491, se sont soldées par des pertes et des fracas pour la France.

(Les historiens “classiques”, non juristes, n’ont rien lu des écrits très savants élaborés dès le 11 ème siècle au moins, et ignorent que l’hommage du Duc de Bretagne au roi de France, n’est rien d’autre qu’un CONTRAT, un traité d’alliance entre deux seigneurs, qui s’engagent réciproquement et symétriquement à se conseiller (consilium), à s’aider mutuellement (auxilium), à ne pas se nuire, même si le roi de France est, au plan honorifique, plus prestigieux que le Duc de Bretagne (Rappel indispensable, une fois de plus : lire en entier, le crayon à la main, le petit traité de F.L. GANSHOF, Qu’est-ce que la féodalité, Paris 1982, Tallandier, collection pluriel, 297 pages; interdiction formelle, désormais d’écrire, comme le fait Minois, dans son ouvrage - pas très excellent - sur DUGUESCLIN : ” Depuis au moins quatre siècles … le duc de Bretagne prête hommage au roi, la Bretagne fait (donc) partie du royaume (!!!!) ).

Au moment des dernières guerres d’invasion, à la fin du 15 ème siècle, la Bretagne est un Etat centralisé, totalement souverain, au même titre que  la France, l’Angleterre, la Castille, le Portugal, le royaume de Naples, et maints autres Etats. Cet Etat est gouverné - sagement, on peut le dire, sans guère d’ excès de la part d’aucun de ses Ducs (exception : le français Pierre Mauclerc, Duc-consort, mari de la duchesse Alix),  par une très vieille dynastie, antérieure à celle des Capet, globalement aimée de son peuple, prestigieuse et respectée de toute l’Europe, surtout, exerçant DANS TOUS LES DOMAINES, sans en excepter AUCUN, avec le concours du Parlement général de Bretagne, les prérogatives de la puissance souveraine : le gouvernement, l’écriture du droit, la justice, la guerre et la paix, la diplomatie, les monnaies et la politique financière …..

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

 PLANIOL Marcel, tome 3, pages 51 à 162, chapitres IV à IX. L’étude de Planiol, remarquable et complète - à ce point qu’elle rend inutile toute nouvelle thèse future sur ce sujet -, est absolument irréfutable. Le seul problème réel qui reste posé : les historiens universitaires doivent désormais se convertir aux disciplines juridiques, et aux sciences politiques, et ne plus parler des problèmes de droit qu’en se donnant les moyens de le faire. C’est très facile : accomplir tout le cursus universitaire jusqu’au doctorat (soit dix ans environ); puis pratiquer le droit pendant dix ans encore, surtout le droit public. Rappelons que Marcel PLANIOL est notre plus grand juriste, d’une envergure intellectuelle immense (voir sa biographie dans Internet). Il n’est lu par à peu près personne en Bretagne.

 

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L’INVASION MILITAIRE DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE.

Louis XI ayant détruit les Etats bourguignons, en 1477, donne ordre à son fils, le Dauphin Charles, d’attendre que les choses soient plus « mûres » pour faire « tomber » la Bretagne, pays détesté, mais bardé de forteresses sur toutes ses frontières, et allié à toutes les puissances voisines. A cette époque, contrairement à ce que l’on pense, les grands principes du Droit international sont déjà en place. On n’envahit pas un pays souverain n’importe comment, certainement pas parce qu’on possède comme seul argument d’avoir une armée plus puissante. IL FAUT SE DONNER UNE RAISON PLAUSIBLE, au regard de la communauté internationale, pour déclencher la guerre, et mettre ses armées en action.

En 1487 et en 1488, le prétexte tant attendu se présente. Plusieurs grands seigneurs français, en délicatesse avec Anne Beaujeu, fille de Louis XI et soeur du jeune roi Charles VIII, qui gouverne la France d’une main de fer, se réfugient en Bretagne. Parmi eux: Louis d’Orléans, cousin du Roi et héritier de la couronne; Jean de Chalon, prince d’Orange; Odet d’Aydie, comte de Comminges; le comte de Dunois ……

Officiellement, il s’agit, pour la France, de s’emparer de ces seigneurs, et de les punir. François II, duc de Bretagne, est sommé de remettre les « malveillants » du royaume aux officiers du roi, ou de les chasser de ses Etats. Le caractère chevaleresque du Duc a été décrit par les chroniqueurs: il refuse. On n’espérait pas tant: Anne de Beaujeu et Charles VIII ont enfin trouvé une raison suffisante pour faire marcher les armées françaises contre la Bretagne. Par Traité, le roi S’ENGAGE A RETIRER SES TROUPES dès que le duc d’Orléans, le comte de Dunois, le prince d’Orange, le comte de Comminges et leurs gens auront quitté le pays.

Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Le prétexte est trop beau; il risque de ne pas se renouveler avant longtemps: on va donc faire marcher les troupes, tout détruire, et, si possible, tout conquérir. C’est une nouvelle félonie à l’égard de la Bretagne. Mais celle-ci va être fatale au Pays. Le processus étant enclenché, ne se terminera qu’en 1532, par une annexion fallacieusement déguisée en Traité.

La preuve péremptoire des intentions françaises résulte de la lettre du roi Charles VIII, en date du 11 mars , nommant Louis de la Trémoille Lieutenant Général de l’Armée du Roi en Bretagne. Cette lettre est terrible. Dans le processus actuel de réappropriation par les Bretons de leur véritable Histoire, elle est d’un poids considérable. Les faits sont aggravés par les considérations suivantes:

- La Bretagne est un pays pacifique; son seul désir est d’être en paix avec ses voisins.

- En accordant le droit d’asile à quelques seigneurs français, le Duc ne fait que son devoir. Ce droit d’asile est traditionnel, et d’ailleurs bilatéral . On en trouve les premières traces dans Grégoire de Tours (au 6 ème siècle !). La France, de son côté, agit de même, en accueillant sur son sol les seigneurs mécontents fuyant leur pays. Au cours des décennies qui ont précédé, elle a, notamment, accueilli nombre de Bretons, en particulier l’ennemi le plus virulent du Duc : son très proche parent et premier seigneur du Duché, le Vicomte Jean II de Rohan. Il s’agit donc bien d’un prétexte, non d’une raison légitime. En aucun cas, la présence de quelques seigneurs français en Bretagne ne peut porter préjudice à la couronne de France, puisqu’il n’ont ni armées ni moyens de combattre le roi.

-  La Bretagne, on ne le sait que trop, est en état de vulnérabilité; elle ne dispose pas d’une armée suffisamment puissante pour agresser la France, et n’a nulle intention de le faire. La disproportion des forces que les deux protagonistes peuvent opposer est considérable : la Bretagne ne commettrait pas la folie de déclencher un conflit armé, qu’elle n’a aucun moyen de remporter.Le Duc, selon les chroniqueurs, est « bon homme », et n’a aucune volonté de se lancer dans une aventure pareille.

- Le mensonge des Français est patent. Or, le droit de l’époque interdit les guerres sans objet légitime, destinées à nuire, à plus forte raison de s’emparer des Etats et des territoires d’autrui. Ces guerres sont considérées comme des « voleries » (= des vols, en français moderne).

- Le Duc de Bretagne est souffrant, depuis des années. Ses filles sont mineures. Le devoir impératif du roi de France est de protéger ses deux jeunes parentes. Au contraire, la France met à profit l’état de vulnérabilité de la Bretagne pour l’envahir.

En termes moraux, l’entreprise est ignoble, à tous égards. En termes juridiques, la guerre faite à la Bretagne, est une guerre INJUSTE : elle n’a aucun objet légitime; elle n’est pas destinée à corriger une injustice; elle n’a pas pour objectif de ramener la paix, mais de faire la guerre; elle poursuit le but, non dissimulé, de faire le mal, et de s’emparer du bien d’autrui.

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE. On est PARFAITEMENT informé sur les guerres d’invasion de Bretagne de 1487 à 1491. La documentation est pléthorique. Il ne subsiste sur la matière aucun angle mort. L’exposé de La Borderie est excellent, au moins jusqu’au mariage d’Anne de Bretagne (page 573) et quasi complet. La thèse de Pélicier - introuvable -, a beaucoup apporté, et parfaitement ” décortiqué ” les tenants et les aboutissants de cette guerre, qui est, sans aucun doute ni aucune réserve, une guerre d’agression et de conquête de la part de la France. Les lettres publiées par Louis de la Trémoille sont précieuses. Elles permettent de suivre en ” direct ” les péripéties de cette guerre, du côté français, le roi Charles VIII, à très faible distance du ” front “, dirigeant avec minutie toutes les opérations.

GABORY Emile. Anne de BRETAGNE, Paris, éditions Plon, 1941. L’un des meilleurs ouvrages sur Anne de Bretagne, remarquablement documenté. Vision très inexacte de la ” réunion ” de la Bretagne à la France : les Français sont des ennemis, des envahisseurs, des occupants. Ils sont détestés en Bretagne. L’annexion n’a en aucun cas été désirée, comme l’affirme l’auteur, mais forcée.

LA BORDERIE (Arthur LEMOINE de la), Histoire de Bretagne, tome 4, pages 521 à 573. Attention ! La fin de ce tome 5  contient d’importantes inexactitudes concernant le mariage d’Anne de Bretagne. Notamment, La BORDERIE n’a pas compris que le ” don ” réciproque que se font les époux de leurs droits sur le Duché de Bretagne est une énorme supercherie mise au point par la chancellerie française : LE ROI CHARLES VIII ne possède AUCUN DROIT SUR LA COURONNE DE BRETAGNE. Il ne peut rien céder sur ce point à Anne de Bretagne - puisqu’il ne possède rien -, pas plus qu’elle ne peut rien céder de la Bretagne à qui que ce soit, puisqu’elle est sur le trône en vertu des coutumes constitutionnelles du Duché, non en vertu d’un quelconque droit de propriété : la couronne ne peut être ni cédée, ni vendue, ni léguée.

MINOIS Georges, Anne de BRETAGNE. Paris, éditions Fayard 1999. L’ouvrage est bien documenté, mais l’auteur s’épanche dans une haine absurde à l’encontre de Anne de Bretagne, que rien ne justifie. Si cette femme avait été méprisable, le devoir de l’historien serait de le dire. Mais si le personnage a été admirable, comment justifier le caractère injurieux que l’auteur en a fait, sauf la honte de soi-même, et d’être breton ? L’ouvrage et l’oeuvre de cet historien en sont discrédités, en totalité. Car que croire de ce qu’écrit cet auteur, après ce portrait outrancier d’Anne de Bretagne, formellement contredit par ses actes, sa vie, sa personnalité que la caractérologie moderne permet aujourd’hui de considérer comme une femme tout à fait exceptionnelle ? Plus grave : comment M. MINOIS ignore-t-il que l’hommage est l’acte simple par lequel se concrétise un CONTRAT, à égalité entre les contractants, et L’EXERCICE DE TOUS LES POUVOIRS SOUVERAINS dans son pays par le Duc de Bretagne ???

MORICE (Dom Hyacinthe), Preuves, tome III, pages 2 à 748. Irremplaçable.

PELICIER Paul, Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu (1483 - 1491), Chartres 1882, Genève 1970, éditions Slatkine reprints, 315 pages. Les documents inédits découverts par Pélicier, passionnants, permettent d’entrer dans les coulisses de la guerre d’invasion franco-bretonne, jusqu’à connaître les sentiments, les mobiles, les états d’âme des protagonistes.

TREMOILLE (Louis de), Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de la Trémoille pendant la guerre de Bretagne, Paris 1875, Genève 1978, éditions Mégariotis Reprints, 284 pages. Ces 236 lettres émanant du roi Charles VIII et de ses proches conseillers permettent de suivre sur le vif, presqu’au jour le jour, la guerre d’invasion de Bretagne. La valeur de ces témoignages est inestimable.

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LE FAUX TRAITE DE 1532.

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On sait aujourd’hui que la Bretagne n’a JAMAIS été juridiquement ” réunie ” à la France, encore moins par un ” traité ” librement consenti entre deux Etats agissant de leur pleine et souveraine volonté. Les députés Bretons, après une longue ” préparation ” de la part de la France, ennemi héréditaire détesté, dans laquelle ont été associés pressions, menaces, concussion, achat des consciences ont été convoqués à Vannes, en août 1532, sans bien savoir ce qui allait s’y passer. Le pays occupant, dirigeant tout et toute chose depuis la mort d’Anne de Bretagne, survenue en janvier 1514, le gouvernement français, dirigé par le corrompu cardinal DUPRAT, décide en août 1532, de frapper le grand coup.

Le roi François I er de France, monté sur le trône à la mort de son oncle le 1 er janvier 1515, mari de la Duchesse légitime, Claude, depuis le mois de mai 1514,  fille d’Anne de Bretagne et de Louis XII de France, se transporte en Bretagne, avec une smala immense, extrêmement impressionnante et intimidante (10000 à 12000 personnes, autant de chevaux, plusieurs milliers de soldats). L’affaire a été méditée et soigneusement préparée. Il ne s’agit, en aucun cas d’une expédition touristique, ni de prendre des bains de soleil sur les plages bretonnes. Les principaux complices bretons (Jean de Laval-Chateaubriand, nommé gouverneur militaire l’année précédente, à raison des services immenses qu’il rend au roi, le ” Président-traître” des Déserts ….) mis dans la confidence, au nombre de quelques uns, sont convoqués au Château de Chateaubriand. Puis, le roi français, QUI N’EST RIEN EN BRETAGNE, sauf le veuf de la Duchesse Claude, duchesse en titre jusqu’à sa mort en 1524, et surtout le père de l’héritier légitime du Duché souverain, le deuxième enfant que lui a donné Claude de Bretagne, se transporte dans la superbe résidence ducale de Suscinio, très proche de Vannes. Le prince Henry, fils de Claude, petit fils d’Anne de Bretagne, héritier légitime du trône de Bretagne, a été dépossédé de ses droits au profit du dauphin de France, François (ces faits sont connus, principalement, grâce à Chantal Reydellet, archiviste à Rennes).  Le roi français, son père, est présent sur les lieux, et se tient prêt à intervenir, si besoin est, CAR IL EST VENU POUR CELA. Tous les contemporains savent cela (y compris à Paris, cf le journal du Bourgeois de paris), sauf à se taire, s’ils veulent conserver leur tête sur leurs épaules : voilà le climat dans lequel se passe toute cette affaire, dans laquelle la prude Bretagne, bien loin d’aller à l’autel comme une vierge vers son fiancé (quelle honte que le remarquable Gabory, que le savant Pocquet et tant d’autres aient pu écrire cela, et apposer leur signature sous ces sottises), va se faire engrosser par la France (on a compris que nous pensons ici à un mot beaucoup plus explicite, mais passons ……). (Pour gagner du temps, lire le petit ouvrage de Dominique Lepage et de Michel Nassiet, intitulé ” L’union de la Bretagne à la France”, livre honnête, très bien documenté, et, par bonheur enfin, un peu plus audacieux que les autres (Skol Vreizh, Morlaix, 2003; erreur importante, toutefois, page 163, sur le prétendu ” traité “; Lepage est l’auteur d’une thèse assez remarquable sur cette période).

Le 4 août, date de sinistre mémoire, les députés bretons, apeurés, sont réunis. AUCUNE NEGOCIATION entre les Bretons et les Français n’a lieu. Aucun texte commun n’est discuté, rédigé, paraphé, raturé, corrigé, parachevé par les représentants des parties, comme cela EST OBLIGATOIRE DANS LA CONCLUSION DES TRAITES. La Bretagne, d’ailleurs, a été privée de tout ambassadeur régulièrement accrédité pour cela, ELLE N’A AUCUN MINISTRE PLENIPOTENTIAIRE. François I er n’est pas venu consulter les Bretons - certainement pas ! -, mais pour faire main basse sur la Bretagne, et la mettre dans son escarcelle.

C’est UNE PROCLAMATION UNILATERALE, rédigée par le gouvernement français (la Chancellerie), QUI EST LUE A LA TRIBUNE par un prélat complice (ce texte, qui ne traduit en aucun cas le fruit d’une libre discussion entre la Bretagne et la France, est publié par Morice, voir Preuves, pages 997 et 998).

Une deuxième proclamation UNILATERALE  intervient peu après, sous la forme d’un EDIT ROYAL - daté du mois d’ août 1532 -, c’est à dire UNE LOI FRANCAISE, édictée par un Etat étranger, sans aucun effet juridique possible en Bretagne, PAYS TOTALEMENT SOUVERAIN. C’est une authentique imposture, que certains ” gogos ” continuent encore à désigner, en 2012, sous le nom de ” Traité de Réunion de la Bretagne à la France ” (Cassard, par exemple, dans un ouvrage récent; regrettable : cet historien fait partie des gens sérieux, et des chercheurs très estimables).

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

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LEPAGE Dominique, Finances et politiques en Bretagne au début des temps modernes (1491 - 1547). Ouvrage très important, qui ” décortique ” les manoeuvres utilisées par la France pour digérer, phagocyter la Bretagne, de la mort d’Anne de Bretagne au prétendu traité de réunion, et au delà. Deux inexactitudes sous la plume du préfacier, Jean KERHERVE : la phagocytose de la Bretagne n’est pas une ” intégration “, mais un processus agressif pensé et pourpensé de digestion du pays; les ducs de Bretagne ne sont pas ” quasi-souverains “, mais entièrement souverains, au même titre que leurs compères les rois de France. Enfin (préface, in fine), quiconque s’est donné la peine de lire l’histoire des autres pays, savent que l’exemple de la Bretagne non seulement n’est pas ” unique “, mais est banal dans l’histoire du monde, la digestion des pays les uns par les autres obéissant aux mêmes lois générales que celles appliquées par la monarchie française pour annexer la Bretagne. De ce point de vue, l’histoire de Bretagne n’apporte rien à personne, sauf aux Bretons. En revanche, la similitude des processus dans l’histoire des autres pays nous permet de comprendremagnifiquement la nôtre.

MELENNEC Louis, Conférence donnée à Vannes en mars 2006 (cette conférence, entièrement filmée, est diffusée par l’Agence Bretagne Presse (ABP). Elle contient la démonstration complète de la nullité du prétendu traité de 1532, ou, plus exactement, de son INEXISTENCE JURIDIQUE, aucune des conditions requises pour qu’un traité soit juridiquement valide n’ayant été respectée, l’acte publié en août 1532 par la monarchie française étant un ACTE UNILATERAL, non discuté, non consenti, non paraphé par les Bretons.

MORICE (Dom Hyacinthe), Preuves,  tome III, pages …      Irremplaçable.

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II - LA DESTRUCTION DES INSTITUTIONS ETATIQUES DE GOUVERNEMENT .

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Nous allons voir, les évènements et la réalité des choses étant plus que probants, que c’est un phénomène colonial d’une évidence criante qui s’est déroulé en Bretagne de 1532 (ou de 1514, si l’on préfère, la Duchesse Souveraine Anne étant décédée le 9 janvier de cette même année), à 1789. Rien n’y manque, y compris la résistance opiniâtre, jamais en défaut, des populations indigènes. La matière est si abondante, qu’il est impérativement nécessaire de l’exposer d’une manière schématique, si l’on ne souhaite pas s’y perdre. A partir de 1789, la Bretagne n’est même plus une colonie : elle est phagocytée, digérée, réduite à néant par le pays prédateur.

 

 

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1 - LA DESTRUCTION DE LA DYNASTIE BRETONNE ET L’ELIMINATION METHODIQUE DES PRETENDANTS POSSIBLES AU TRÔNE DE BRETAGNE.

Les faits que nous rapportons ici ne sont pas d’une découverte récente; il s’agit de faits passés sous silence par ceux qui ont écrit sur cette époque : les manoeuvres accomplies sciemment par les Français, pour déposséder du trône breton l’héritier légitime de la couronne de Bretagne, et de le remplacer par un imposteur (références : Dom Morice, …; notes manuscrites de L. Mélennec; Chantal Reydellet-Guttinger, ex conservateur des archives départementales d’Ile et Villaine …; D. Le Page, thèse; D. Le Page et M. Nassiet, pages  161 et suivantes ..).

- LE RETABLISSEMENT DES INSTITUTIONS BRETONNES PAR ANNE DE BRETAGNE. La Duchesse avait réussi, quelques mois seulement après la mort de son deuxième mari, Charles VIII, lors de son mariage avec Louis XII, un véritable tour de force. Par le traité signé à Nantes le 7 janvier 1499, par les deux souverains (Morice, Preuves III, page …), il fut décidé que si du mariage royal naissaient deux enfants, l’un (si l’un de ces enfants était un fils), monterait sur le trône de France; le second - fille ou garçon -, deviendrait Duc de Bretagne, ce pays ayant retrouvé, par l’effet de ce traité, toutes ses institutions souveraines, et sa totale indépendance (” Afin que le nom de la Principauté de Bretagne demeure, et ne soit pas aboli dans l’avenir … il est décidé que le second enfant mâle - ou fille à défaut de mâle -, naissant de ce mariage, SERA ET DEMEURERA PRINCE (= Duc) de Bretagne “. (Nous traduisons ce texte en français moderne, pour lever toute ambiguité sur sa signification très claire). La clause vaut pour les générations futures, dans l’hypothèse ou Louis XII et Anne n’auraient qu’un seul enfant : Anne a donc mis en place un dispositif juridique en apparence sûr, qui garantit ad vitam aeternam la souveraineté du Duché. Ce travail est admirable; à lui seul, il suffirait à justifier la vénération dont la Duchesse est l’objet en Bretagne.

- L’ELIMINATION DU TRÔNE DE BRETAGNE DU DEUXIEME FILS DE CLAUDE, héritier légitime (1524). Contrairement à ce qu’on peut lire encore en 2010, dans tous les livres d’histoire écrits par des Bretons, la Duchesse Claude, dans son testament, NE LEGUE ABSOLUMENT PAS LE DUCHE à son fils ainé, le dauphin François (Mélennec, mémoire de DEA, page … ; ou, dans ABP : L’élimination de Claude du Duché de Bretagne …). Pour une raison majeure : le Duché de Bretagne - pas plus qu’aucun autre Etat souverain - n’est la propriété privée du Duc : celui-ci occupe une FONCTION au nom et pour le salut de ses sujets : il ne peut ni l’aliéner, ni le vendre, ni le céder, ni, à plus forte raison, le léguer par testament : on devient Duc parce que les lois fondamentales du Duché - la Constitution, faite de coutumes dégagées par les siècles - appellent au trône le seul héritier légitime, en aucun cas une personne désignée par le Duc défunt. Aussi le testament de Claude - j’ai eu entre les mains, je le souligne, l’exemplaire conservé à la bibliothèque Mazarine -, s’il désigne en effet son fils ainé François comme le légataire universel de ses biens personnels, CEUX QU’ELLE POSSEDE EN PROPRE, en aucun cas ceux qui ne lui appartiennent pas, ne fait aucune mention du Duché, puisque celui-ci a, par la mort de Claude, un héritier désigné : son deuxième fils, Henri, duc d’Orléans, en application du traité brito-français du 7 janvier 1499 : AUCUN DOUTE A CE SUJET (Mélennec, mémoire de DEA, page ….).

Pourquoi les historiens bretons se sont-ils ” trompés ” à ce point sur les dispositions capitales de ce testament ? Pourquoi ne l’ont-ils pas lu ? Pourquoi ont-ils pu ignorer que la Duchesse ne pouvait ” léguer ” à qui que ce soit une couronne, encore moins un pays, qui ne lui appartenaient pas ??

François I er et son chancelier, le sinistre cardinal DUPRAT, tentent ce qu’on appellerait aujourd’hui un ” coup de poker ” : faire croire que Claude a instauré par son testament son fils aîné, François, le dauphin de France comme héritier du trône breton, et que, celui-ci devant succéder à son père François Ier à sa mort, il réunira sur sa tête à la fois la couronne de Bretagne et la couronne de France. Dire que les Bretons sont furieux d’apprendre que le roi étranger François Ier veut placer sur le trône de Bretagne un prince illégitime - un IMPOSTEUR -, est peu dire : ILS NE VEULENT, NI DE PRES, NI DE LOIN, UN QUELCONQUE ROI DE FRANCE sur le trône breton. Ceci est UNE CERTITUDE ABSOLUE. Lors de la réunion des Etats de Bretagne, le souverain étranger François I er est ” mouché “, de la belle manière, dans des termes plus que fermes. Colère efficace : il admet cette giffle, mais revient à l’assaut aussitôt. Que se passe-t-il dans les mois qui suivent la mort de la Duchesse Claude ? ….. On ne connaît pas le détail de l’opération. Quoiqu’il en soit, avant que l’année 1524 soit écoulée, le fils ainé de François Ier et de Claude, le dauphin François, est bel et bien “substitué ” à son frère Henry … Il est plus que probable que François Ier, par des manoeuvres dont il est familier, a acheté les membres influents des Etats de Bretagne, a forcé la main et menacé d’autres ..

- L’ELIMINATION DES AUTRES PRETENDANTS AU TRÔNE DE BRETAGNE. On lit encore que deux mariages brito-français (Anne puis sa fille Claude), et un chiffon de papier connu sous le nom de ” Traité d’Union “, ont suffi pour que la Bretagne tombe dans l’escarcelle des Capet. Ce n’est pas ainsi que les choses se sont passées.

Dès l’invasion de la Bretagne, en 1487, avec obstination, le roi de France ne possédant aucun droit sur la couronne de Bretagne, les successeurs éventuels au trône, sont strictement éliminés de leurs prétentions. On est parfaitement éclairé par les archives sur ces manoeuvres.

RENEE DE BRETAGNE (dite Renée de France) aurait pu, en sa qualité de deuxième enfant de Anne de Bretagne et de Louis XII, être la première de ces prétendantes. Ses droits au trône étaient réels. On prête à Anne de Bretagne, dans l’année qui a précédé son décès, voeu renouvelé sur son lit de mort - sans en avoir le preuve formelle - d’avoir voulu en faire la Duchesse de Bretagne, aux lieu et place de sa soeur Claude; ce qui était constitutionnellement possible, à condition que les Etats de Bretagne en soient d’ accord (Anne Puaux, Renée de France, Paris, Hermann, page 5). Louis XII avait lui même envisagé cette solution, peu avant sa mort, un an plus tard (de Maulde, 353, 354). Renée, élevée à la cour de son beau-frère François Ier, vit de longues années dans l’ignorance de ses droits. Son beau frère la dépouille de la totalité de ses biens, qui sont considérables. Puis, par des combinaisons assez répugnantes, il l’utilise comme instrument diplomatique pour parvenir à ses fins. Il la fiance, successivement au futur Charles Quint, puis à Joachim, fils de Margrave de Brandebourg. In fine, il la marie, tardivement, alors qu’elle a atteint l’âge de 28 ans, à un principicule italien, le Duc Hercule de Ferrare. Ce mariage si mal assorti est jugé scandaleux par toute l’Europe. La dot est ridicule, indigne de la fille du roi et de la reine les plus puissants de la chrétienté; elle ne sera d’ailleurs jamais payée. il est clair que François Ier s’est débarrassé de Renée, en la mettant dans l’impossibilité, par son éloignement, et par le caractère insignifiant du mari qu’il lui a choisi, de jamais entrer en possession de son héritage. La dépossession de Renée de ses biens et de ses droits est une certitude, non une hypothèse d’historien. Alain MORGAT, dans sa thèse, au moyen d’une documentation considérable, a étudié cet épisode honteux de la monarchie française, et cette nouvelle malversation aux dépens de la Bretagne (ce que confirment nos propres recherches, non publiées).

Jean de BROSSE - BRETAGNE. On se souvient qu’à la mort du duc régnant Jean III, en 1341, la Duchesse héritière est, pour tous, sa nièce Jeanne de PENTHIEVRE, mariée à Charles de BLOIS, neveu du roi de France Philippe VI depuis 1337. Un prétendant inattendu apparaît alors, à la surprise générale : Jean de Montfort, demi-frère du duc décédé. Son fils - Jean de Montfort, futur Jean IV de Bretagne -, revendique les droits de son père; il en résulte une guerre meurtrière, dite ” guerre de succession ” (Entre autres : Cassard Jean-Christophe, La guerre de succession de Bretagne, Spezet, Coop-Breizh, 2006 : ouvrage d’érudition, trop long, que personne n’a pu lire à cause de cela). Celle-ci se termine par les traités de Guérande : Jeanne de Penthièvre est éliminée, Jean de Montfort devient duc sous le nom de Jean IV. La lignée se poursuit : Anne de Bretagne est sa descendante.

Les héritiers de la duchesse Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois n’ont jamais accepté leur défaite, ni leur élimination du trône de Bretagne. C’est un long roman, dont les péripéties, surprenantes, n’ont pas leur place ici. Tous les héritiers de Jeanne de Penthièvre font non seulement valoir leurs droits sur les terres dont la possession leur a été ôtée en Bretagne (en particulier le prestigieux comté de Penthièvre), mais ils affirment qu’ils sont les vrais ducs de Bretagne, et que les Montfort (y compris Anne de Bretagne) sont des imposteurs.

Après de longues péripéties, les rois de France (Charles VIII, Louis XII) ayant failli à leur promesse de procéder à la restitution des biens qui leur ont appartenu en Bretagne, François Ier se décide enfin à rendre à Jean de Brosse-Bretagne le comté de Penthièvre, par un édit dit ” de Crémieux “, daté du … Cette restitution a un but politique : Jean de Brosse-Bretagne doit s’engager à renoncer à tout ” droit au duché de Bretagne “. Cette affaire a été particulièrement laborieuse. Pour autant, elle ne met pas un terme au conflit, car ce renoncement de Jean de Brosse n’est pas sincère : ses héritiers, considérant - à juste titre - qu’une promesse prise sous l’effet de la contrainte n’engage juridiquement à rien, jugent qu’ils sont toujours habilités à revendiquer le trône de Bretagne. (Comme personne ne connaît ce point, indiquons que l’immense juriste Planiol, aux termes d’une étude rigoureuse, que lui seul avait compétence pour mener à bien, a toujours considéré que les Montfort étaient, lors de la morts de Jean III, en effet, des imposteurs, et que Jeanne de Penthièvre était l’héritière légitime du duc, ce qui implique que la guerre de succession a été une guerre injuste, et que Jeanne et ses héritiers ont été évincés du trône breton en violation du droit. On comprend mieux l’acharnement inoui de ceux-ci à poursuivre la lutte sur la plan juridique pendant une période si incroyablement longue). (L’histoire donnera rapidement raison aux Montfort, car les Bretons et les Etats les accepteront comme légitimes, ce qui règle le problème, de ce point de vue).

LA BORDERIE, Arthur ..

LE PAGE Dominique, pages 127 et suivantes;

PLANIOL Marcel, tome 3, pages , pages 20 et suivantes, Légitimité de Charles de Blois, et de Jeanne de Penthièvre …

 

 

- Marie de LUXEMBOURG, duchesse de Penthièvre et duchesse de MERCOEUR (1562 - 1623). Un nouveau rebondissement se produit durant la guerre de la Ligue ( …). La saga des descendants de la duchesse Jeanne de Penthièvre ne s’interrompt pas avec la restitution du comté de Penthièvre à Jean de Brosse-Bretagne. Evincés du trône de Bretagne, jadis, par les Montfort, ils vont tenter, une fois de plus, de recouvrer leurs droits à la faveur de la guerre de la Ligue, à la fin du 16ème siècle, soit …. deux siècles après le deuxième traité de Guérande !

Marie dite de Luxembourg - qu’il est plus légitime d’appeler de Penthièvre, pour marquer son appartenance à la “tige royalle de Bretagne”, aurait pu ne rien revendiquer, en raison de l’engagement pris par son oncle Jean de Brosse -Bretagne de renoncer à tout droit à la couronne de Bretagne, et en rester là. IL n’en est rien. Elle nait à Lamballe - ville éminemment bretonne -, en 1562. Elle est la fille de Sébastien de Luxembourg-Bretagne, gouverneur de Bretagne de 1566 à 1569. Elle épouse en 1575, à treize ans, Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur, beau frère du roi de France. Le comté de Penthièvre a été érigé en duché-pairie en 1569. Elle est baptisée en 1562, dans la cathédrale Saint Pierre de Nantes, dans un pompe quasi royale. Tout ce que compte le pays d’important est là : c’est une enfant du pays, descendante de surcroit de Jeanne de Penthièvre, duchesse de Bretagne de … à … Elle n’a donc rien à voir, de ce point de vue - malgré les alliances contractées par sa famille -, avec les souverains français détestés : on peut la considérer comme bonne bretonne, là ou le roi de France et le roi d’Espagne (voir ci-après) sont résolument des étrangers. Elle est belle (on l’appelle ” la belle Nantaise “), intelligente, ambitieuse, habile, cultivée, raffinée. Elle sait se faire aimer, et est très ” populaire “. Elle crée autour d’elle une cour raffinée. Sincèrement pieuse, elle multiplie les oeuvres de bienfaisance, prend des mesures peut-être sincères, peut-être habilement démagogiques. Elle est habile, et mène ses affaires avec une grande intelligence.

Il est absolument HORS DE DOUTE qu’elle a ambitionné de rétablir la monarchie bretonne à son profit, même si, en politique avisée, elle a joué sa partie avec une très grande habileté et une grande prudence …Deux indices qui ne trompent pas :

. Même si son mari et elle-même sont discrets sur leurs véritables ambitions - par stratégie et sans doute à cause de l’irrésolution du caractère de son mari -, ces ambitions sont connues et attestées d’un grand nombre de hautes personnalités (La Borderie, tome 5, pages …)

. Son fils Louis étant né en … elle lui fait donner le titre de ” Prince et Duc de Bretagne “, ce qui est une signature IRREFUTABLE (Planiol, tome 5, page ……; Alain Croix, L’âge d’or, page 58). Cet enfant étant mort à un an, elle réitère pour son fils François, lors de son baptême, en 1592. On ne donne pas ostensiblement de tels titres à ses enfants sans une intention claire et arrêtée, exempte de toute ambiguité.

L’université s’obstine, encore aujourd’hui, à soutenir que la Bretagne a accepté sa ” réunion ” à la France. C’EST FAUX. La noblesse, facteur que l’on a négligé dans tous les ouvrages, est farouchement anti-française à cette époque, même si elle fait mine, en soutirant titres, honneurs, pensions de l’occupant; il n’y a aucun doute à cet égard (ELLE L’EST TOUJOURS, EN 2012 !!!!). Mais, durant ce conflit meurtrier, tout le monde est prudent : les guerres brito-françaises sont dans toutes les mémoires, on ne sait qui sortira vainqueur des affrontements, désastreux comme toutes les guerres (Hervé Le Goff, page 321), et l’on juge qu’il est opportun de ne rien décider avant que la situation ne s’éclaire. Les déclarations de ” loyalisme ” à l’égard de la monarchie, à Rennes comme à Nantes,  sont de pure façade, purement politiques et attentistes. Telle est notre opinion, en tous cas, fondée sur la parfaite connaissance  du sentiment d’appartenance des Bretons pour leur pays, ceci depuis leur arrivée en Bretagne, et de leur haine des Français, collabos INCLUS.

La partie est très serrée. Il faut jouer d’habilité, de prudence, et ….. ménager une porte de sortie, au cas ou l’on perdrait le combat. En face de la duchesse de Mercoeur et de son mari, il y a au moins deux autres autres “prétendants”, infiniment plus puissants qu’eux : Henri de Navarre - le futur Henri IV -, le roi Philippe II d’Espagne, pour sa fille (voir ci-après).

Le sort des armes décide de la triste fin de cette aventure. Contrainte par la nécessité - mais non de gaité de coeur -, elle négocie son ralliement à Henri IV en 1598, et obtient une énorme compensation financière. (Ce qui, aujourd’hui encore, la fait juger par certains historiens comme une hypocrite, ce qui n’est pas démontré : à cette époque, et dans de telles circonstances, nécessité fait loi, négocier à son avantage n’est pas synonyme de trahison). La Bretagne reste donc sous le joug de la couronne de France, jusqu’en 1789, ou elle connaîtra un destin bien pire.

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

LE GOFF Hervé, La ligue en Bretagne, Rennes, PUR, 2010, 573 pages : érudit, mais touffus et quasi-ilisible, à force de détails.

LA BORDERIE Arthur

CROIX Alain, L’âge d’or de la Bretagne (1532 - 1675), Rennes, 1993. Pages 52 et suivantes. Cet auteur, qui a soutenu une thèse (excellente), n’étant pas breton, ignore tout de la force du sentiment d’appartenance des Bretons. Il faut être breton pour savoir ce que cela signifie pour eux. D’ou des articles et des prises de position très regrettables, notamment sur l’annexion de la Bretagne par la France, Anne de Bretagne, etc. Une écoute attentive des autres, une plus grande ouverture d’esprit, auraient permis d’éviter cela.

RICHARD Manuella, Plaidoyer pour la famille de Marie de Luxembourg …, in Actes du colloque ” Nantes et le pays nantais au moment de l’Edit de Nantes “, tenu à Nantes le 19 avril 1999, par la société archéologique de Nantes. Presque tous les articles de ce colloque sont éclairants.

 

- L’INFANTE ISABELLE D’ESPAGNE, fille de PHILIPPE II, roi d’Espagne. Avec le recul, on peut se demander, avec curiosité, pourquoi Philippe II, roi le plus puissant de la chrétienté, riche de nombreux royaumes, pays, en Europe, et d’un très vaste empire colonial, s’est intéressé à la Bretagne, et a voulu faire de sa fille une Duchesse de Bretagne.

Les raisons sont politiques. Pour s’en tenir au plan dynastique, Philippe II a épousé en troisième noces la princesse Elisabeth de France, fille du roi Henri II. Or, Henri II est le fils de la duchesse Claude de Bretagne. Sa fille, l’infante Isabelle Claire Eugénie, est donc la petite fille de Claude, et, partant, l’arrière petite fille d’Anne de Bretagne ! Elle est donc la descendante directe de la ” tige royalle de Bretagne “. Au moment de la guerre de la ligue, Henri III, frère de Henri II, n’ayant pas de descendant, la couronne de France doit revenir à Henri de Navarre (le futur Henri IV), protestant. Celui-ci est un Bourbon,  et n’est pas le descendant des Ducs de Bretagne. On sait parfaitement, en Espagne, par quels moyens la Bretagne a été envahie, et par quels moyens crapuleux elle a été annexée par François Ier. On est parfaitement au courant des contestations nombreuses que les parents et les descendants des ducs de Bretagne ont initié à l’encontre des rois de France, et des procès ou revendications de Jean II de Rohan, de René de Brosse-Bretagne, de Jean de Brosse-Bretagne, de Renée de Bretagne, de Marie de Luxembourg-Penthièvre … Pour les juristes et théologiens espagnols, LE PRETENDU TRAITE DE 1532 est juridiquement nul. Pour la cour espagnole, la Bretagne n’est en aucun cas un pays lointain et inconnu, mais un allié ancien et ami. Les Espagnols ont été FERMEMENT HOSTILES au mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII (thèse de Pélicier, page  …); les Espagnols ont combattu à Saint-Aubin-du-Cormier contre la France; de surcroît, Maximilien d’Autriche, roi de Rome puis Empereur du Saint Empire, arrière grand père du roi Philippe II, a été marié à Anne de Bretagne, et a porté le titre de Duc de Bretagne jusqu’en 1494. C’est dire si l’on suit avec attention les affaires de Bretagne, et si on les connaît particulièrement bien. Pour l’Espagne,la Bretagne N’A JAMAIS FAIT PARTIE DU ROYAUME DE FRANCE; le prétendu traité de 1532 est nul. Les prétentions de l’infante Isabelle sont donc aussi logiques que celles des autres prétendants. En tout cas, les droits d’Isabelle sont sérieux, ceux de Henri IV, huguenot et Bourbon sont NULS.

Les armées espagnoles s’installent en plusieurs points stratégiques de Bretagne (Blavet, Crozon …). La guerre de la ligue se termine par la victoire de Henri IV. Les Espagnols quittent la Bretagne, pour ne plus y revenir.

 

Comme on le voit, l’éradication des prétendants au trône de Bretagne par les Français a été particulièrement laborieuse. Encore ne parlons nous pas ici du Vicomte de Rohan, ni de Jean de Chalon, fils de Catherine de Bretagne, cousin germain d’Anne de Bretagne, neveu du Duc François II, et héritier du trône breton jusqu’à la naissance de Claude de Bretagne, en 1499.

On a dit que la guerre de la Ligue n’a pas été, en Bretagne, une guerre séparatiste, les Bretons ayant seulement lutté pour la religion catholique. A notre avis, cela ne traduit qu’une partie de la vérité : à cette époque - comme aujourd’hui -, il existe en Bretagne un sentiment anti-français  extrêmement puissant; l’annexion de 1532 s’est produite deux générations seulement auparavant, ce qui est peu. (C’est à cette époque, il faut le rappeler, que d’Argentré révèle dans son Histoire de Bretagne que la prétendue ” réunion ” a été extorquée par des moyens qui font que le prétendu contrat est juridiquement nul). Ni Marie de Luxembourg, ni son mari le duc de Mercoeur, ni le roi Philippe II ne peuvent l’emporter en Bretagne, pour des raisons militaires, en face de la puissance de la royauté. Les Bretons se seraient volontiers débarrassés des Français, et auraient porté sur le trône leur propre souverain, s’ils l’avaient pu. Marie de Luxembourg aurait parfaitement fait l’affaire. Mais, instruits par les guerres et des malheurs passés, réalistes, ils ont adopté une position attentiste, et c’est sans joie qu’ils ont du accepter comme roi Henri IV, que rien ne rattachait à la dynastie princière de Bretagne, et qui, ni de près ni de loin, ne pouvait prétendre à rien en Bretagne, n’eut été la force de ses armées (les documents nous apprennent d’ailleurs qu’au début des évènements, il était prêt à renoncer à la Bretagne : Hervé Le Goff, page 85).

 

 

…………………

Ainsi donc, il a fallu à la monarchie française PLUS D’UN SIECLE pour écarter les prétendants au trône de Bretagne, et non pas seulement deux mariages, qui n’ont rien réglé, pas davantage que le chiffon dénommé ” Traité d’Union ” … Le problème est bien loin d’être réglé.  Personne n’a jamais considéré que le Duché de Bretagne ait fait partie du royaume de France. De plus, on sait aujourd’hui qu’il n’y a pas eu de traité d’Union en 1532. La brutalité des ” révolutionnaires ” de 1789 a, si l’on peut dire, aggravé la situation : rien n’autorisait les furieux de Paris à supprimer les Institutions bretonnes, à y placer des gauleiters, et à la gouverner en ” direct “. La France n’est toujours pas chez elle en Bretagne; en droit international, elle est puissance occupante, RIEN DE PLUS. Pour la curiosité des lecteurs, il existe encore, en 2012, des prétendants au titre de Duc de Bretagne, qui apparaîtront peut être au jour lorsque la Bretagne sera redevenue souveraine.

Planiol, p. 5 et sv.;     12 et sv.

2 - LA DESTRUCTION DES FONCTIONS DE PREMIER MINISTRE - CHANCELIER. Pour bien comprendre la monstruosité que constitue ce nouveau tour de passe-passe, dont la France est familère, il faut se reporter à la défaite sanglante de la France par l’Allemagne, en 1940. L’Allemagne nazie aurait - sans doute - pu supprimer le gouvernement français et son chef : elle ne l’a pas osé, elle a laissé en place le maréchal Pétain, jusqu’à la fin de la guerre.

Ce que l’Allemagne nazie n’a pas osé faire, la FRANCE OSE LE FAIRE pour la Bretagne : dès le ….. les fonctions de premier ministre de Bretagne sont ABOLIES, c’est le chancelier français, Duprat, qui cumule les fonctions de chef des gouvernements français et breton (Morice …). La comparaison des deux situations comparables, lorsqu’on marque un arrêt pour en bien comprendre la portée, suscite une réaction d’HORREUR.

La Bretagne avait depuis des siècles possédé, comme las autres Etats, un gouvernement, dénommé le CONSEIL DUCAL. Le conseil était dirigé - comme dans les gouvernements actuels -, par un conseiller principal, qui faisait fonction, aux côtés du Duc, de ” Premier ministre “. …

 

Bonvallet, p. 81

MELENNEC Louis, Mémoire de DEA …

Morice,

Planiol, t.5, p. 43, 44

 

3 - LA DESTRUCTION DU GOUVERNEMENT BRETON (1552).

Non seulement il était concevable que les deux pays coexistassent géographiquement avec un roi unique et deux gouvernements différents (les pays de l’Europe actuelle ont mis sur pied des institutions communes, mais sont gouvernées selon les modalités appartenant à chacun d’entre eux, ainsi en Allemagne), mais encore, l’Edit de 1532 promettant d’une manière solennelle que rien dans les Institutions bretonnes ne changerait après cet édit, il était INIMAGINABLE que la France raye purement et simplement de ces institutions un organe aussi capital que le gouvernement. Sans souverain, sans gouvernement, UN PAYS N’EXISTE PLUS.

La France, maîtresse de tout, s’y prend avec habileté, perfidie et rapidité. Dans un premier temps, le Conseil ducal est dépouillé de toutes ses attributions gouvernementales …. Dans un second temps, le Conseil est supprimé, en 1552 (Planiol, page 44, t. 5). Que peut faire la Bretagne, sans Chef, sans armée ? RIEN (M. Le Drian n’est pas encore né !).

Le gouvernement a donc subsisté, à l’état de coquille vide, pendant VINGT ANS seulement ! N’ayant plus aucun moyen armé de donner des coups aux Français, les Bretons, malgré leurs protestations violentes, doivent s’incliner. Cette infamie est CITEE dans les livres d’histoire, mais non pas commentée (à l’exception de Planiol, de Bonvallet, et de votre serviteur). C’est pourtant une étape capitale dans l’histoire de l’assujettissement colonial de la Bretagne.

De 1940 à 1944, les Allemands, eux, n’oseront pas supprimer le gouvernement français, pas plus qu’ils n’ont osé supprimer le chef de l’Etat français.

Bonvallet, p. 81; Planiol, t 5, p. 43 et 44; Morice, Pr. III, 1032, 1034, 1062-1064.

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III - LA PRISE DE CONTRÔLE DE L’EXERCICE DES POUVOIRS SOUVERAINS DE L’ETAT BRETON PAR LE PAYS OCCUPANT.

 

Dans l’Edit proclamé en août 1532, la France prend des engagements péremptoires : TOUT dans le Duché, fonctionnera comme du temps des ducs, DANS TOUS LES DOMAINES.

 

Nous avons vu ci-dessus que la France, en détruisant la dynastie, en supprimant les fonctions de Premier ministre-chancelier, en supprimant le gouvernement, rend impossible le fonctionnement de l’Etat  …  Très rapidement, le colonisateur s’empare de TOUS les pouvoirs étatiques, contrôlant d’une manière draconienne leur exercice, qui appartenait aux BRETONS SEULS, ET A EUX SEULEMENT, avant que la prédateur envahisse le Pays.

 

A - LE POUVOIR LEGISLATIF. LES ETATS DE BRETAGNE : la réduction drastique de leurs prérogatives.

Dans tous les pays du monde, de l’origine à nos jours, le schéma des ” institutions ” par lesquelles la communauté concernée se gouverne, comporte au moins deux ” étages “, irremplaçables : le Chef; son conseil, qui tient lieu de ce qu’on dénomme aujourd’hui le “gouvernement”. Souvent, une ” Assemblée ” plus ou moins vaste complète l’édifice.Le gouvernement est d’autant mieux conduit qu’il y a équilibre et collaboration vraie entre le souverain et le conseil, à plus forte raison entre le souverain, le conseil, l’assemblée.

La Bretagne a construit peu à peu ses institutions, comme les autres pays. Le Duc-roi est reconnu dès le 9 ème siècle. Il a toujours eu des conseillers, un conseiller principal - le Chancelier, dénommé premier ministre dans les Etats modernes -, une assemblée. Le Parlement apparaît dans les textes dès le 11 ème siècle.  Dès cette époque, les trois rouages principaux sont attestés (le Souverain; le Conseil ducal; le Parlement général).

Avant les invasions françaises, globalement, le système fonctionne bien : le Duc impulse, commande parfois, le conseil conseille et gouverne, le Parlement général contrôle, critique, et est associé à TOUTES les décisions importantes (avec des exceptions, bien entendu). L’action gouvernementale est coordonnée et dirigée, le plus souvent, par le Chancelier, qui est l’équivalent des premiers ministres actuels. Les pouvoirs sont équilibrés…….Nous avons répété maintes fois - comme tous les auteurs dignes de crédit (Planiol, Bonvallet, Lobineau, Morice, Dupuy …..) combien exemplaire a été le rôle du ” Parlement Général de Bretaigne ” sous la monarchie ducale. Réunis, tous les deux ans par le commandement du souverain et du gouvernement bretons. La présence des députés, fait remarquable, est obligatoire. Le Parlement vote les impôts, les lois, et est associé à toutes les décisions importantes prises par le Duché (la paix, la guerre, les Traités, les mariages princiers ..).

La France, en publiant un Edit en 1532 - Edit qualifié à tort de ” Traité d’Union ”  …, puissance occupante - rien d’autre, au plan juridique -, concède à la Bretagne dont elle s’est emparée, malgré tout, une sorte de ” statut”. Ce n’est certes pas un ” contrat ” - car il n’y a eu AUCUNE NEGOCIATION FRANCO - BRETONNE -, mais les Bretons vont se servir de cet édit, qui proclame et garantit leurs droits, prérogatives et “liberté” d’une manière solennelle comme d’un bouclier protecteur, avec, il faut le dire, une habileté exceptionnelle, à tout propos, à tout moment, chaque année, chaque mois, chaque jour, pendant 257 ans, jusqu’à l’écrasement de 1789 (Planiol, ….; A. Le MOY, Remontrances du Parlement de Bretagne, Champion, Paris, 1909; Bonvallet Yves, Des contraventions au ” traité ” d’union, Tepac, Paris, 1942). C’est merveille de voir l’acharnement incroyable, l’obstination inouïe dont ils font preuve, sans jamais se lasser, sauf lorsqu’on leur envoie les armées françaises pour en tuer quelques milliers, comme en 1675).

Ici encore, décennie après décennie, la France viole TOUS LES ENGAGEMENTS qu’elle a solennellement pris et proclamés dans le fameux édit de 1532, et met en place ses pions, tous français dans les grands postes, collabos notoires dans les fonctions subalternes, moyennant pour ceux-ci ce par quoi on asservit ceux qui ont vocation à l’être : des titres, des terres, des seigneuries, de l’argent, des pensions ……

B - LA JUSTICE.

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C L’ADMINISTRATION - LA NOMINATION DE GOUVERNEURS ETRANGERS EN BRETAGNE.

Comme toutes les colonisateurs du monde et de l’histoire, la France installe en Bretagne des ” gouverneurs “. Il s’agit, en fait, de ce que l’on nommera beaucoup plus tard des ” Gauleiters ” ( le mot gauleiter signifie ” gouverneur “, des racines Leiter : chef, et Gau : pays).

Au début, tant que la Bretagne vit encore sur le souvenir très vif de son indépendance passée - de 1491 à 1498, durée du bref mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, roi de France - et qu’il s’agit de la faire tomber dans l’escarcelle des Capétiens-Valois, il s’agit de franco-bretons, collaborateurs notoires, acquis aux Français. Mais celà dure peu : à partir de la mort de la Duchesse Claude, en 1524, puis de l’annexion de 1532, les Bretons ne sont plus du tout nécessaires dans ces fonctions, car il s’agit, maintenant, de faire plier l’échine de ces êtres fiers et rebelles (on n’a pas encore osé imaginer la diabolique invention de ” Conseil régional “, qui plie sans qu’on lui demande rien) : TOUS CES GOUVERNEURS-GAULEITERS SONT FRANCAIS. Comme dans toutes les colonies françaises d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, etc. : c’est la loi du genre, elle est universelle pour toutes les colonies du monde. Quelques-uns descendent - plutôt moins que plus - des anciens ducs de Bretagne. Pour autant, ce sont des français bon-teint, qui doivent tout à la couronne de France, et qui sont des négociateurs habiles pour arrondir leur considérable magot, n’ayant aucune velléité de déplaire à leurs maîtres les rois de France, ni de perdre les avantages et prébendes que leur valent leur cupidité et leur honteuse soumision;

 

Planiol, p. 44 et sv.

 

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IV - L’EXPLOITATION DES RICHESSES BRETONNES AU BENEFICE DE L’ETAT COLONIAL.

 

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L’APPAUVRISSEMENT PROGRESSIF DE LA BRETAGNE.

Ce phénomène est encore imparfaitement connu, des Bretons, même si les thèses publiées sont énormes, et déja très suffisantes ( Bonvallet, Planiol, Rébillon, Moy, etc.). Les causes du dépérissement de la Bretagne, à partir du règne effectif de Louis XIV sont multiples.

La Bretagne, exploitée comme une ferme, perd le principal de sa liberté de commercer avec ses alliés traditionnels (toiles, sel, vin ..) … Elle s’appauvrit progressivement, et perd sous la puissance colonisatrice, tout son dynamisme …

Un auteur connu pour son travail de dénigrement de la Bretagne (Alain CROIX, avec qui j’eus, au début de mes réflexions sur ce grave problème, dont je ne comprenais pas encore la cause; cf sa responsabilité dans la catastrophique exposition au château ducal de Nantes, m’expliqua (au téléphone), qu’après une période brillante, la Bretagne a connu une déchéance dont elle est à la fois la cause et l’effet. Cet auteur m’expliqua que, alors que des puissances commerciales se manifestaient avec force en différents points de l’Europe(l’Angleterre, la Holande, le Portugal …), la Bretagne, devenue incapable de faire face à ce défi, N’A PAS SU PRENDRE LE TOURNANT, et triompher de ses concurrents.

En réalité, si l’on se place délibérément dans l’optique de l’histoire des pays, des nations, du mécanisme de fonctionnement des sociétés, la cause du dépérissement progressif de la Bretagne n’est que trop clair : il porte un nom : LA FRANCE, et ses actions maléfiques.

- La première cause est l’anéantissement de l’appareil d’Etat de la Bretagne. Une nation qui perd son souverain, son premier ministre, son gouvernement, N’EST PLUS RIEN. Un pays, c’est un cheval conduit par un cavalier : le cavalier figure le souverain et son gouvernement, le cheval, c’est le pays dans toutes ses composantes. Après la mort d’Anne de Bretagne, le pays n’est plus gouverné, et, dès lors, n’a plus de projet national.

- La seconde est le drainage des ressources fiscales bretonnes vers le gouvernement étranger de Versailles. Certes, du temps des Ducs, les prélèvements fiscaux au bénéfice de la cour étaient importants (un tiers environ des impôts). Mais cet argent ne quittait pas le pays. Le duc, dont le train était royal et fastueux, redistribuait cet argent à son entourage, ses officiers, ses serviteurs, aux corps de métiers qui travaillaient à son service. Une partie importante était redistribuée à ses vassaux, sous la forme de pensions et de rétributions de différentes sortes, qui en faisaient usage de la même manière. …

 

…………..

 

- LA VAMPIRISATION DES FINANCES BRETONNES. Des universitaires éminents ont poussé leurs recherches, dans ce domaine, fort loin. Il n’est pas question de reprendre ici ce qu’ils ont écrit, qui remplit d’épais volumes : on est donc, d’ores et déjà, très bien renseigné, même si de nouvelles thèses sont à écrire, lorsque les circonstances le permettront. Il s’agit seulement de fournir quelques chiffres, sauf à se perdre dans le marécage des vols et des détournements opérés aux dépens de la Bretagne, de 1514 (mort d’Anne de Bretagne) à 1789. Ceux qui voudront compléter leur information auront les moyens de le faire. …….

Certes, une partie de l’argent récolté par les impôts directs ou indirects reste en Bretagne. Notamment les fortes ” pensions ” versées aux ” grandes familles ” (prélevées sur les deniers bretons, bien entendu), comme nous l’avons dit, que l’on tient ainsi en état de ” docilité ” permanente …

Bonvallet, p. 99

- LA QUASI-RUINE DU COMMERCE INTERNATIONAL BRETON. Des obstacles quasi insurmontables, des restrictions de toutes natures sont mis en place pour empêcher la Bretagne de commercer avec les autres pays d’Europe. C’est un phénomène archi-connu de la colonisation : le pays conquis, n’ayant plus d’ambassadeurs, ni de vie internationale, devient la proie économique du colonisateur : les frontières, devenues celles de l’occupant, le colonisé étant privé de son gouvernement et de son Souverain, interdit de conclure le moindre traité international, militaire, commercial, passe sous la totale dépendance du pays qui s’est emparé de lui …….

- LA CREATION DE FONCTIONNAIRES INUTILES, dont les postes sont vendus par la monarchie française, pour se procurer des ressources. Ce chapître revêt une importance particulière, comme particulièrement démonstratif de l’exploitation éhontée du pays.

La ” vénalité des charges ” a été l’une des grandes plaies du régime monarchique français. Elle n’existait pratiquement pas sous le régime ducal. Elle a été développée sur une grande échelle par François I er, mari de la Duchesse Claude fille d’Anne et de Louis XII, roi absolu, particulièrement dépensier, aussi peu préoccupé que possible des intérêts de ses sujets, et particulièrement incompétent, également, dans la gestion des affaires de l’Etat.  La vénalité des charges désigne le système qui consiste, pour l’autorité étatique (le roi ou son gouvernement), à créer une charge publique (de juge, de procureur, de percepteur d’impôts ou de droits divers, de contrôleur …), de la vendre à un particulier, moyennant le versement d’un certaine somme d’argent, au bénéfice des finances royales. Bien entendu, le fonctionnaire titulaire de sa charge se ” rembourse ” sur ceux qu’il juge, administre ou contrôle, avec les abus qu’on imagine.

S’il est exact que la création, en quantité, d’officiers ( = on dirait aujourdh’ui : de fonctionnaires) par le gouvernement français), dans le but de les VENDRE à leurs futurs titulaires, à charge pour eux de se rembourser sur la bête ( = le Breton de base), n’est pas le mécanisme qui a permis de soutirer le plus d’argent aux contribuables bretons, elle est, de loin, la plus scandaleuse, comme permettant de voir à nu, sans détours, de quelle manière la Bretagne a été victime de BANDITISME et d’ ESCROQUERIE.

La mécanique n’est même pas ingénieuse. Elle fonctionne de la manière que je vais exposer……

Les bureaux royaux, puis ceux de Versailles, sans cesse à court d’argent, en raisons des dépenses somptuaires de la cour, des guerres incessantes, ” peaufinent ” peu à peu la technique que voici : en violation voulue,  sue, et connue par eux des dispositions de l’Edit de 1532, ils créent un nombre élevé de charges de fonctionnaires en Bretagne, à seule fin d’extorquer du pays des fonds qu’il ne doit pas, car c’est aux Etats que revient de créer les charges utiles, en aucun cas au roi de France. La mécanique est infernale, car les charges créés NE REPONDENT A AUCUN BESOIN. Sont ainsi créées, notamment, les fonctions fantaisistes que voici (la lite est illimitée, nous ne faisons que citer quelques exemples) : …..

Dire que les Bretons sont furieux, est en dessous de la réalité : ils sont furibonds. En ce temps là, l’orgueil Bretons, déjà célèbre sous les Francs (cf. le poème en l’honneur de Louis le pieux),  est intact : on ne plie pas, on ne cède pas, on n’a pas encore appris à ramper.

Parmi d’autres répliques, voici ce que les Etats de Bretagne écrivent au roi de France (Planiol, tome 5, page 105, note 59) (Je traduis en français moderne, pour rien du suc de ce texte n’échappe au lecteur contemporain) :

” Nous nous sommes engagés, par un contrat du mois de février 1583 ……….

On est dans le domaine de l’extorsion de fonds, voulue, faite en connaissance de cause, aux dépens de la Bretagne.

Tout ceci n’est rien : Bonvallet a écrit une thèse épaisse sur les extorsions de toutes natures dont la Bretagne est victime, de 1532 à 1789. Planiol énonce - avec indignation ……

 

 - L’ACCAPAREMENT, PAR LA PUISSANCE COLONIALE, DES TALENTS ET DES FORCES HUMAINES A SON PROFIT. L’émigration forcée vers la France.

Les Bretons étaient, il est vrai,  attirés par la France, qui, de tous temps, avait drainé des immigrés de nationalités diverses. En aucun cas parce qu’ils aspiraient à devenir français : la France, à l’époque plus développée que les contrées voisines, offrait à nombre de Bretons des possibilités variées pour survivre. Mais pas davantage qu’aujourd’hui l’Angleterre, le Canada, la Suisse, les Etats Unis d’Amérique.

Une fois la Bretagne occupée, à partir de 1491, le phénomène prend une toute autre ampleur. La cour ducale, qui était un centre économique important, n’existe plus. Elle drainait à elle seule un tiers des prélèvements fiscaux du pays (Kerhervé, Le PAGE …), employant un grand nombre de personnes, distribuant des pensions, impulsant la vie artistique, culturelle, architecturale  du pays.

- Les nobles, l’armée bretonne ayant disparu, n’ont pas d’autres solutions que de s’employer dans les armées française, les soldats bretons sont utilisés sur les champs de bataille français, et dans les guerres de la France … Pour les nobles, dont la vocation naturelle est de servir dans les armées, la Bretagne n’offre plus aucune possibilité de carrière militaire ……… Ils apparaissent donc, dès 1515, un an seulement après la mort d’Anne, aux côtés du roi de France François Ier, dans les guerres d’Italie, en particulier le Maréchal de Bretagne …

La France, puissance agressive, expansionniste, est presque tout le temps en guerre, malgré les condamnations périodiques du haut clergé (Bossuet, Fénelon …)……

- Les marins bretons détournés de la Bretagne au profit de la France. La France est fort peu douée sur ce plan dans la conquête de l’Empire maritime. La vie maritime de la France se concentre en des points très limités. De 1680 à 1850 environ, le nombre de matelots oscille entre 20 000 à 50 000. Mais cet effectif est représenté à hauteur D’UN TIERS par des Bretons ! Au 15 ème siècle, les registres portuaires de Hollandes démontrent que, certains années, le trafic portuaire est assuré, à hauteur de 80 pour cent par la Bretagne et sa flotte. De 1650 à 1792, les effectifs de marins proviennent, pour UN TIERS, de Bretagne !!!!! ( Jean Meyer, in Histoire de la France coloniale, Collin, collection Pocket, 1991, tome 1, page 14). Cette situation s’est perpétrée, aux dépens de la Bretagne jusqu’en 2010 ! L’incompétence, l’impéritie, la sottise de l’Etat français dans la gestion de la marine bretonne est la cause de conflits violents, ET JUSTIFIES.

- Le sacrifice des soldats bretons au service du colonisateur.

 

 

Le fait est que la Bretagne, quant à elle, a ” tiré ” un TRES MAUVAIS numéro. Les Gallois, et surtout les Ecossais, ont été traités avec des égards infiniment plus élevés que ceux dont la France, état absolutiste puissant, mais humainement inférieur.  Si elle avait tiré UN SEUL AVANTAGE de la présence française, il serait indispensable de le dire. Ce n’est pas le cas. Il est plus impératif encore de l’écrire, et de le faire savoir.

 

 

VI - LA COLONISATION DES CERVEAUX.  LE DECERVELAGE, OU NEVROSE D’ACCULTURATION. LA BRETAGNE SOUS ADMINISTRATION DU PAYS DES DROITS DE L’HOMME : UN VASTE CAMP DE REEDUCATION, ou l’on essaie de transformer des ploucs en hommes - version française.

L’étude des névroses collectives a été induite, en particulier, par les sociologues et les historiens qui se sont penchés sur les dégâts mentaux induits par l’acculturation forcée des populations Amérindiennes par les Espagnols. Cette pathologie concerne un grand nombre de nations, jadis libres.

 Sous la monarchie capétienne, jusqu’en 1789, les Bretons sont fiers de leurs origines et de leur histoire. La littérature en donne des exemples éclatants. Tout change à partir de la révolution dite ” des droits de l’homme “. Une phénoménale pression est progressivement exercée sur ce peuple, sans discontinuer, jusqu’en 1950-1960. C’est un véritable terrorisme d’Etat, une vaste entreprise disciplinaire, auxquels la nation bretonne toute entière est soumise durant cette période. La ” francisation ” de la Bretagne est à base d’une répression terrible, qui s’exerce sur les cerveaux.

Dans ce grand lessivage des cerveaux, l’école obligatoire de Jules FERRY, colonialiste bon teint, théoricien des races supérieures et des races inférieures, les secondes ayant vocation naturelle à être ” éduquées ” par les premières - dans leur intérêt, bien entendu, qui se confond avec celui de l’humanité entière, joue un rôle fondamental.

 Sous l’effet de la pression colossale qui est exercée par l’Etat colonial, l’administration mise en place par lui, l’école, les instituteurs, les professeurs, les journaux,les livres, les moyens de communication, les parents eux mêmes, tant par le non dit que par ce qui est suggéré ou explicitement exprimé, l’enfant se met à détester tout ce qui lui rappelle l’infériorité de sa condition : ce patois hideux que parlent ses parents et son entourage, ces costumes de ploucs et ces coiffes d’un autre âge, ces moeurs résolument vulgaires, les tournures bretonnisantes qui infectent le beau langage français, qu’on lui présente comme étant le modèle universel. Psychologiquement, il n’est RIEN, il le sait, il intériorise le modèle mauvais forgé de toutes pièces par le colonisateur. La névrose d’acculturation est à base de honte de soi.

 Le phénomène diffuse, et gagne tout l’entourage. Les grands parents, qui ne parlent ni ne comprennent le français - dans les campagnes en tous cas -, sont mis à l’écart, on ne leur parle pas : ce sont des ploucs, on se gausse de leur maladresse et de leur timidité, on ne voudrait certes pas leur ressembler. Un fossé culturel se crée entre les générations : les jeunes, élevés dans la civilisation qu’on croit belle du colonisateur; les vieux, qui paraissent pitoyables et arriérés. Celà peut aller très loin : on a vu,dans les lycées et collèges, des enfants avoir honte de rencontrer au parloir leur propre mère, à cause de son accent rocailleux, de sa coiffe en dentelles, de son habitus de femme plouque, et prétexter l’étude ou le travail pour ne pas montrer ce spectacle à ses camarades.

 Au niveau individuel, les dégâts sont considérables. Les Bretons de ces générations  sont à l’image de ce qu’on été les juifs pendant des millénaires, les colonisés, les esclaves :  timides, honteux d’eux mêmes, des êtres convaincus de leur infériorité native. Au niveau de la nation, c’est pire : celle-ci, jadis conquérante et glorieuse, est désormais honteuse d’elle même. Une première rupture s’était produite après les invasions de 1487 et 1491. La deuxième, créée par les malades mentaux de Paris, dans le sillage de la révolution dite ” des droits de l’homme ” est infiniment plus terrible. Convaincus de leur infériorité génétique, certains bretons vont jusqu’à collaborer - en toute bonne foi - avec l’occupant français, pour “désincruster” ce qui reste des moeurs dont on est convaincu qu’elles sont préhistoriques. La créativité s’étiole au niveau collectif, la nation ne produit plus rien : la “ploukisation” devient effective; les natifs, guère en situation de comprendre ni d’analyser ce qui leur arrive, comme les esclaves élevés dans une situation qu’on leur a appris à accepter, accompagnent ou précèdent le mouvement sans le critiquer.

 

Bibliographie sommaire.

BROUDIC Fanch, L’interdiction du breton en 1902, Spézet , éditions Coop Breizh, 1997. Ouvrage très important. La fureur anti-bretonne en France atteint des sommets vertigineux.

CARRER Philippe, Ethnopsychiatrie en Bretagne, Spézet, éditions Coop Breizh, 2007.

MANNONI Pierre, La psychopathologie collective, Paris, collection Que-sais-je, pages 13 et suivantes.

MELENNEC Louis, Le syndrome breton, Agence Bretagne Presse (ABP), 9 1 2009.

MEMMI Albert, Portrait d’un juif, Paris Gallimard, collection idées, 1962. Ouvrage majeur, à lire absolument.

MEMMI Albert, Portrait du colonisé,

 

 

VII - LES COLLABOS BRETONS.

 

Hélas, nous sommes logés à la même enseigne que le reste de l’humanité sur ce point. Les collabos (et les Kapos) bretons, ont été, comme ailleurs, aussi nombreux qu’aussi vils et rampants.

Je ne traitrerai pas de ce problème ici, pour des raisons évidentes. Les collabos actuels sont connus. IL ne servirait à rien de citer leurs noms,sauf à compromettre l’action de salubrité publique que nous réalisons ici.

 

…….. (A suivre)……

 

 

 

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LES EFFROYABLES RESULTATS DE LA COLONISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE.

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Comme on le voit, tous les critères de ce que l’on nomme la COLONISATION sont présents en Bretagne.

La résistance à cette appellation réside, pour ceux qui y réfléchissent, dans l’humiliation d’avouer et de reconnaître que leur pays a été envahi et soumis. Leur fierté farouche s’oppose à un tel aveu. Il est plus rassurant, pour les Bretons, de se dire que leur pays n’a jamais été vaincu, qu’il a traité en puissance souveraine avec un pays souverain, et que c’est de leur propre volonté qu’ils ont accepté leur sort. Au Maroc, j’ai souvent entendu des raisonnements analogues : ” Le Maroc n’a jamais été colonisé, il a seulement été un PROTECTORAT “.

Or, cela est FAUX : la Bretagne a été vaincue au moins à deux reprises à la fin du 15ème siècle, elle a été envahie et annexée, ELLE N’A JAMAIS ETE CONSULTEE SUR SON ANNEXION, il n’y a jamais eu de ” contrat ” entre la Bretagne et la France en 1532. De même, ce que l’on dénomme ” protectorat ” n’est qu’une forme de colonisation, rien d’autre. Ce n’est pas en niant la vérité que l’on sort d’une situation humiliante.

Quels ont été - et sont encore - les effets de cette colonisation ?

 

1 - LA DISPARITION DE LA SCENE INTERNATIONALE. L’ANEANTISSEMENT DE LA BRETAGNE, PUISSANCE SOUVERAINE ET RESPECTEE.

 

Le plus douloureux, sans doute, est la disparition TOTALE de la Bretagne, après 1532, de la scène internationale.

Tout prédestinait le Duché souverain, lorsque l’invasion de 1491 a été perpétrée, à devenir une vraie puissance internationale, comme les sont devenus les pays européens de même étendue, pourtant géographiquement et humainement moins favorisés, comme le Portugal, plus tard la Hollande ….. la Belgique, ces pays étant devenus de grandes puissances coloniales.

Tout au long des 14 ème et 15 ème siècles, la Bretagne est l’une des puissances européennes les plus importantes, se situant quasi immédiatement après la France (bien mal en point, d’ailleurs, menacée de disparition totale à plusieurs reprises, notamment pendant la guerre dite ” de cent ans “) et l’Angleterre (4 millions d’habitants; Bretagne 1, 5 million). Après la disparition des Etats de Bourgogne (en 1477), peut-être est-elle la troisième ou la quatrième puissance d’Europe. Pays (relativement) vaste pour l’époque - compte tenu de l’exigüité des cités, des Etats, des principautés du temps (plus de 300 dans le seul Saint Empire Romain Germanique !) -, pourvu d’un littoral maritime considérable, d’une flotte qui se situe aux tous premiers rangs, derrière l’Angleterre, elle est en droit, par le caractère évolué de ses institutions, sa situation exceptionnelle, son fort potentiel d’expansion économique, de devenir une grande puissance. Elégoët a écrit - ce que je dis aussi depuis très longtemps -, qu’elle aurait du avoir un destin international aussi brillant que le Portugal, beaucoup moins peuplé (800 000 habitants, 1,5 million pour la Bretagne), infiniment moins puissant. L’invasion française, la subordination du pays, ont empêché la Bretagne de connaître son destin MONDIAL. C’est une catastrophe incommensurable, et malheureusement irréparable.

2 - LA SUPPRESSION DE L’APPAREIL D’ETAT PAR LE COLONISATEUR. Comme Planiol et d’autres auteurs, je répète qu’au moment de son invasion, la Bretagne jouit d’un régime politique évolué pour l’époque, au même titre que l’Angleterre, et plusieurs pays du nord de l’Europe. Les Institutions sont complètes (Souverain, premier ministre, gouvernement, parlement), et fonctionnent d’une manière harmonieuse. Chaque génération apporte des progrès dans le fonctionnement de l’Etat breton, tandis, qu’au contraire, en France, à partir de Louis XI et de François I er, le régime devient de plus en plus absolu, au point que toute l’autorité souveraine réside dans les mains du monarque, avec les abus immenses que cette situation provoque. Au moment de son annexion, la Bretagne, privée de sa monarchie constitutionnelle (la constitution existe, bien entendu, mais elle est coutumière) et de son régime réprésentatif opère une REGRESSION POLITIQUE DE PLUSIEURS SIECLES. La vocation de la Bretagne, comme l’Angleterre et les monarchies nordiques, était d’évoluer lentement vers la démocratie.

3 - LA SOUMISSION DU PERSONNEL POLITIQUE, PAR CLIENTELISATION. LA PRESENCE DE GOUVERNEURS ETRANGERS EN BRETAGNE.

En 2010, le pays reste une colonie : les ” parlementaires ” sont pré-désignés par les états-majors des grands partis français, et leur sont entièrement soumis, leur sort en dépendant ENTIEREMENT; l’institution dénommée ” conseil régional ” ne possède aucun pouvoir effectif, aucun budget digne de ce nom, et ne mène aucune politique réellement bretonne, son rôle étant purement figuratif..

Les préfets (de Nantes, de Vannes, de quimper, de Rennes, de Saint-Brieuc), ont remplacé les gouverneurs (civils, c’est à dire les ” Intendants “); TOUS SONT FRANCAIS; aucun ne parle breton, tous sont impliqués dans la politique d’éradication de notre principale langue nationale : ce sont d’authentiques GAULEITERS; les Bretons, selon la république coloniale, seraient trop dangereux dans ces fonctions. Le monde ” politique ” breton se tait : petit doigt sur la couture du pantalon, telle est sa devise (la même que celle du capitaine Haddock : ” BOTUS ET MOUCHE COUSUE “). D’où ce mépris général et colossal à l’égard de cette classe politique étroitement contrôlée, les populations n’étant pas dupes, malgré leur réputation de naïveté. La démocratie n’est même pas en vue, dans l’état actuel de la colonie bretonne.

En 2010, la Bretagne n’est toujours à peu près rien, si l’on considère le potentiel humain, maritime, économique, qui est le sien, et qu’un gouvernement confié à des hommes intelligents, dévoués à la cause nationale. Sait-on que la Suisse, qui a une superficie équivalente, qui n’a aucun littoral maritime, aucune flotte, des capacités créatives moindres, gère PEUT-ETRE LA MOITIE DES ACTIFS FINANCIERS DE LA PLANETE ? Rien n’empêche la Bretagne, entre autres activités, de recentrer son énergie sur la finance internationale, la gestion des fortunes, l’informatique …. Fournissant près d’un quart de la production agricole de l’ ” hexagone “, il n’est pas absurde - à condition d’être gouvernée par des gens capables, éduqués à ne plus se vomir dessus et à s’arracher leurs multiples chignons, pourquoi pas les grands créateurs d’emplois et de richesses que sont les Bolloré, les Pinault, les Rocher, si faible que soit la sympathie qu’ils inspirent -, qu’elle devienne une sorte de ” Silicon Valley ” de l’Europe…. ?

 

Aucune fonction importante n’est confiée à quiconque en Bretagne, à moins d’appartenir à ce système bien huilé, parfaitement contrôlé depuis Paris. La Bretagne n’est pas même dirigée par une caste : il y a bien une caste bretonne; mais elle ne joue que le rôle d’une courroie de transmission, aussi peu glorieux que possible. Tout est verrouillé du dehors. Le tout sous couvert d’une ” religion nationale ” française simpliste, à base de principes creux, dépourvus d’effets, au rang desquels la prétendue égalité des citoyens devant la loi et devant les charges publiques….

Il n’y a pas de débat politique en Bretagne, mais DES JEUX DU CIRQUE, se déroulant périodiquement devant la galerie, avec une régularité pendulaire, aboutissant au partage à peu près égal dans le temps, des privilèges attachés à l’exercice des fonctions dites publiques, dans lesquelles les ” élus “, de droite ou de gauche,  jouent, tout au plus, le rôle de pantins.

Certes, on n’écrit pas l’histoire avec des ” si ” et des ” mais “, pas plus qu’on ne peut remonter le cours du temps. Mais dans le cas présent, les arguments sont si concordants, si explicites, qu’ils s’ajoutent les uns aux autres, et qu’on peut dire, sur le fondement de quasi certitudes, que c’est bien l’asservissement de la Bretagne par la France, qui l’a peu à peu transformée en pays pauvre et improductif, après 1789 surtout, jusqu’à en faire un pays désolé, ce qu’il était encore dans ma petite enfance, après 1940. ………..

5 - LA DISPARITION DE LA LANGUE, planifiée par le colonisateur.

La langue, cela est prouvé avec certitude, est menacée de MORT par l’effet des persécutions très volontaristes exercées par le colonisateur depuis 1789 (voir notre article, intitulé ………. et notre émission diffusée sur lumière 101, intitulée : ” l’assassinat de la langue bretonne “). Les britophones sont au nombre de 2 millions en 1896, de 1,2 million en 1928, de 600000 en 1952, de 200000 en 2010 (ces chiffres sont approximatifs). La complicité passive ou active des hommes politiques ” bretons “, dans cette situation, est désastreuse. La langue bretonne n’avait pas vocation à disparaître (pas davantage que l’alsacien, le corse, le basque, le béarnais …); les bretons, comme les autres petits peuples, auraient, par nécessité, parlé volontairement l’anglais et le français. Les exemples de la Flandre et de la Catalogne sont  très démonstratifs. Les persécutions exercées en Bretagne ont été un immense et scandaleux gâchis. Avec la meilleure volonté des meilleurs d’entre nous, celà ne sera JAMAIS EFFACE DES CONSCIENCES BRETONNES.

( A suivre )…………..

 

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

 

L’histoire de la colonisation n’a de sens que si on la ramène à ses véritables dimensions : celles de l’humanité, et celle de la planète. La colonisation et l’histoire de la Bretagne ne se comprennent qu’à partir de ces considérations. Il faut y ajouter les histoires des sociétés humaines, des Institutions, du droit en général, du droit international en particulier, des guerres, des traités, bien d’autres disciplines encore.

 

FERRO Marc, Histoire des colonisations, Le Seuil, Paris 1994. Je cite cet auteur parce que son livre, bien qu’inspiré par la volonté évidente de faire porter TOUT le chapeau de la colonisation aux pays occidentaux, comme si les colonisations africaines, de l’antiquité, des Chinois, des arabes, etc., n’avaient pas précédé celles de l’occident, contient malgré tout une masse de renseignements intéressants, quoique les connaissances de l’auteur soient limitées (oh combien !), aux seules périodes qu’il a investiguées. Ce qui, à défaut d’avoir situé le phénomène dans son contexte de l’histoire mondiale de l’humanité,  conduit à une erreur globale d’interprétation désastreuse. A rapprocher de cet historien (honoraire) breton, qui fait remonter l’origine des nations après le 16 ème siècle - ce qui exclut, lestement, la Bretagne du nombre des nations, puisqu’elle a été engloutie par la France à la fin du 15 ème siècle !!! Le bonhomme n’a rien lu sur les nations de l’Antiquité (Mésopotamie, Egypte, Israël, Grèce, Inde, Chine, etc.). Ce n’est pourtant pas la matière qui manque !

FERRO Marc, Le livre noir du colonialisme, Pluriel, Paris, 2003. Cet ouvrage, bien documenté quant à la période étudiée,  véhicule une idéologie : faire admettre que les pays européens ont inventé le colonialisme, qu’ils n’ont commis que des atrocités, et rien apporté de positif aux pays colonisés. Il est navrant qu’un historien ( un ” hystorien ” ?) se livre à ce genre d’exercice, sans RIEN CONNAÎTRE DE L’ANTIQUITE. Quelques lectures supplémentaires lui auraient fait au moins deviner que le colonialisme, l’esclavage, la domination des plus faibles par les plus forts se confondent avec l’histoire de l’humanité. Le sous-titre : ” 16 ème siècle au 21 ème siècle : de l’extermination à la repentance “. Le premier chapitre : ” La destruction des Indiens de l’aire caraïbe “. Tout le reste est à l’avenant. Rien sur les colonisations asiatiques, arabes, scandinaves ….. Surtout, scotomisation TOTALE des colonisations arabes et turques, qui ont été particulièrement atroces, et qui se sont prolongées (la colonisation turque, surtout), bien au delà du 16 ème siècle. L’ignorance (volontaire ici, très probablement) s’ajoutant à l’idéologie, ont abouti à la culpabilisation extrême de l’Occident, LA OU LE MONDE ENTIER EST CONCERNE, depuis les origines. Il y a des livres qu’on n’aimerait pas avoir écrits, des responsabilités qu’on n’ aimerait pas assumer. Ferro est vilipendé dans les blogs, à juste titre, en raison de sa partialité.

Cette bibliographie est destinée aux historiens bretons ” émérites ” , ou ” honoraires “, qui disposent - enfin - des loisirs de compléter leur formation, étant maintenant à la retraite, et l’idéologie qui les a inspirés souvent (celle des 100 millions de morts), étant plus que moribonde. QU’ON RETIENNE BIEN CECI : le phénomène colonial ne peut être compris, qu’à partir de ses origines, en aucun cas en le faisant commencer au 16 ème siècle.

- Monde antique : Claude MOSSE, Une histoire du monde antique, Larousse, Paris 2008. INDISPENSABLE, particulièrement pour les historiens universitaires, restés prisonniers de leur thèse, et qui ne peuvent même imaginer qu’il existe des Etats très organisés dans la haute antiquité, des nations, bien entendu, ainsi qu’un droit international (coutumier ou rarement écrit), puisqu’il est nécessaire que les groupes humains disposent de règles pour traiter leurs contentieux.

ROUX Georges, La Mésopotamie, Points Histoire, Paris, 1995.

GRANPIERRE Véronique, Histoire de la Mésopotamie.

SOURDEL Dominique, Histoire des Arabes, PUF, Que sias-je, Paris 1985. La colonisation arabo-musulmane précède largement celle de l’Occident. Elle est l’une des plus cruelles de l’humanité. Les Arabes sont parmi ceux qui ont le moins le droit de se plaindre de la colonisation. Ils ont, dès la 7 ème siècle, colonisé tout le pourtour méditerranéen. Leur propre colonisation par les pays occidentaux, aujourd’hui terminée, avait été un juste retour des choses : il avaient envahi, conquis, l’Egypte, la Lybie, l’Afrique du nord, la péninsule ibérique, la vallée du Rhône, causant sur leur passage des destructions et saccages inouïs. Ils ont été repoussés en Afrique, ce qui  était justice. Ce que l’on dénomme ” l’intelligentsia française,” n’est pas au courant de cette histoire : pour ces insuffisants de l’esprit, il ne reste que l’invasion coloniale de l’Afrique par les Européens. Tout le reste est scotomisé, débilement ” gommé “.

Bernard LUGAN, Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours, Paris, 2009.

Bernard LUGAN, Afrique, bilan de la décolonisation, Vérités et légendes, Perrin, Paris. Ouvrage capital, notamment en raison du fait que l’auteur ne fait pas partie de la France bien-pensante, celle du prêt-à-penser, des idées convenues et fausses. B. Lugan a fait l’objet de persécutions insensées, qui ont eu raison de ses fonctions universitaires. En quoi son sort rejoint celui de Reynald SECHER.

BALANDIER Georges, Le royaume de Kongo du 16 ème au 18 ème siècle, Pluriel, Paris, 1965.

LAUGIER de TASSY, Histoire du royaume d’Alger, Amsterdam, 1725. Indispensable pour savoir ce qu’est l’Algérois avant les Français.

RIVET Daniel, Le Maghreb à l’épreuve de la colonisation, Pluriel, Paris, 2002.

- Russie impériale : Nicolas V. RITASANOVSKY, Collections Bouquins, Paris 1994.

- République de Venise : Frédéric C. LANE : Venise, une république maritime, Champs Flammarion, Paris, 1985.

DIEHL Charles, La République de Venise, Paris, 1967.

Bartolomé BENNASSAR, Histoire des Espagnols, Collection Bouqins, Paris, 1992.

MELENNEC Louis : quelques articles sur la névrose bretonne et la névrose d’acculturation; plusieurs vidéos et émissions radiophoniques, dont ” La Bretagne assassinée “, sur Lumière 101. Charte pour la Bretagne, publiée par l’Association Bretonne de Culture (page 44), le site de Yann Fouéré actualités, le site du Musée Paul Gauguin, la revue War Raok …… et, dit-on, l’HUMANITE, sans tarder.

 

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(Ce texte - déja publié en 2010 -, sera complété en temps opportun).

PROPOSITION DE 2007 POUR LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE BRITO-VENDEEN .

 

Document

mis en distribution

le 28 février 2008

 

N° 387

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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

TREIZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 novembre 2007.

PROPOSITION DE LOI

relative à la reconnaissance
du
génocide vendéen de 1793-1794,

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE

PAR MM. Lionnel LUCA, Hervé de CHARETTE, Mme Laure de LA RAUDIÈRE, MM. Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Frédéric POISSON, Jacques REMILLER et Francis SAINT-LÉGER,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La définition du terme « génocide » établie par le tribunal international de Nuremberg est la suivante : « On appelle crime de génocide la conception ou la réalisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l’extermination d’un groupe humain de type ethnique, racial ou religieux ».

Notre code pénal (art. L. 211-1) en donne quant à lui la définition suivante : « constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l’encontre de membres de ce groupe, l’un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie ; atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique ; soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ; mesures visant à entraver les naissances ; transfert forcé d’enfants. »

Ces définitions correspondent parfaitement aux actions menées par la convention à partir du 1er août 1793. À ceux qui ne manqueront pas de rétorquer que la population de la Vendée militaire ne constituait pas à proprement parler un groupe ethnique, signalons que l’adjudant général Hector Legros considérait en l’an III que « le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d’une grande partie de la Loire-Inférieure » 1.

Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ».

Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur proposition de Barrère de Vieuzac après un discours incendiaire : « Ici, le Comité, d’après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C’est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu, c’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L’humanité ne se plaindra pas; les vieillards, les femmes et les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature. L’humanité ne se plaindra pas; c’est faire son bien que d’extirper le mal ; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides… Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée; et c’est ainsi que l’autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires portera l’effroi dans les repaires de brigands et dans les demeures des royalistes. » 2

Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée stipulait dans son article 1er que : « Le ministre de la guerre donnera sur le champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée… » Article VI : « Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. » Article VII : « Les forêts seront abattues ; les repaires des rebelles seront détruits ; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis. » Article VIII : « Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité. » Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu’ils auraient souffertes. » 3

Ce décret, malgré une déclaration de bonne conduite (« avec tous les égards dus à l’humanité »), était un véritable appel au meurtre, au vol institutionnalisé et à la déportation des non-combattants, ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’« épuration ethnique ».

Ce décret sera suivi par celui du 1er octobre 1793 – décliné sur le mode du discours de Caton auprès du Sénat romain (« delenda est Carthago ») : « Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l’Autrichien. […] Enfin chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes. La Vendée et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française; c’est là qu’il faut frapper. » 4

Après la prise de Laval le 23 octobre, et la défaite républicaine d’Entrammes, le 26 octobre 1793, un nouveau décret daté du onzième jour du deuxième mois, portera que « toute ville de la République qui recevra dans son sein les brigands ou qui leur donnera des secours sera punie comme ville rebelle. En conséquence, elle sera rasée et les biens des habitants seront confisqués au profit de la république » 5.

Les mesures préconisées furent appliquées à la lettre par les représentants en mission auprès des armées et dans les départements.

Le 9 frimaire an II (29 novembre 1793), le représentant Fayau écrit aux administrateurs du département de la Vendée : « Vous savez comme moi citoyens que les brigands appelés de la Vendée existent encore quoique on les aie tués plusieurs fois à la tribune de la Convention. […] Je vous engage à prendre les mesures les plus promptes et les plus énergiques pour que les armées catholiques et royales dans le cas où elles rentreraient dans la Vendée n’y trouvent plus qu’un désert. […] Il serait bon, citoyens, que des commissaires nommés par vous se transportassent de suite dans toutes les parties de votre département pour en faire retirer toutes les subsistances et pour faire arrêter tous les citoyens qui ont pris part directement ou indirectement aux troubles de la Vendée. Il faut purger la Patrie… » 6

Le représentant Francastel n’est pas en reste. Le 25 décembre 1793, il écrit au Comité de salut public : « Je fais débarrasser les prisons de tous les infâmes fanatiques qui s’étaient échappés de l’armée catholique. Pas de mollesse, que le torrent révolutionnaire entraîne tout ce qui lui résiste scandaleusement. Purgeons, saignons jusqu’au blanc. Il ne faut pas qu’il reste aucun germe de rébellion… » 7

En novembre 1793, le général Turreau est nommé commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la charge de faire appliquer le décret du 1er août. L’ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « la promenade militaire » alors qu’à cette date la Grande Armée catholique et royale n’est plus qu’un nom. Turreau divise l’armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d’exterminer la population. Ce sont les « colonnes infernales » qui vont se livrer au génocide des Vendéens. L’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2e division est très clair : « Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants. » Les rapports des généraux républicains commandant les Colonnes sont aussi particulièrement explicites : « Nous en tuons près de 2000 par jour. […] J’ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant d’enfants. […] J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions… »

Le général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, suite à l’extermination des Vendéens ayant survécu à la virée de galerne à Savenay, précisait que : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

Lequinio, représentant du peuple dans la Charente et la Charente-Inférieure, est encore plus explicite dans sa lettre du 8 ventôse an II (26 février 1794) : « Je crois que par séduction, argent, violence ou autrement, on avait pu s’emparer des chefs, il serait possible de n’exterminer que les étrangers, car quoique l’on puisse en croire, ce sont les hommes du pays même qui sont le moins dangereux ; ils seraient réduits à l’instant s’ils s’étaient laissés à eux-mêmes; mais ce sont les prêtres, les nobles, les étrangers et les déserteurs mêlés au milieu de nous qui rendent leur réduction impossible. Il faut donc nécessairement les égorger tous. C’est le parti que facilite l’arrêté que mes collègues Garrau, Hentz et Francastel viennent de prendre, en faisant retirer dans l’intérieur de la république tous les réfugiés de ce pays, réduits au désespoir, ainsi que le sont les habitants de se pays pervertis par les scélérats étrangers qui sont au milieu d’eux et qu’il n’eut pas été possible d’en séparer. Il est impossible maintenant qu’on use envers eux des moyens que l’on pouvait employer autrefois de concert avec la poursuite des étrangers. Il faut donc se décider à tout massacrer. » 8

Le décret du 2 ventôse an II (20 février 1794) ordonnait la déportation des innocents et des bons citoyens de manière à ne plus laisser dans les pays révoltés que « les rebelles que l’on pourra plus aisément détruire » 9.

*

La République française reconnaît, à travers plusieurs lois, les différents événements qui ont marqué l’histoire internationale : Shoah, esclavage, génocide arménien… Ces lois mémorielles permettent de mettre en exergue les souffrances subies par des peuples.

Les exemples cités supra montrent la volonté incontestable de la Convention d’anéantir une population; ce qu’explique en 1794 Gracchus Babeuf dans un pamphlet, Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier, dans lequel il dénonce les exactions commises par Jean-Baptiste Carrier lors de sa mission à Nantes, dont il affirme qu’elles renvoient à un système de dépopulation qu’il nomme « populicide ».

Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l’appréhension est inédite, le meurtre de masse visant un peuple dont le seul tort est son origine ethnique, raciale, religieuse ou politique. Pierre Chaunu, historien et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982, n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald Secher 10 qu’il a signé : « Nous n’avons jamais eu l’ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barrère et de Carnot relatifs à la Vendée. »

Les moyens utilisés pour ce faire, rapportés notamment par Reynald Secher (cf. ouvrage cité supra), ou par Michel Ragon (1793, L’insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté, Albin Michel, Paris, 1992), ont été nombreux : épuration par mutilation sexuelle, création du premier camp d’extermination de l’histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse (insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement), premières crémations avec les fours à pain et les églises (exemple de l’église des Lucs-sur-Boulogne où furent brûlés vifs 563 villageois), noyades collectives avec les « noyades des galiotes » ou en couples avec les « mariages républicains dans la Loire, création au Ponts-de-Cé d’ateliers de tannage de peau humaine – peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation des corps des villageois massacrés à Clisson. À force de tueries, des municipalités, pourtant républicaines, et des représentants du Comité de salut public finissent par s’émouvoir. Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794, puis décrété d’arrestation en septembre. Jugé en décembre 1795, il est acquitté à l’unanimité.

La République sera d’autant plus forte qu’elle saura reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes. Elle ne peut continuer de taire ce qui est une tâche dans son histoire. Elle doit pour cela reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794, et témoigner à cette région – qui dépasse l’actuel département de la Vendée – dont la population a été victime de cette extermination, sa compassion et sa reconnaissance pour avoir surmonté sa douleur et sa vengeance en lui donnant des hommes aussi prestigieux que Georges Clemenceau ou Jean de Lattre de Tassigny qui servirent la Patrie et défendirent la République.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794.

1 Mes rêves dans mon exil, BM de la Rochelle, cote 27628 C/13.

2 Gazette nationale ou le Moniteur universel du vendredi 9 août 1793.

3 L 28-AD85.

4 Moniteur universel du 16 du premier mois de l’an II, n° 280.

5 L 31-AD85.

6 L 380-AD85.

7 . Fonds Uzureau, 2F14 37-AD49.

8 . Archives nationales AA 53.

9 . Lettre de Hentz et Francastel du 7 ventôse an II, L 475-AD35.

10 Le génocide franco-français : la Vendée Vengée, Réédition Perrin 2006.

 

LA COLONISATION PAR LA DESTRUCTION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE .

LA BRETAGNE COLONIE (9 janvier 1514 - 2012).

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Les historiens bretons, lorsqu’on consulte leurs ouvrages (en particulier LA BORDERIE), jouent le jeu de la pudeur : il y va, non plus de leur vie - à moins qu’ils ne franchissent les limites imposées par la France, d’un manière implicite ou explicite, mais de leur carrière, de leur destin dans la société, de leur survie professionnelle .. Presque tous font mine de considérer que la Bretagne est devenue, tout simplement, une “province” du pays voisin ..

Or, la situation est tout autre : à partir de l’arrivée de Louis XIV et de Colbert au pouvoir, la Bretagne n’est pas une “province” du royaume de France, MAIS UNE COLONIE, au sens le plus strict du terme. La proximité de la Bretagne et de la france NE CHANGENT RIEN A L’AFFAIRE ..

………………. (A compléter) ……..

L’OEUVRE CIVILISATRICE DE LA FRANCE, VUE PAR LES OCCITANS.

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(…) Le premier travail de l’instituteur fut d’apprendre aux jeunes Occitans, Bretons, Basques et Corses que la langue qu’ils parlaient était un vulgaire patois (…) que pour réussir il fallait parler le français et oublier sa langue maternelle (…) Les vieux s’en souviennent (du senhal). Le fond de leur aliénation fut atteint à l’école, où on leur inculqua la honte de leur langue, de leur accent, les obligeant à rejeter consciemment leurs attaches, leur façon d’être, à renier leur univers culturel et leur personalité de peuple.

(…) Nous sommes treize millions d’Occitans spoliés de leur culture par l’école de Jules Ferry, école qui a tenu les jeunes dans l’ignorance totale de la culture de leurs parents, brisant le lien des générations. L’idéologie de l’école bourgeoise était de tuer les minorités, de les écraser dès l’école pour mieux les broyer dans la machine sociale. L’enseignement primaire était un désert culturel : niaiserie des leçons de morale (!), morceaux choisis - trop bien choisis - de littérature, histoire de France mensongère et tronquée comme il n’est pas permis (…)

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LA COLONISATION DU COMTE DE NICE PAR LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME .

La Tare Originelle de la République Française

Bob LENISSART

Nous avons subi des persécutions dans notre Comté de Nice à l’occasion des guerres que la France n’a cessé de nous livrer tout au long de notre histoire


(Lalin Fulconis, figure emblèmatique des Barbets)

(et que l’on n’enseigne pas dans l’histoire de france, celle qui est raconté aux petits écoliers Nissart  suivant une scolarité obligatoire dans les écoles de la « république française »). L’épopée des « Barbets », nos résistants Nissart n’a pu être mise sous l’éteignoir par l’impérialisme culturel français et leurs faits d’armes sont parvenus jusqu’à notre époque: ils ont souvent payé de leur vie,ainsi que leur proches, la défense de leur terre .

(Résistants Niçois pendus par les troupes révolutionnaires françaises)

Mais, le comportement actuel de la « république française » à l’égard des peuples qui sont sous son administration (Basques, Bretons, Catalans, Corses, Savoisiens et autres Nissart), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui mais étaient bien présent dès l’avènement de cette « république » dont l’idéologie originelle est fondamentalement totalitaire.

(La république française)

Nous avons reçu, de la part de nos amis et frères Bretons, un texte (tiré du blog de Louis Mélennec), fort intéressant, à ce sujet, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants du pays occu